Entretiens (1949-1975)
Ces entretiens, pour la plupart inédits en français, et édités par Maria Grazia Chiarcossi pour le public hexagonal, offrent un complément indispensable à la découverte de l’un des artistes majeurs du siècle passé et dont la profondeur de réflexion nous est devenue désormais indispensable, vitale. On retrouvera les thèmes essentiels chers au poète italien, qui partent des recherches menées sur la langue et le style pour aboutir à la défense poétique de l’humanité ravagée par le néocapitalisme. On y lira aussi des réflexions sur marxisme et christianisme, sur son enfance, sur la révolte des étudiants de 1968 vue comme lutte interne à la bourgeoisie, sur son engagement communiste et humaniste, sur les ravages du développementisme au détriment du progrès. Édition établie par Maria Grazia Chiarcossi Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio Présentation éditoriale par Aymeric Monville Prix public 26 euros ISBN 978-2-37607-161-7
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Famine et transformation agricole en URSS
De sa formation originelle au xe siècle jusqu’aux xixe et xxe siècles, la Russie a connu un long passé de famines (plus de quatre cents recensées). En URSS, la NEP, que Lénine dut mettre en place suite à la guerre dite « civile », n’était pas parvenue à éradiquer ce fléau, comme le démontrent les famines de 1924 et 1928. Dans l’espoir d’y mettre un terme, l’URSS s’inspira des conseils des meilleures fermes industrielles américaines pour lancer la collectivisation. De fait, après la famine de 1932-1933, il n’y eut pas d’autre famine majeure avant celle de 1946 qui se situait dans les difficiles conditions de l’après-Seconde Guerre mondiale. Autrement dit, ce n’est pas la collectivisation qui a créé la famine, mais c’est au contraire la collectivisation qui l’a éradiquée. Quant à la thèse conspirationniste qui attribue au régime soviétique la volonté de tuer par la faim les nationalistes ukrainiens, les recherches de Mark Tauger, historien reconnu de l’agriculture russe et auteur d’une histoire mondiale de l’agriculture, contestent cette interprétation trop largement répandue et véhiculée notamment par Robert Conquest et Timothy Snyder. Contrairement à ce que disent ces auteurs, le régime a réduit ses exportations de blé et distribué des millions de tonnes de vivres à partir de ses réserves pour contrer la famine, ce qui invalide l’image d’une famine artificiellement créée. De plus, la famine ne se limitait pas à l’Ukraine, mais a touché pratiquement toute l’Union soviétique et elle résultait d’abord d’une série de catastrophes naturelles qui ont diminué considérablement les récoltes. Plus important encore, le régime soviétique dépendait pour sa survie de la paysannerie et s’est appuyé sur elle pour surmonter la famine. Les paysans ont ainsi produit une plus grande récolte en 1933, malgré les conditions tragiques dans lesquelles ils ont dû travailler. Ces éléments montrent que la collectivisation a permis la mobilisation et la répartition des ressources, comme l’usage des tracteurs, l’aide aux semences et l’aide alimentaire, afin de permettre aux agriculteurs de produire une bonne récolte pendant une famine sans précédent dans l’histoire russe puis soviétique. Enfin, l’un des désastres naturels qui causa la famine de 1933 incita le scientifique soviétique Pavel Loukianenko à créer de nouvelles variétés de blé, ce qui fut à l’origine de la révolution verte soviétique. Références : 978-2-37607-114-3
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Figures révolutionnaires de l’Amérique latine
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est aujourd’hui confrontée à diverses tentatives, appuyées par l’impérialisme étasunien, de retour de la réaction. Et ce sont ces peuples qui, comme ils l’ont fait depuis des décennies, sur tout le continent, résistent. Nombre de pages : 114 Référence : 978-2-37607-107-5
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Fuir l’histoire ?
En 1818, en pleine période de Restauration, quand la faillite de la Révolution française paraissait évidente, même ceux qui l’avaient d’abord saluée favorablement se préoccupaient de prendre leurs distances avec l’événement historique commencé en 1789 : la Révolution française aurait été une erreur colossale ou, pire, une honteuse trahison de nobles idéaux. Byron allait en ce sens lorsqu’il chantait : « Mais la France s’enivra de sang pour vomir des crimes/ Et ses Saturnales ont été fatales/ à la cause de la Liberté, en toute époque et pour toute la Terre ». Devons-nous aujour-d’hui faire nôtre ce désespoir, en nous limitant seulement à remplacer la date de 1789 par celle de 1917 et la « cause de la Liberté » par « la cause du socialisme » ? Les communistes doivent-ils avoir honte de leur histoire ? Réfutant avec une grande rigueur historique et un style brillant les lieux communs de l’idéologie dominante, Losurdo met en évidence l’énorme potentiel de libération issu de la révolution russe et de la révolution chinoise. Référence : 978-2-915854-08-4
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Henri Barbusse l’anti prêt-à-penser
Nous commémorons en cette période le centenaire de la guerre de 1914-1918. Nous étions quelques-uns à penser qu’Henri Barbusse, premier des écrivains-combattants de cette guerre, Prix Goncourt 1916 pour son livre Le Feu, attribué en plein conflit par conséquent, allait être mis en valeur. Cela s’est en effet produit pour Maurice Genevoix par exemple, dans des manifestations officielles organisées par la puissance publique, ou encore par les grands médias. Pour le pionnier Henri Barbusse, cela n’a pas été le cas ! Pourquoi Henri Barbusse, alors qu’il est le premier des écrivains-combattants de la guerre 1914-1918, reconnu comme tel depuis cent ans par la diffusion ininterrompue de son ouvrage Le Feu, Prix Goncourt 1916, et donc aussi apprécié sur le plan littéraire, pourquoi donc la puissance publique a-t-elle attendu jusqu’à ce 15 décembre 2016, ou omis de le prendre en considération pour révéler au grand public ses écrits et ses actions ? De son vivant, il a pourtant marqué son époque. La preuve nous en est fournie par les nombreuses artères et édifices publics qui, après son décès, se sont vu attribuer son nom. C’est à donner les raisons de ces « oublis » que s’attache dans ce livre Paul Markidès. Référence 978-2-37607-128-0
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Hillary Clinton. La Reine du Chaos
Diana Johnstone analyse le lien entre les ambitions d’une politicienne sans scrupule, Hillary Clinton, et la machine qui sous-tend “l’empire américain” : le complexe militaro-industriel, les médias, le lobby pro-israélien, et les intellectuels qui orientent le discours sur les droits de l’homme, le multiculturalisme ou les droits de minorités en faveur de la guerre perpétuelle. Passant en revue les conflits au Honduras, au Rwanda, en Libye, Bosnie, Kosovo, Irak, Syrie et Ukraine, Diana Johnstone illustre une caractéristique de l’empire américain qui diffère des empires passés : une volonté de destruction d’ennemis potentiels plutôt que d’occupation et d’exploitation. En se faisant la porte-parole de “gauche” de l’offensive actuelle contre la Russie, avec le risque de guerre nucléaire qu’elle entraîne, Hillary Clinton renforce un des principaux dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui. Référence : 978-2-915854-85-5
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Histoire du droit romain
Ce livre, qui a déjà fait l’objet de quinze éditions en Italie, trace un profil complètement nouveau de l’histoire du droit romain. L’expérience juridique n’apparaît pas divisée, selon un schéma habituel, en secteurs qui peinent parfois à trouver un point de rencontre : le droit public et privé, le droit pénal, les « sources » de production et de compréhension normative, le procès ; mais elle est étudiée dans ses structures fondamentales et dans les « valeurs » qui la guident, dans sa constitution et ses mutations, des Douze Tables jusqu’à la codification justinienne. Terminus d’un long parcours, la codification justinienne prend place entre un passé et un futur ; elle clôt une his- toire du droit romain, mais est également à la base de la culture juridique byzantine comme de celle de l’Europe médiévale et moderne.
traduit de l’italien par Luigi-Alberto Sanchi (CNRS) Référence : 978-2-915854-98-5
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Iejov contre Staline
Dans ce livre, Grover Furr répond aux questions centrales concernant les répressions de masse en Union soviétique en 1937-1938 connues sous le nom de « Iejovchtchina » (la triste période de Iejov) ou, par les anticommunistes, « la Grande Terreur » : – Qui en fut la cause ? – Des centaines de milliers de victimes innocentes ont-elles trouvé la mort ? – Joseph Staline était-il responsable de ces meurtres, comme cela est universellement revendiqué ? – Si – comme l’examen nous incite à le conclure – Staline était innocent et a effectivement mis un terme à ce crime massif, pourquoi Iejov et ses hommes ont-ils pu continuer à tuer de nombreuses personnes innocentes pendant plus d’un an ? La présente étude répond à ces questions. Le professeur Furr a étudié toutes les preuves disponibles, la plupart dans des archives soviétiques autrefois secrètes. Il propose des traductions originales de documents historiques essentiels et une analyse détaillée de leur signification dans une synthèse importante qui éclaire enfin l’un des événements clés de l’histoire soviétique. Référence : 978-2-37607-135-8
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Il était une fois en U.R.S.S.

Quand on évoque leur ancienne patrie devant des habitants de l’ex-URSS, ceux-ci laissent percer un sourire, une lueur dans les yeux, renvoyant à des temps forts et des souvenirs impérissables, qu’ils ne demandent qu’à raconter.

Fin connaisseur de l’espace soviétique, où il effectua nombre de séjours, dont l’un en poste à Alma-Ata (Kazakhstan) de 1985 à 1988, et se basant, avec faits de société et anecdotes à l’appui, sur ses observations personnelles, Jean-Paul Batisse met au jour les raisons d’une telle nostalgie de la « belle époque » dans tous les domaines, pour voir en quoi celle-ci se distinguait du mode de vie occidental.

En Russie, d’après La Croix (2015), à la question « quel système préférez-vous ? », ils sont 34 % à répondre l’URSS, contre 29 % pour le système actuel et seulement 11 % pour la démocratie à l’occidentale. Un autre sondage, réalisé par la société Levada, indique que 56 % des Russes regrettent l’Union soviétique. Même les rares qui n’éprouvent pas une telle nostalgie reconnaissent que l’ancien système présentait quelques avantages, qu’un certain état d’esprit a disparu.

L’auteur ne se serait pas lancé dans l’écriture de ce livre s’il n’y avait pas été encouragé par de nombreux amis ex-soviétiques, qui estiment qu’il est essentiel que l’Occident connaisse la vérité sur leur ancienne patrie.

ISBN 978-2-37607-169-3

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Inédit d’Aragon : la crise de Munich
Aragon n’est pas seulement un poète et un romancier, il est aussi un journaliste et on ne saurait véritablement l’apprécier dans toutes ses dimensions sans avoir pris connaissance de ses articles de journaux. Ceux qui ont été publiés dans Ce soir sous le titre Un jour du monde à partir de septembre 1938 ont une importance particulière parce qu’ils donnent son point de vue sur une période capitale, celle qui mène à la Seconde Guerre mondiale. Ils étaient jusqu’à présent disponibles seulement dans les bibliothèques spécialisées. Les Annales les présentent. Ce numéro concerne la crise de Munich. ISBN : 978-2-37607-141-9
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Je sens que ça vient
« La révolution n’est pas un dîner de gala », énonçait le président Mao. Peut-être pas, mais à lire ce qu’Eric Hazan et ses pareils écrivent sur celle à venir, on a l’impression qu’elle aurait presque l’air d’une partie de plaisir. Les ouvrages qu’ils rédigent à son sujet pourraient être, à cet égard, rangés dans une bibliothèque rose d’un nouveau type, et plus du tout rouge et noire comme jadis.
Blocage de tous les flux, paralysie générale du système, le pouvoir « s’évapore » : telle est la dernière mouture stratégique en date coproduite par les forçats du concept à La Fabrique pour en finir avec le capital et l’Etat. C’est la révolution sans pleurs ni grincements de dents.
Référence : 978-2-915854-97-8
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Julian Assange en danger de mort
Une justice arbitraire. Une couverture médiatique introuvable. Une défense inaudible et complaisante. Les réseaux Soros, qu’Assange avait pourtant démasqués lors de la campagne d’Hillary Clinton, faisant désormais le vide autour de lui. Un déni de justice. La persécution de celui qui avait dénoncé la guerre, la torture, et montré la face obscène des autoproclamés gendarmes du monde. Après son kidnapping par la police britannique à l’ambassade d’Équateur en avril dernier, le fondateur de Wikileaks est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh alors qu’il n’a commis aucun crime. Il risque l’extradition vers les États-Unis, dont les dirigeants ont juré sa perte. L’O.N.U. a pourtant reconnu que son état de santé était préoccupant. Assange est en danger de mort. Si nous ne faisons rien il va mourir. Si nous ne faisons rien ils vont le tuer. Ce livre, s’appuyant sur les enquêtes du comité WikiJustice, ne se borne pas à considérer Julian Assange comme un symbole abstrait de la liberté d’expression et voué à souffrir pour les péchés de l’Empire U.S. Julian Assange est un prisonnier politique, détenu illégalement et torturé. Tant qu’il sera emprisonné, nous ne serons pas libres.

Wikijustice Julian Assange

Comité fondé en mai 2019 au sein de l’insurrection des Gilets jaunes et regroupant des démocrates de toute sensibilité (voir la déclaration du comité au début de ce livre).

Aymeric Monville

Né en 1977, éditeur de profession, ancien rédacteur en chef adjoint de la revue La Pensée, il est aussi l’auteur d’ouvrages de philosophie politique dont Misère du nietzschéisme de gauche (Aden, 2007), L’Idéologie européenne (Aden, 2008), Le Néocapitalisme chez Michel Clouscard (Delga, 2014), Les Jolis Grands Hommes de gauche (Delga, 2017).

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