URSS vingt ans après. Retour de l’Ukraine en guerre
Qu’est-il advenu de l’Union soviétique, vingt ans après ? Loin de tout discours officiel, de la gloriole des « élites », c’est la parole des petites gens que nous avons recueillie dans toute une série de reportages en Crimée, au moment de son rattachement à la Russie en mai et juin 2014. Puis l’aventure s’est poursuivie à Odessa en octobre et novembre, peu de temps après le massacre dans la Maison des syndicats, puis en Moldavie, en Transnistrie et en Gagaouzie. Nous voulions connaître l’opinion de ceux dont les seules victoires, provisoi- rement acquises, se nomment « pain » et « abri pour dormir », étant entendu que tout est remis en cause le matin de chaque jour qui naît, quand la guerre est là, la pire des guerres la guerre civile… Ils ont dit ce que représentait l’Union soviétique pour eux, comment ils avaient vécu le Maïdan, la rébellion dans le Donbass et la catastrophe actuelle. En partageant avec eux le pain et le sel, nous avons commencé à entrevoir une autre réalité que celle rapportée par nos médias… Danielle Bleitrach Marianne Dunlop

ISBN : 978-2-915854-78-7

241 pages 19€

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Visions de la liberté
Durant les quinze dernières années de la guerre froide, Américains, Cubains, Soviétiques et Africains se disputent l’avenir de l’Angola, où sont stationnés des dizaines de milliers de soldats cubains, et de la Namibie, dernière colonie africaine. Les Sud-Africains, les Américains, et les Cubains avaient des visions différentes de la liberté pour l’Afrique australe. Les Sud-Africains affirmaient qu’ils se battaient pour endiguer l’assaut communiste. Ils le croyaient probablement. Mais ils partaient également se battre pour une autre raison, plus prosaïque, qui l’emportait sur tout le reste : défendre l’apartheid et l’injustice raciale. Le rôle de Cuba en Angola est sans précédent. Aucun autre pays du tiers monde n’a jamais projeté sa puissance militaire au-delà de son voisinage immédiat. Les troupes cubaines sont restées pour défendre l’Angola face à l’Afrique du Sud, pour aider l’ANC et la SWAPO et parce que les dirigeants cubains étaient convaincus que leur départ serait l’occasion pour l’Afrique du Sud d’imposer Savimbi à l’Angola et un régime fantoche en Namibie. L’idéalisme était un élément clé de la politique étrangère cubaine. Comme pour son premier ouvrage, Missions en conflit. La Havane, Washington et l’Afrique, portant sur la période 1959-1976, Piero Gleijeses utilise des sources d’archives, notamment des États-Unis, de l’Afrique du Sud et des archives cubaines jusqu’alors fermées aux chercheurs, pour proposer une histoire internationale sans précédent de cet important théâtre de la fin de la guerre froide. Ces sources aboutissent toutes à une conclusion : en humiliant les États-Unis Fidel Castro a changé le cours de l’histoire en Afrique australe. C’est la victoire de Cuba en Angola en 1988 qui a contraint Pretoria à libérer la Namibie et a contribué à briser les reins de l’Afrique du Sud de l’apartheid. « J’étais en prison quand j’entendis parler pour la première fois de l’aide massive que les troupes cubaines internationalistes étaient en train d’apporter au peuple d’Angola. Nous, en Afrique, sommes habitués à être les victimes de pays qui veulent accaparer notre territoire ou soumettre notre souveraineté. Dans toute l’histoire de l’Afrique, c’est la seule fois où un peuple étranger s’est levé pour défendre l’un de nos pays. Cuba occupe une place spéciale dans le cœur des peuples africains. La contribution des internationalistes cubains à l’indépendance, la liber- té et la justice pour l’Afrique est sans équivalent. (...) Pour le soutien désintéressé de Cuba à la lutte pour libérer le peuple d’Afrique du Sud et tous les pays de notre région du système inhumain et destructeur de l’apartheid (...), nous remercions le peuple cubain du fond de notre cœur. »

Nelson Mandela

Piero Gleijeses
(né en 1944 à Venise) est professeur de politique étrangère états-unienne à la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) de l’Université Johns-Hopkins. Il est célèbre pour ses recherches concernant la politique étrangère cubaine à l’époque castriste et a également publié différents ouvrages sur les interventions états-uniennes en Amérique latine. Il est le seul chercheur étranger à avoir eu l’autorisation d’accéder aux archives gouverne- mentales du gouvernement cubain. Gleijeses est titulaire d’un PhD en relations internationales du Graduate Institute of International Studies à Genève, et connaît l’afrikaans, l’allemand, l’espagnol, le français, l’italien, le portugais et le russe. Du même auteur aux éditions Delga : Missions en conflit ; La Havane, Washington et l’Afrique australe, 1959-1976.

706 pages

ISBN 978-2-37607-215-7

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