Les éditions Delga

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26 Responses

  1. Jean Grimal

    Bonjour,

    J’ai tenté un commentaire à propos de « L’Etre et le code » de Clouscard. Je comprends bien qu’il n’est pas idéologiquement compatible. Je me plaignais du fait que l’introduction est totalement incompréhensible pour qui n’a pas les codes du jargon de la philosophie officielle des universités, et pour le coup, dès les années 60/70. J’aimerais bien tout de même avoir une réponse. Je n’ai pas été agressif, je pense.
    Au passage, si quelqu’un pouvait me traduire en français ce passage : « Le sujet transcendental est ainsi la pure transparence du savoir et de son objet, l’identité radicale de l’objet de la connaissance et du sujet de la connaissance. Cette démarche tautologique (car A est A car il connaît A) identifie l’existant du savoir et le savoir de cet existant. Ace niveau la tautologie n’est pas qu’opération formelle qui ne retrouve que le même. Elle fonde une réalité du savoir qui n’a plus à chercher son prédicat d’existence. L’apodictique est atteint. »
    Si l’on veut combattre la petite bourgeoisie libérale libertaire, autant ne pas pratiquer le langage de l’élite bourgeoise de l’université.

    • Editions Delga

      Bonjour,

      Excusez notre réponse tardive.
      De « L’Etre et le code », Sartre écrivait « qu’il est, en vérité, au commencement de travaux qui devront être faits en commun par des groupes de chercheurs », ce n’est donc pas un ouvrage d’un accès facile. Plus difficile d’accès effectivement que « Le Capitalisme de la séduction », « Le Frivole et le sérieux », etc. qui s’ancrent dans notre « vécu occidental » de ces dernières décennies et en offre une grille de lecture salutaire, et du même ordre de difficulté que son dernier ouvrage « Les Chemins de la praxis ».
      En suivant en cela en quelque sorte les préconisations de Sartre pour « L’Etre et le code » (recherches en groupes, etc.) nous avons créé depuis 3 ans et demi des « Ateliers de la praxis » (4h tous les 15 jours à Paris + videos disponibles sur internet) pour tenter par une lecture cursive en groupe de démêler « Les Chemins de la praxis » et, sinon d’en avoir une vision unifiée au final, du moins d’avoir avancé dans sa compréhension. Il est probable qu’il faudrait de même créer des « Ateliers » pour « L’Etre et le Code », sachant quand même que ce dernier est 3 fois plus volumineux que « Les Chemins de la praxis »…
      [Remarque : je ne suis pas moi-même de formation philosophique (informaticien) et bon nombre de « clouscardiens » sont dans mon cas.]
      Vous sollicitez une explicitation du passage : « Le sujet transcendantal est ainsi la pure transparence du savoir et de son objet, l’identité radicale de l’objet de la connaissance et du sujet de la connaissance. Cette démarche tautologique (car A est A car il connaît A) identifie l’existant du savoir et le savoir de cet existant. A ce niveau la tautologie n’est pas qu’opération formelle qui ne retrouve que le même. Elle fonde une réalité du savoir qui n’a plus à chercher son prédicat d’existence. L’apodictique est atteint. »
      Etant donné ce que je vous ai dit plus haut, je pense que pour vraiment démêler ce passage et en avoir une vision à peu près unifiée, il faudrait reprendre l’ensemble du texte (avant et après ce passage) par une lecture cursive (si possible en groupe et contradictoire). Néanmoins, en risquant une petite interprétation, je dirai que Clouscard entend rendre compte ici de ce qu’il nommera la « déroute du cogito », c’est à dire d’une sorte de « dégradation » du cogito (entre Descartes/Kant et Husserl). Mais déjà il faut bien comprendre que pour Clouscard, le cogito cartésien procède déjà d’une négation de la praxis (du travail si on veut) en cela que par ce que Clouscard nomme « l’identité formelle » = identité du sujet et du sujet comme objet de la connaissance (je pense donc je suis) qu’il introduit, il n’est que pure tautologie, code de classe (bourgeoise) que Clouscard établit comme un code transcendantal, qui évacuera la praxis (le travailleur). Il faudra attendre Hegel puis Marx pour avoir les éléments théoriques pour pouvoir dépasser cette situation tautologique et mystificatrice (ce qui ne veut aucunement dire qu’elle sera dépassée de ce fait dans la société puisque nous sommes encore maintenant complètement régis par ce code de classe, cette épistémologie bourgeoise), à travers l’identité du sujet et de l’objet « médiée » par la praxis. Pour Clouscard, l’épistémologie révolutionnaire c’est la philosophie de la praxis, la saisie ontologique correcte de l’identité du sujet et de l’objet qui surgissent de la praxis.
      Pour tenter d’éclairer autrement (de manière croisée) ces lignes, je citerai Tran Duc Thao, dans la préface à « Phénoménologie et matérialisme dialectique », qui vingt ans avant Clouscard écrivait lui aussi en critique aigu de Husserl : « Le grand problème de notre temps, où s’exprime le sentiment devenu unanime que le sujet idéal de la pensée traditionnelle, religieuse ou philosophique, s’identifie rigoureusement avec l’homme réel en ce monde, a trouvé depuis longtemps sa vraie solution dans la dialectique marxiste qui définit le seul processus valable d’une constitution des significations vécues sur le fondement des réalités matérielles. La notion de production rend pleinement compte de l’énigme de la conscience, en tant que l’objet travaillé prend un sens pour l’homme, comme produit humain. La compréhension du sens n’est précisément que la transposition symbolique des opérations matérielles de production en un système d’opérations intentionnelles où le sujet s’approprie idéalement l’objet en le reproduisant dans sa conscience. »
      Mais ceci, des intellectuels extrêmement brillants qui, comme Husserl ou Sartre, « en tant que membre d’une classe exploiteuse, [n’ont] pas l’expérience du travail réel des classes exploitées qui donne aux choses leur sens humain », n’y ont pas accès (forclusion de la praxis). Alors que le plus humble des terrassiers pourrait beaucoup plus facilement à mon avis valider, « reconnaître dans le travail [pour lequel il est exploité] la source véritable des significations ».
      J’espère que ces quelques lignes un peu brutes de décoffrage ont plutôt éclairé qu’embrouillé…
      Cordialement.

      Edmond Janssen
      Editions Delga

  2. Jean-Pierre Martin

    Bonjour,

    Félicitations pour la réédition de la pièce de Mérimée préfacée par Aragon dont je n’avais jamais entendu parler, bien que marxiste et grand amateur de théâtre ayant dépassé la soixantaine.

    Peut-être y aurait-il d’ailleurs matière à une collection sur le théâtre. Pourraient être ainsi réédités, avec évidemment de substantielles préfaces, « Le colonel Foster plaidera coupable » de Roger Vailland, « Boulevard Durand » d’Armand Salacrou, sur l’affaire Jules Durand dont on reparle beaucoup depuis 2 ou 3 ans, ou même « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, qui est certes disponible mais sans aucun appareil historique et critique.

    Bien cordialement à vous.

    • Editions Delga

      Excellentes suggestions. Je ne connais pas tout mais je promets de m’y intéresser.
      Merci beaucoup.
      AM

  3. Sagitt

    Bonjour,
    Ne serait-il pas avisé, dans le cadre d’une éventuelle réimpression ou une réédition, de réduire «La Destruction de la raison» de Georgy Lukacs à deux forts volumes, uniformisés quant à la présentation matérielle? Cela dit, parce que la nouvelle facture de vos ouvrages (couleurs, photos, images, superbes dos, etc.) est tellement réussie. Je profite aussi de ce commentaire pour y ajouter la suggestion d’indiquer, dans le descriptif de chacun des ouvrages de votre catalogue, l’année de publication ainsi que le nombre de pages. Cordialement.

  4. Sagitt

    Bonjour,
    Ma question: Les 5 volumes de «Lumières communes» de Georges Gastaud sont-ils toujours disponibles? Cette question origine du fait que je ne retrouve pas les 4 premiers sur votre site. Permettez que je vous félicite pour votre remarquable travail éditorial. Longue vie aux éditions Delga.
    Cordialement.

    • Editions Delga

      Tous nos livres sont disponibles, sauf ces quatre tomes qui sont en réimpression (prévue début 2019).
      Merci pour votre soutien.

  5. Jacques

    Bonjour,

    Quelle lecture recommanderiez-vous pour aborder l’histoire de la Russie, sans connaissances préalables et avec l’envie d’avoir quelque chose d’un peu réenchantant ?

    Et en bonus éventuel, quels auteurs ou ouvrages faut-il éviter, tel l’indépassable Livre noir du communisme ?

    Merci d’avance !

    • Editions Delga

      Je me contenterai, si vous me permettez, de ne répondre qu’à votre première question.
      Pour commencer, lire « Le socialisme trahi ». C’est complet et sur une longue période.

  6. Jean-Pierre Martin

    Pour le cinquantième anniversaire de mai 68, il me paraîtrait intéressant de rééditer « Mai des prolétaires » de Laurent Salini publié aux Editions sociales dès novembre 1968. Louis Althusser appréciait beaucoup cet ouvrage qu’il cite d’ailleurs dans son article de La Pensée de juin 1969 en réponse à l’article de Michel Verret « Mai étudiant ou les substitutions » (Peut-être pourrait-on trouver à l’IMEC des traces écrites des appréciations positives d’Althusser, ce qui serait intéressant éditorialement parlant). Pourraient être publiés également en annexes, par exemple, l’article de Michel Simon (cité par Salini) « Mai-juin 68, deux mois de luttes de classes en France » (La Nouvelle Critique, septembre 1968) qu’Aymeric Monville avait fait republier dans La Pensée en 2008, et l’article de Léo Figuères « Le gauchisme, hier et aujourd’hui » (Cahiers du communisme, juin-juillet 1968) qui avait été édité en brochure à plusieurs milliers d’exemplaires à l’époque.

  7. Laurent Dalot

    Bonjour,

    Le réseau des bibliothèques parisiennes n’a que 5 Clouscard dont 2 « Cap. séduction ». Il faudrait peut être leur faire un petit don, non ?

    Quand zappez vous l’Harmattan avec son « l’être et le code » à 49 euros, ce qui ne nous rapproche pas vraiment des classes pop, pour en faire un tirage qui ne dépasserait pas les 25 euros ?

    Félicitations pour votre action.

    • Editions Delga

      Bonjour,
      nous n’avons aucune visibilité, comme tout éditeur, sur les commandes des bibliothèques.
      L’E et le C sort dans un à deux mois, merci

    • Editions Delga

      Patience, nous les annonçons dans une semaine ou deux, merci

  8. ZAMBELLO

    Bonjour, éditez-vous ou à défaut me conseillez vous un livre sur la Commune de Paris ?
    Cdt.

    • Editions Delga

      Commencez par le livre de Lissagaray, publié chez un de nos confrères.
      Sinon La guerre civile en France, de Marx, aux Editions sociales

  9. castaldi

    bonjour

    est ce que vous pouvez lancer la réédition des ouvrages (qui sont quasi introuvables à part d ‘occasion à des prix exorbitants ) d ‘un très grand marxiste complétement tombé dans l’ oubli aujourd’hui qui est grigori Plekhanov ?

    merci

    • Editions Delga

      Pourquoi pas? Mais pas dans l’immédiat.
      Bien cordialement

  10. DELON

    Bonjour, toujours pas d’ontologie ni de destruction de la raison malgré la date mentionné… Y a t’il un report majeur, un souci quelconque ?
    bien à vous

  11. DELON

    Bonjour, toujours pas de Lukacs malgré la date mentionné… Y a t’il un report majeur, un souci quelconque ?
    bien à vous

  12. Afnakkar

    A quand la publication du livre de D.Losurdo : Nietzsche, le rebelle aristocrate, parution que nous sommes trop nombreux à attendre avec impatience. Merci de me renseigner.
    Cordialement

    • Editions Delga

      La traduction se termine.
      Le livre paraîtra avant la fin de l’année.
      C’est en effet un événement.
      Cordialement

  13. DELON

    Bonjour, pouvez-vous m’indiquer la date de parution des deux volumes de Lukacs, indiqués « à paraître » depuis…
    Merci d’avance.

    • Editions Delga

      Fin de l’année 2015 pour la Destruction de la raison
      date non précisée pour l’ontologie
      merci

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