Les origines du carcan européen
L’union européenne a été présentée aux Français sous le jour engageant du « Plan Marshall », ennemi de la misère et de la servitude des peuples européens. Son objectif aurait cadré avec le projet pacifique des « pères de l’Europe», Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer, etc., appliqués à proscrire définitive- ment les guerres qui avaient endeuillé et affaibli le Vieux Continent de 1914 à 1918 puis de 1939 à 1945. La paix serait garantie par la protection américaine, gage d’une liberté refusée aux peuples « de l’Est » soviétisés. Cette union fondée sur la « libre concurrence » entre égaux, en lieu et place des puissants cartels, se débarrasserait du Comité des Forges des sidérurgistes et marchands de canons enrichis par les guerres mondiales : mettant fin aux crises et aux guerres, elle vaudrait à tous la prospérité et « le pain blanc », bref, l’Eldorado. Seule la ré- cente crise, née d’une « épidémie » financière, aurait fait « dériver » ce noble projet, au risque de compromettre ses objectifs initiaux. « Dérive » récente d’une « Europe sociale » ou « alibi euro- péen » indispensable, à l’ère impérialiste, à la maximisation du profit monopoliste et à la guerre aux salaires ? Le présent ouvrage décrit, sources à l’appui, la stratégie, depuis le début du xxe siècle, d’effacement du grand capital français devant ses deux grands alliés-rivaux hégémoniques, l’Allemagne et les États- Unis, si précieux boucliers sociopolitiques. Référence : 978-2-915854-63-3
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Livre noir de l’anticommunisme
À l’appel du Comité internationaliste pour la solidarité de classe, des militants et chercheurs du monde entier ont apporté leur pierre à la dénonciation des crimes de l’anticommunisme et de la contre-révolution dans leur pays, en mettant également l’accent sur les persécutions en cours. Bien que ce Livre noir ne se veuille qu’une contribution partielle — pour un tel sujet, il faudrait plusieurs bibliothèques —, il dévoile clairement ce que l’anticommunisme et l’antisoviétisme ont déjà coûté à l’humanité, au progrès social, à la paix, à l’intelligence et à la démocratie ; il montre que les conséquences les plus graves de l’anticommunisme sont à venir et qu’elles menacent la survie même de l’humanité, menacée de mort et/ou de déchéance par un système capitaliste de plus en plus enclin à sacrifier les conditions d’existence fondamentales des êtres humains à la chasse au profit maximal. Les auteurs : Henri Alleg, Salam Alsharif, Samir Amin, Frank Bochow, Francesco Delledonne, Marianne Dunlop, Vincent Flament, Georges Gastaud, Radim Gonda, Rémy Herrera, Joe Kaye, Jacques Kmieciak, Annie Lacroix-Riz, René Lefort, Monica Moorehead, Carmen Morente Muñoz, Gloria Rubac, Jean-Luc Sallé, Ibarruri Sudharsono, Fernando Vera Jiménez, Miloslav Vražel, Zbigniew Wiktor. ISBN 978-2-37607-123-5
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L’Ecologie réelle
Des premières aires naturelles protégées (zapovedniki) en 1918 jusqu’au plus grand plan d’agroforesterie au monde en 1948, avant que Nikita Khrouchtchev ne s’aligne sur le modèle intensif américain dans les années soixante, c’est toute une écologie soviétique qui fut jadis raillée par les premiers zélateurs occidentaux de l’agriculture « chimique ». Cette « préhistoire dogmatique », pourtant riche d’enseignements pour l’époque actuelle, est aujourd’hui totalement passée sous silence, y compris dans le discours écologiste contemporain, « décroissant », volontiers malthusianiste, et concrètement incapable de participer au renversement du seul véritable responsable de la destruction barbare de notre environnement : le capital. De même, les efforts de l’écosocialisme, très en vogue aujourd’hui, pour tenter une nouvelle « rénovation » du marxisme, s’accompagnent d’une étrange omertà sur l’indiscutable avant-garde cubaine en matière d’agro-écologie. Sans doute par aversion pour une question indissociable de la protection de l’environnement, à Cuba comme ailleurs : celle de la souveraineté nationale. On l’aura compris, Guillaume Suing, agrégé de biologie et spécialiste de l’histoire de la biologie, nous montre que sur la question de l’écologie et du marxisme, tout est à revoir. Référence : 978-2-37607-134-1
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L’histoire contemporaine toujours sous l’influence
Une histoire de connivence, qui fait l’impasse sur les épisodes les moins glorieux de la vie des entreprises ou de leurs dirigeants, a remplacé l’histoire indépendante et critique, qu’elle a simultanément mise à l’index. Dans un contexte où le statut de la fonction publique est entamé et où la précarité gagne, les pressions financières, idéologiques et politiques des milieux dirigeants portent gravement atteinte à la recherche historique et à l’enseignement de la discipline. En 2004, dans un pamphlet intitulé L’histoire contemporaine sous influence, Annie Lacroix-Riz s’inquiétait de la dérive que connaissait la recherche historique depuis les années 1980. Depuis, de « réformes » de l’université et du CNRS en « réformes » de l’évaluation des travaux, la situation s’est aggravée. Une histoire de connivence, qui fait l’impasse sur les épisodes les moins glorieux de la vie des entreprises ou de leurs dirigeants, a remplacé l’histoire indépendante et critique, qu’elle a simultanément mise à l’index. Dans un contexte où le statut de la fonction publique est entamé et où la précarité gagne, les pressions financières, idéologiques et politiques des milieux dirigeants portent gravement atteinte à la recherche historique et à l’enseignement de la discipline. Référence : 978-2-915854-40-4
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Marx et Octobre 17 pour préparer l’avenir
2017 et 2018 resteront les années où le mouvement révolutionnaire a célébré cinq anniversaires majeurs : le 100e anniversaire de la révolution d’Octobre, le 150e de la première édition du Capital, le 170e du Manifeste communiste et du soulèvement parisien de Juin 1848, et le 200e anniversaire de Karl Marx. Mais si, comme révolutionnaires, nous parlons célébration, il ne s’agit pas pour autant d’un rite de fidélité au passé, ni d’un « devoir de mémoire », ni même d’une démarche académique (cette dernière étant indispensable). Il s’agit d’abord de profiter de l’occasion pour se replonger dans l’étude des classiques tant pour en vérifier la pertinence que pour en approfondir et actualiser l’analyse. Par là il s’agit finalement d’affûter l’arme théorique pour s’en servir dans la bataille pour renverser la dictature de la bourgeoisie monopoliste et la remplacer par la dernière dictature de classe de l’histoire, celle du prolétariat, dont la tâche est de substituer au mode de production capitaliste, le mode de production communiste à sa phase initiale, le socialisme. C’est ce à quoi veulent contribuer ici les textes sur le Manifeste et sur le rapport de Marx avec les révolutions de 1 848 et de la Commune de Paris. Le premier est la réécriture d’un texte de Maurice Cukierman de 1998 publié par Réflexions marxistes, le second a été présenté Jean-Luc Sallé à la conférence Karl Marx tenue à l’Institut de Philosophie de Moscou en 2008. Il s’agit ensuite de se pencher sur cet évènement sans précédent qu’a été la révolution d’Octobre pour s’interroger sur ce qu’elle a à nous apprendre, pour notre propre combat révolutionnaire. Cela passe par un rappel (un survol) des faits, aujourd’hui occultés ou déformés, à un point effrayant, y compris dans l’enseignement (que l’on compare la manière dont ces évènements sont traités en 1980 par les livres d’histoire du secondaire, et ceux d’aujourd’hui). C’est une véritable entreprise de révisionnisme-négationiste ! Et il est nécessaire de souligner les leçons à tirer pour préparer et faire triompher les révolutions à venir. C’est ce à quoi se proposent le texte de Maurice Cukierman « Connaître Octobre pour préparer demain », publié pour l’essentiel dans Intervention communiste et celui de l’intervention du camarade Dimitris Koutsoumbas, secrétaire général du Parti communiste de Grèce à la 19e rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers de Léningrad en novembre 2017. Ces quatre textes par leur démarche ont l’ambition de justifier le titre de ce recueil. ISBN 978-2-37607-154-9
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Missions en conflit
Cet ouvrage présente un récit haletant de la politique cubaine en Afrique de 1959 à 1976 et de son conflit croissant avec les États-Unis. L’auteur conduit le lecteur des premiers pas de Cuba pour aider les rebelles algériens combattant la France en 1961, à la guerre secrète entre La Havane et Washington au Zaïre en 1964-65 — où 100 Cubains menés par le Che Guevara ont affronté 1 000 mercenaires contrôlés par la CIA — et, finalement, à l’envoi héroïque de 30 000 Cubains en Angola en 1975-76, qui a stoppé l’avance sud-africaine sur Luanda et condamné la grande opération masquée d’Henry Kissinger. Seul chercheur étranger à avoir eu accès aux archives cubaines, l’auteur a étayé ses travaux sur des resources complètement inédites et des entretiens de première main dans presque tous les pays concernés. Ce travail complet et équilibré apporte un éclairage nouveau sur la politique étrangère américaine et les opérations secrètes de la CIA. Il révolutionne notre vision du rôle international de Cuba, remet en question les convictions américaines quant à l’influence de l’Union soviétique dans la direction de la politique cubaine en Afrique et offre pour la première fois un regard de l’intérieur de la politique étrangère cubaine pendant la guerre froide. « Fascinant . . . et souvent même divertissant. . . . Gleijeses raconte l’histoire cubaine avec un flair considérable, profitant d’un matériau extrêment riche. » Washington Post Book World « Les recherches de Gleijeses. . . contredisent franchement le témoignage du Congrès de l’époque et les Mémoires d’Henry Kissinger. . . Après avoir examiné les travaux du Dr Gleijeses, plusieurs anciens diplomates américains chevronnés ayant participé à l’élaboration de la politique à l’égard de l’Angola ont largement approuvé ses conclusions. » New York Times « Avec la publication de Missions en conflit, Piero Gleijeses établit sa réputation d’historien le plus impressionnant de la Guerre froide au Tiers-Monde. S’appuyant sur des sources cubaines, africaines et américaines auparavant indisponibles, il raconte une histoire pleine d’informations fraîches et surprenantes. Et, pour combler le tout, il le fait avec une sensibilité remarquable aux perspectives des protagonistes. Ce livre est déjà un classique. » John Lewis Gaddis, auteur de We Now Know: Rethinking Cold War History ISBN 978-2-37607-148-8
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Où vont les italiens ?
La crise a engendré en Italie un phénomène inédit : depuis le gouvernement Monti, le pays est désormais aux mains des plus hautes instances financières et bancaires, sans l’aval des urnes. La casse des acquis sociaux s’accélère, en complicité avec un patronat voyou qui ne respecte même plus les conventions collectives. Ce diktat ne laisse pas d’inquiéter lorsqu’on sait le rôle pionnier que l’Italie a déjà joué par le passé, dans l’invention de systèmes répressifs et réactionnaires, à commencer par le fascisme. Mais l’Italie, c’est aussi un peuple que rien n’a pu ébranler, et qui, de Garibaldi à la Résistance, s’est toujours levé contre l’oppression. Un peuple qui possède comme arme une des Constitutions les plus progressistes de la planète, fruit de tant d’années de luttes. Qui l’emportera ? Les banquiers ou les Italiens ? De cette issue, c’est aussi évidemment le sort de la France qui se joue. Référence : 978-2-915854-41-1
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Paroles d’un combattant
Après tant de siècles de civilisation qui furent exactement des siècles de barbarie, nous rejetons enfin les honteuses croyances où la masse humaine s’est laissé abaisser par la tyrannie et la légende capitalistes, impérialistes et militaristes. Nous ne sommes plus éblouis par les fétiches déployés sur les hampes — et derrière lesquels se cachent les profiteurs de l’humanité et, avec eux, l’appétit de lucre, l’égoïsme voleur et assassin, la corruption et le brigandage, et aussi tous les cataclysmes, jusqu’au cataclysme suprême, qui approche ! Nous aspirons à l’union souveraine et fertile des peuples débarrassés de leurs parasites. Notre idéal est fort parce qu’il est juste, parce qu’il est complet et harmonieux. Il est sage, puisqu’en face du chaos déséquilibré de la société actuelle, qui conduit le monde vivant, de batailles en batailles, jusqu’à la victoire de la mort, il est révolutionnaire ! Référence : 978-2-915854-56-5
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Projet de constitution pour la Corse
A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau, pour la première fois le lecteur peut disposer d’une version bilingue du Projet de constitution pour la Corse. Ce texte a été rédigé à la demande de Pascal Paoli, qui avait noté dans Le Contrat social un passage à la gloire des luttes nationales de libération des insulaires. Bien qu’inachevé, l’ouvrage exprime un moment essentiel dans la vie et l’oeuvre du penseur.
Référence : 978-2-915854-37-1
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Qui a tué le Parti communiste italien ?
Guido Liguori retrace ici de manière magistrale la mort en 1991 de l’organisation de masse qu’était le PCI : le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Au regard de l’étiage auquel est aujourd’hui tombée la vie politique italienne, on mesure l’étendue de la perte que constitue la liquidation en 1991 de cette organisation de masse qu’était le PCI. Le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois sur l’autel du mouvementisme sociétal, du happening multipolaire et de l’abandon de la centralité de la lutte des classes. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Pourtant ce coup de force n’a pas été un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais le résultat d’une longue incubation d’un PC où grandissait le réformisme et pour lequel la chute de l’URSS ne sera en fait qu’une aubaine saisie au vol pour le passage à l’acte final. Référence : 978-2-915854-32-9
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Qui aidait Hitler ?
Par ce témoignage de première main, Ivan Maïski ambassadeur soviétique en Grande-Bretagne de 1932 à 1943, déconstruit la légende, forgée par l’Occident, de la connivence intrinsèque entre le Reich et l’Union soviétique. Les pourparlers en vue d’un pacte tripartite d’assistance mutuelle entre l’Angleterre, la France et l’URSS (mars-août 1939) n’ont pas été interrompus à cause du pacte de non-agression germano-soviétique d’août 39. Au contraire, l’URSS a conclu ce dernier parce que les Anglais et Français ont systématiquement saboté toute tentative de coopération loyale avec l’URSS pendant toute la durée des pourparlers tripartites. Anglais et Français sont en effet rentrés dans ces pourparlers à reculons, uniquement pour calmer leur opinion publique et faire traîner les négocia- tions, dans l’espoir de donner à Hitler le temps d’attaquer l’URSS. Dès 1937, les dirigeants anglais ont même adressé des supplications serviles au chancelier du Reich pour la signature d’un pacte quadripartite des « Quatre Grands » (Allemagne, Angleterre, France, Italie) qui laisserait aux nazis les coudées franches à l’est. L’URSS ne pouvant espérer de front anti-hitlérien, il fallut donc consentir à une paix séparée provisoire (et non à une alliance) avec l’Allemagne. Et c’est cette dernière qui en prit l’initiative. Il fallait pour l’URSS prévenir coûte que coûte la création d’un front capitaliste unique contre elle et re- tarder l’agression nazie pour mieux se préparer à la guerre future. L’URSS pesa le pour et le contre : bien qu’elle sût que cet accord serait utilisé pour attiser à l’Ouest les ressentiments antisoviétiques, elle décida que les avantages l’emportaient malgré tout. Si l’on peut vérifier, aujourd’hui comme hier, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », Ivan Maïski rappelle que le camp socialiste, de par ses principes mêmes, a toujours dirigé ses efforts pour lutter en faveur de la paix. Il était en effet exempt de classes susceptibles de gagner quoi que ce fût de la guerre et, entièrement absorbé par la première expérience de construction du socialisme, il avait tout à perdre d’un conflit qui l’eût détourné de sa tâche. Référence : 978-2-915854-64-0
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Réponse à Michel Onfray
Au moment où l’ensemble de nos médias, à longueur d’ondes ou de colonnes banalisent quotidiennement le nazisme, criminalisant sans cesse le communisme, continuant à affirmer malgré toutes les preuves que les communistes ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque contre l’Union soviétique, il apparaît plus que jamais indispensable de mettre en évidence le rôle primordial joué par les communistes dans la libération de notre pays. Référence : 978-2-915854-86-2
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