Chávez. L’homme qui défia l’histoire
Cette biographie complète du commandant Hugo Chávez, écrite par un intellectuel vénézuélien reconnu, révèle les traits essentiels d’un personnage qui n’appartient pas seulement à la légende mais aussi à l’histoire de son temps. Le lecteur est entraîné dans ce parcours exceptionnel, de la province de Barinas jusqu’aux plus hautes charges de la plus grande révolution d’après la guerre froide. Le portrait intime et politique rejoint ici l’épopée de la libération d’un peuple et de tout un continent. Préface de Rémy Herrera, chercheur au CNRS, Centre d’Économie de la Sorbonne 514 pages Référence : 978-2-37607-100-6  
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Défense du marxisme
Ce texte, traduit pour la première fois en français, est l’une des contributions les plus importantes et singulières au débat marxiste qu’ait apporté le monde latino-américain. Le point de départ est offert à l’auteur par le livre du social-démocrate belge Henri De Man, Au-delà du marxisme, qui fut à cette époque au centre du débat également en Europe (voir par exemple les Cahiers de prison d’Antonio Gramsci). Mariátegui souligne avant tout que les attaques contre le marxisme ne sont pas une nouveauté, mais ont accompagné au contraire tout son développement, depuis l’époque de Marx. En même temps, il ne refuse pas la nécessité de développer le marxisme au-delà des propositions de son fondateur. Mariátegui considère en effet que l’aspect le plus délétère du marxisme dominant à son époque est constitué par l’hypothèque positiviste qui pèse sur lui. Cette conception produit, selon lui, une vision fataliste de l’histoire qui conduit, sur le terrain pratique et politique, à l’inertie. D’où l’exigence d’une forte revendication de la subjectivité et de sa force de rupture. Son analyse des phénomènes culturels montre une profonde affinité avec Gramsci. Toute la dernière partie de Défense du marxisme est consacrée à la culture de la réaction. Mariátegui analyse ces tendances de l’intérieur, à travers certaines figures représentatives, surtout dans le cadre français. Il s’agit de la même méthode de recherche qu’il avait employée, quelques années auparavant, face au phénomène fasciste. Référence : 978-2-915854-71-8
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Entre la plume et le fusil. De l’intellectuel révolutionnaire en Amérique latine
ENTRE L’ARRIVÉE à La Havane des guérilleros vainqueurs de la Sierra Maestra et le renversement de Salvador Allende suivie la cascade de régimes dictatoriaux en Amérique latine, il y a quatorze années prodigieuses. Une période où tout semblait sur le point de changer. Pour les intellectuels, la volonté de transformation initiée par la Révolution cubaine constitua une invitation à agir pour accélérer ce cours de l’histoire, qui, comme on le pensait à cette époque, allait se conclure par l’épuisement du système capitaliste. L’intelligentsia latino-américaine voulait être l’acteur des nouveaux cours historiques ; les écrivains, tout particulièrement, se sentaient appelés à participer à la « libération de leurs peuples ». Cela signifiait qu’ils devaient se rassembler dans des identifications et des pratiques collectives. Le mot « intellectuel » se déclinait alors au pluriel. prix public : 26 euros ISBN 978-2-37607-155-6
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Figures révolutionnaires de l’Amérique latine
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est aujourd’hui confrontée à diverses tentatives, appuyées par l’impérialisme étasunien, de retour de la réaction. Et ce sont ces peuples qui, comme ils l’ont fait depuis des décennies, sur tout le continent, résistent. Nombre de pages : 114 Référence : 978-2-37607-107-5
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La Modernité Assiégée
L’« esprit du temps » des dernières décennies a poussé la société occidentale à abandonner tout ce qui constituait ses traits distinctifs : le rationalisme, la croyance en la science et en la technique, l’idée de progrès et de modernité. À la conception objective des valeurs, on oppose désormais le relativisme ; à l’universalisme, les particularismes culturels. Les termes essentiels de l’humanisme classique – sujet, homme, humanité, personne, conscience, liberté – sont considérés comme obsolètes. L’histoire a également perdu la place privilégiée qu’elle occupait précédemment et s‘est trouvée remplacée – en tant que science pilote –, par une anthropologie fondée sur la linguistique, effaçant l’homme derrière la structure immuable. On a vu ainsi refleurir de mystérieuses théories sur le caractère ineffable de l’« esprit des peuples », de même qu’une apologie des cultures opposées à la civilisation, justifiant ainsi l’autarcie culturelle jusqu’à l’ethnocentrisme et la xénophobie Contre ces résurgences du vieil irrationalisme romantique – historiquement le meilleur allié des réactionnaires –, l’auteur de L’Oubli de la raison et de La Trahison de l’avant-garde, poursuit sa défense et illustration d’une pensée résolument moderne, fidèle au message universaliste de l’humanisme et des Lumières. Et ce, sans concession aucune pour ceux qui, au prétexte de défendre les particularismes des peuples, décrètent l’incommunicabilité entre les hommes. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo Juan José Sebreli, philosophe et historien argentin né en 1930. Durant la dictature militaire (1976-1983), il organise clandestinement “l’université des ombres”. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il s’attache tout particulièrement à la critique de l’irrationalisme et de l’arbitraire. Les éditions Delga ont déjà publié en français L’Oubli de la raison ; La Trahison de l’avant-garde ainsi que Le Vacillement des choses.
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La trahison de l’avant-garde
Le désenchantement du monde provoqué par l’explication rationnelle de l’univers apporta comme conséquence la réaction de ceux qui, éprouvant de la nostalgie pour un imaginaire paradis perdu, s’arrogèrent la mission d’un nouvel enchantement. Face au grandiose projet des Lumières de remplacer la religion par la philosophie et par la science, les romantiques, puis leurs épigones, se proposèrent un idéal non moins transcendant : remplacer la philosophie et la science non par la religion stricto sensu, mais par la religion de l’art ou la poésie. Ces mouvements irrationnalistes, aussi hétérogènes et confus qu’ils soient, avaient pourtant un trait essentiel en commun : leur hostilité à la société industrielle et la nostalgie d’un imaginaire paradis perdu du monde prémoderne. Ils ont constitué une tradition dont allait se nourrir le prétendu art « moderne », lequel, d’une façon contradictoire et paradoxale, représente également une attaque en règle contre la modernité. Référence : 978-2-915854-89-3
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Le Vacillement des choses
Après L’Oubli de la raison et La Trahison de l’avant-garde déjà publiés par nos soins, Juan José Sebreli poursuit sa défense et illustration d’un marxisme qui, à rebours d’un certain avant-gardisme romantique, viendrait se revivifier à sa source première : les Lumières, le rationalisme, la pensée de Hegel. Cet exercice de décantage salutaire n’est ni indolore ni anodin. Mais qu’on soit avant tout critique envers les expériences révolutionnaires comme l’auteur de ce livre — à l’instar des penseurs de l’école de Francfort —, ou au contraire animé envers elles par une certaine bienveillance heuristique comme bon nombre des ouvrages figurant à notre catalogue, l’essentiel est qu’un débat puisse avoir lieu sur ce que pourra être une société future débarrassée de l’aliénation et de l’exploitation. Qu’on décide donc d’assumer l’épopée révolutionnaire moderne comme un « processus d’apprentissage nécessaire » (comme le dit Domenico Losurdo, autre hégéliano-marxiste) ou qu’on cherche, comme Juan José Sebreli, d’autres alternatives possibles, force est de constater que ce sont ces auteurs enterrés toujours trop vite, Marx et Hegel, qui détiennent encore, pour une bonne part, les clefs de l’avenir et du « vacillement des choses » (Hegel). C’est pourquoi l’auteur s’attache ici à en montrer toutes les potentialités critiques : émergence du travailleur collectif, validité de la logique dialectique en regard des découvertes contemporaines, progrès de la recherche hégélienne, diversité des interprétations possibles de Marx (révolutionnaire ou évolutionnaire), montée d’une nouvelle « classe » technocratique au sein desdites démocraties occidentales (dont le « macronisme » nous montre aujourd’hui la part inquiétante). Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo Référence : 978-2-37607-132-7
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Les Illusions de la modernité
Le secret de la modernité construite par la civilisation occidentale à travers l’histoire européenne — qui a été la clé de son succès mais aussi celle de son échec — se trouve dans ce que nous appelons depuis au moins un siècle le « capitalisme ». Comment cette structure profonde de la modernité capitaliste est-elle liée aux événements historiques réellement vécus, aux mythes qui donnent un sens et un drame aux comportements de la vie quotidienne ? C’est la question qui sous-tend les textes rassemblés dans ce volume. Les approches faites dans les premiers essais traitant de l’histoire de la politique, en particulier celle de l’actualité renouvelée du socialisme, et de l’histoire de la théorie – notamment certains aspects des travaux de Braudel, Heidegger et Lukács — préparent la tentative de systématisation du dernier essai, « Modernité et Capitalisme. Quinze thèses », dans lequel l’objectif est de réfuter ceux qui conçoivent la crise actuelle comme une crise de la modernité en tant que telle ou comme une crise de croissance de sa modalité capitaliste. Bien au contraire, il s’agit d’un processus dans lequel la modernité qui a prévalu pendant tant de siècles lutte pour conserver sa place, changeant de peau à travers de grands cataclysmes historiques, harcelée par une forme alternative de modernité — une forme post-capitaliste — qui pourrait venir un jour la remplacer. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo. Préface de Michael Löwy. Présentation de l’éditeur par Aymeric Monville Bolívar Echeverría Philosophe latino-américain d’origine équatorienne et de nationalité mexicaine né à Riobamba (Équateur) en 1941 et mort à Mexico en 2010. Avec Adolfo Sánchez Vázquez, dont nous publions également les principaux ouvrages, il est l’un des animateurs majeurs du marxisme dans le monde hispanique. Il fut professeur émérite de la faculté de Philosophie et de Lettres de la UNAM où il enseigna jusqu’à sa mort. Ses recherches ont porté sur la lecture de l’existentialisme de Sartre et Heidegger, la critique de l’économie politique de Marx et le développement de la théorie critique de l’école de Francfort, ainsi que sur les phénomènes culturels et historiques de l’Amérique latine. À partir de ces recherches, il a formulé sa critique de la modernité capitaliste et sa théorie de l’ethos baroque comme forme de résistance culturelle en Amérique latine, pour une possible et souhaitable « modernité alternative », c’est-à-dire une « modernité non capitaliste ».
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L’oubli de la raison
Au sortir des Lumières et de l’écroulement de l’ordre ancien, la bourgeoisie accédant au pouvoir, décide de confisquer le savoir à son profit et n’aura de cesse de se retourner contre la rationalité, la modernité scientifique, la vision laïque du monde et leurs conséquences révolutionnaires. Juan José Sebreli montre ici, à l’échelle des deux derniers siècles, de Schelling à Derrida, de Schopenhauer à Deleuze, de Nietzsche à Foucault, d’Heidegger à Lacan, de Dostoïevski à Bataille, de Jung à Barthes, de Lévi-Strauss à Althusser, la cohérence accablante d’un dispositif idéologique dont l’apparente diversité ne doit pas masquer le profond dénominateur commun : à travers la négation de l’histoire, du sujet, de la raison, de l’universel, du signifié, l’irrationalisme consiste à entraver le libre développement de la pensée discursive qui tend à la remise en cause des rapports de production capitalistes. Ce jeu de massacre s’accomplira à travers la prédominance hégémonique du signifiant sur le signifié, de l’invariant sur le changement, de la singularité sur l’universalité, du sociétal sur le social, de l’inconscient sur le conscient, de la structure sur le sujet, du synchronique sur le diachronique, du mythe sur l’histoire, du fragment sur le système, de l’ineffable sur l’explicite, des instincts dionysiaques sur la rationalité apollinienne, du particulier sur le collectif, etc. Ce dressage idéologique nous laisse aujourd’hui fort démunis face à une barbarie qui a décuplé dans un monde devenu désormais unipolaire : antisocial et impérialiste décomplexé. Cet ouvrage s’avère donc salutaire pour quiconque entend résister, en « déconstruisant » (réellement ce coup-ci) la mystification idéologique qui nous a conduits là, et en inversant la « transmutation des valeurs » opérée par l’irrationalisme contre-révolutionnaire. Référence : 978-2-915854-48-0
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Marx et l’amérique latine
Publié initialement en espagnol en 1980 et devenu depuis un classique, Marx et l’Amérique latine est une œuvre fondatrice de la pensée progressiste latino-américaine. Il ouvre un espace de réflexion complètement nouveau sur les formes spécifiques de la réception du socialisme en Amérique latine. À travers une lecture contextuelle virtuose, José Aricó étudie les raisons d’une méprise, d‘une mésentente entre Marx et cette réa- lité du monde, phénomène d’autant plus étrange qu’il s’agit du continent qui verra naître le Che Guevarra.Il est en effet incontestable que le peu d’attention que Marx et Engels ont porté à l’Amérique latine a d’abord pesé lourdement sur le destin théorique du continent au sein de la tradition socialiste. De même, le pamphlet hâtif de Marx contre Simón Bolívar ou l’éloge étonnant de l’invasion du Mexique par les États-Unis sous la plume d’Engels n’ont guère pu aider les disciples à appréhender la réalité nationale de l’Amérique latine.Mais peut-on se satisfaire d’une telle reconnaissance des faits, sans se demander ce qu’ils signifient, non pas quant à la réalité latino-américaine mais quant au corpus théorique marxiste ? Plus qu’à un simple exercice de philologie érudite, c‘est à une confrontation avec la validité des positions de Marx dans son examen des sociétés non typiquement bourgeoises que l’auteur nous convie.

Préface de Martín Cortés. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo.

  José M. Aricó,né en 1931 en Argentine et décédé en 1991 dans ce même pays après un long exil au Mexique, José Aricó fut le principal introducteur et traducteur de Marx et de Gramsci en Amérique latine et l’auteur d’essais aussi stimulants qu’iconoclastes comme La Queue du diable ; l’itinéraire de Gramsci en Amérique ou le présent livre, dont c’est ici, après la parution des versions portugaise et anglaise, la première traduction en français.
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Missions en conflit
Cet ouvrage présente un récit haletant de la politique cubaine en Afrique de 1959 à 1976 et de son conflit croissant avec les États-Unis. L’auteur conduit le lecteur des premiers pas de Cuba pour aider les rebelles algériens combattant la France en 1961, à la guerre secrète entre La Havane et Washington au Zaïre en 1964-65 — où 100 Cubains menés par le Che Guevara ont affronté 1 000 mercenaires contrôlés par la CIA — et, finalement, à l’envoi héroïque de 30 000 Cubains en Angola en 1975-76, qui a stoppé l’avance sud-africaine sur Luanda et condamné la grande opération masquée d’Henry Kissinger. Seul chercheur étranger à avoir eu accès aux archives cubaines, l’auteur a étayé ses travaux sur des resources complètement inédites et des entretiens de première main dans presque tous les pays concernés. Ce travail complet et équilibré apporte un éclairage nouveau sur la politique étrangère américaine et les opérations secrètes de la CIA. Il révolutionne notre vision du rôle international de Cuba, remet en question les convictions américaines quant à l’influence de l’Union soviétique dans la direction de la politique cubaine en Afrique et offre pour la première fois un regard de l’intérieur de la politique étrangère cubaine pendant la guerre froide. « Fascinant . . . et souvent même divertissant. . . . Gleijeses raconte l’histoire cubaine avec un flair considérable, profitant d’un matériau extrêment riche. » Washington Post Book World « Les recherches de Gleijeses. . . contredisent franchement le témoignage du Congrès de l’époque et les Mémoires d’Henry Kissinger. . . Après avoir examiné les travaux du Dr Gleijeses, plusieurs anciens diplomates américains chevronnés ayant participé à l’élaboration de la politique à l’égard de l’Angola ont largement approuvé ses conclusions. » New York Times « Avec la publication de Missions en conflit, Piero Gleijeses établit sa réputation d’historien le plus impressionnant de la Guerre froide au Tiers-Monde. S’appuyant sur des sources cubaines, africaines et américaines auparavant indisponibles, il raconte une histoire pleine d’informations fraîches et surprenantes. Et, pour combler le tout, il le fait avec une sensibilité remarquable aux perspectives des protagonistes. Ce livre est déjà un classique. » John Lewis Gaddis, auteur de We Now Know: Rethinking Cold War History ISBN 978-2-37607-148-8
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Ni calque ni copie
José Carlos Mariátegui est non seulement le plus important et le plus inventif des marxistes latino-américains, mais aussi un penseur dont l’oeuvre, par sa force et son originalité, a une portée universelle. Son marxisme hérétique présente des affinités profondes avec quelques-uns des grands auteurs du marxisme occidental — Gramsci, Lukács ou Walter Benjamin. Le socialisme selon Mariátegui s’inscrit au coeur d’une tentative de réenchantement du monde par l’action révolutionnaire. La proposition la plus hardie et hérétique de Mariátegui, celle qui soulèvera les plus grandes controverses, est celle qui résulte du passage de ses analyses historiques sur le « communisme inca » et de ses observations anthropologiques sur la survivance des pratiques collectivistes à une stratégie politique qui fait des communautés indigènes le point de départ d’une voie socialiste propre aux pays indo-américains. Que ce soit dans le domaine de la philosophie ou de la stratégie politique, de la culture ou de la question agraire, de l’histoire ou de l’éthique, l’oeuvre de Mariátegui est entièrement traversée par un puissant souffle romantique-révolutionnaire, qui donne à sa conception marxiste du monde sa qualité unique et sa force spirituelle visionnaire.

(Extraits de la préface de Michael Löwy). Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo.

  José Carlos Mariátegui (1894-1930) fut un penseur marxiste péruvien. Théoricien prolifique jusqu’à son décès précoce, il est considéré comme l’un des penseurs latino-américains les plus influents du XXe siècle. Ses Sept essais d’interprétation de la réalité péruvienne ont fait l’objet d’une publication française aux éditions Maspero en 1968. Les éditions Delga ont déjà publié, quant à elles, sa Défense du marxisme en 2014. Cette anthologie, la première du genre en français, embrasse l’ensemble de son oeuvre.
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