Hambourg Hansaplatz N°7
L’Allemagne, la quatrième économie du monde, règne sur l’Union européenne, dont elle est le modèle. Cette superpuissance évalue elle-même à un citoyen sur six sa proportion de pauvres, ce qui, pour 83 millions 130 000 d’habitants, représente 13 millions 850 000 de per- sonnes qui doivent vivre avec moins de 1 000 euros par mois. J’ai passé quatre ans de ma vie, du printemps 2016 au printemps 2020, à Hambourg qui est la deuxième ville d’Allemagne après Berlin. Par hasard. C’est une ville superbe, puissante, étendue immensément le long du delta de l’Elbe, une ville qui a absorbé les villages périphériques et les a transformés en quartiers, en gardant leurs noms. Une ville de parcs, de jardins, de grandes artères pleines de bagnoles, de grosses bagnoles rutilantes, allemandes pour la plupart. Une ville riche, le troisième port d’Europe. J’ai vécu dans plusieurs pays du monde avec curiosité, et souvent avec plaisir. Cette fois, c’était l’Allemagne, un pays où j’étais allée souvent mais que je ne connaissais guère. Dans une ville qui m’a stupéfiée par son provincialisme, sa brutalité, sa laideur cachée. Une ville où j’ai découvert l’étendue de la misère allemande. J’ai consigné ce que j’ai vu, ce qui m’est arrivé. Une sorte de journal sans réelle chronologie, quelque chose de profondément personnel, hétéroclite, sans la moindre prétention à ce que l’on appelle objectivité, quelque chose que je ne sais pas vraiment nommer mais qui m’a permis de survivre, ces quatre années. Et qui s’est formé en bouquets, quatre bouquets de chagrin. Marie-Noël Rio Née en 1944, elle est d’abord monteuse de cinéma, puis dramaturge et metteur en scène, montant notamment le théâtre de Bertolt Brecht et de Heiner Müller. Elle est l’auteur de livrets d’opéras, de deux essais sur l’opéra contemporain, de quatre romans et de quelques livres de cuisine. Elle a collaboré à de nombreuses revues, notamment aux Lettres françaises et, depuis quelques années, régulièrement au Monde diplomatique. Elle est en outre ayant-droit de l’œuvre de Roger Vailland, sur laquelle elle détient le droit moral.

80 pages

ISBN 978-2-37607-216-4

10.00 Ajouter au panier
Henri Barbusse l’anti prêt-à-penser
Nous commémorons en cette période le centenaire de la guerre de 1914-1918. Nous étions quelques-uns à penser qu’Henri Barbusse, premier des écrivains-combattants de cette guerre, Prix Goncourt 1916 pour son livre Le Feu, attribué en plein conflit par conséquent, allait être mis en valeur. Cela s’est en effet produit pour Maurice Genevoix par exemple, dans des manifestations officielles organisées par la puissance publique, ou encore par les grands médias. Pour le pionnier Henri Barbusse, cela n’a pas été le cas ! Pourquoi Henri Barbusse, alors qu’il est le premier des écrivains-combattants de la guerre 1914-1918, reconnu comme tel depuis cent ans par la diffusion ininterrompue de son ouvrage Le Feu, Prix Goncourt 1916, et donc aussi apprécié sur le plan littéraire, pourquoi donc la puissance publique a-t-elle attendu jusqu’à ce 15 décembre 2016, ou omis de le prendre en considération pour révéler au grand public ses écrits et ses actions ? De son vivant, il a pourtant marqué son époque. La preuve nous en est fournie par les nombreuses artères et édifices publics qui, après son décès, se sont vu attribuer son nom. C’est à donner les raisons de ces « oublis » que s’attache dans ce livre Paul Markidès. Paul Markidès

ISBN : 978-2-37607-128-0

90 pages

12€

12.00 Ajouter au panier
Hillary Clinton. La Reine du Chaos
Diana Johnstone analyse le lien entre les ambitions d’une politicienne sans scrupule, Hillary Clinton, et la machine qui sous-tend “l’empire américain” : le complexe militaro-industriel, les médias, le lobby pro-israélien, et les intellectuels qui orientent le discours sur les droits de l’homme, le multiculturalisme ou les droits de minorités en faveur de la guerre perpétuelle. Passant en revue les conflits au Honduras, au Rwanda, en Libye, Bosnie, Kosovo, Irak, Syrie et Ukraine, Diana Johnstone illustre une caractéristique de l’empire américain qui diffère des empires passés : une volonté de destruction d’ennemis potentiels plutôt que d’occupation et d’exploitation. En se faisant la porte-parole de “gauche” de l’offensive actuelle contre la Russie, avec le risque de guerre nucléaire qu’elle entraîne, Hillary Clinton renforce un des principaux dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui. Diana Johnstone

ISBN : 978-2-915854-85-5

225 pages 19€

19.00 Ajouter au panier
Histoire du droit romain
Ce livre, qui a déjà fait l’objet de quinze éditions en Italie, trace un profil complètement nouveau de l’histoire du droit romain. L’expérience juridique n’apparaît pas divisée, selon un schéma habituel, en secteurs qui peinent parfois à trouver un point de rencontre : le droit public et privé, le droit pénal, les « sources » de production et de compréhension normative, le procès ; mais elle est étudiée dans ses structures fondamentales et dans les « valeurs » qui la guident, dans sa constitution et ses mutations, des Douze Tables jusqu’à la codification justinienne. Terminus d’un long parcours, la codification justinienne prend place entre un passé et un futur ; elle clôt une his- toire du droit romain, mais est également à la base de la culture juridique byzantine comme de celle de l’Europe médiévale et moderne.
Mario BRETONE traduit de l’italien par Luigi-Alberto Sanchi (CNRS)

ISBN : 978-2-915854-98-5

509 pages 35€

35.00 Ajouter au panier
Hong kong : le somnambulisme des mouvementistes
Hong Kong et son « mouvement » sont un petit rouage dans le dispositif actuel de la nouvelle guerre froide et ce dispositif a besoin plus que jamais de mots puissants qui soient aussi creux que puissants dans l’usage qu’en font ceux qui, un peu partout, poussent les feux de l’affrontement entre l’Occident en perte d’hégémonie et ce qui se cristallise aujourd’hui autour du signifiant « la Chine » – totalitarisme, démocratie, liberté, droits de l’homme... Le fait même de transfigurer Hong Kong (qui est quand même avant tout une oasis du mercantilisme d’une part, un microcosme mafieux de l’autre, une société divisée en patriciens et plébéiens enfin) en vitrine de la démocratie dans ses habits du dimanche – cela demande quand même un peu d’imagination et, aussi bien, cela donne une idée assez suggestive de la valeur que ceux qui se livrent à cette opération accordent à ce mot puissant – démocratie. Dans son endurance, dans sa virulence même, ce mouvement s’est aujourd’hui totalement enferré dans les contraintes géo-politiques qui pèsent sur lui, il s’est lui-même livré en otage à la guerre larvée et de plus en plus ouverte qui fait rage entre les États-Unis (et, plus généralement, l’Occident global) et la Chine. La première leçon qui se tire de ce mouvement, c’est que la référence obsessionnelle au signifiant vide « la démocratie », c’est, dans un contexte comme celui-ci, le raccourci le plus direct qui conduit à la contre-révolution trumpienne. Alain BROSSAT est né en 1946. Après avoir enseigné la philosophie à l’Université Paris VIII Saint-Denis, il est actuellement professeur invité à l’Université nationale Chiao-Tung, à Taïwan.

ISBN : 9782376071853

150 pages

13.00 Ajouter au panier
Iejov contre Staline
Dans ce livre, Grover Furr répond aux questions centrales concernant les répressions de masse en Union soviétique en 1937-1938 connues sous le nom de « Iejovchtchina » (la triste période de Iejov) ou, par les anticommunistes, « la Grande Terreur » : – Qui en fut la cause ? – Des centaines de milliers de victimes innocentes ont-elles trouvé la mort ? – Joseph Staline était-il responsable de ces meurtres, comme cela est universellement revendiqué ? – Si – comme l’examen nous incite à le conclure – Staline était innocent et a effectivement mis un terme à ce crime massif, pourquoi Iejov et ses hommes ont-ils pu continuer à tuer de nombreuses personnes innocentes pendant plus d’un an ? La présente étude répond à ces questions. Le professeur Furr a étudié toutes les preuves disponibles, la plupart dans des archives soviétiques autrefois secrètes. Il propose des traductions originales de documents historiques essentiels et une analyse détaillée de leur signification dans une synthèse importante qui éclaire enfin l’un des événements clés de l’histoire soviétique. Grover Furr

ISBN : 978-2-37607-135-8

219 pages 19€

19.00 Ajouter au panier
Il était une fois en U.R.S.S.

Quand on évoque leur ancienne patrie devant des habitants de l’ex-URSS, ceux-ci laissent percer un sourire, une lueur dans les yeux, renvoyant à des temps forts et des souvenirs impérissables, qu’ils ne demandent qu’à raconter.

Fin connaisseur de l’espace soviétique, où il effectua nombre de séjours, dont l’un en poste à Alma-Ata (Kazakhstan) de 1985 à 1988, et se basant, avec faits de société et anecdotes à l’appui, sur ses observations personnelles, Jean-Paul Batisse met au jour les raisons d’une telle nostalgie de la « belle époque » dans tous les domaines, pour voir en quoi celle-ci se distinguait du mode de vie occidental.

En Russie, d’après La Croix (2015), à la question « quel système préférez-vous ? », ils sont 34 % à répondre l’URSS, contre 29 % pour le système actuel et seulement 11 % pour la démocratie à l’occidentale. Un autre sondage, réalisé par la société Levada, indique que 56 % des Russes regrettent l’Union soviétique. Même les rares qui n’éprouvent pas une telle nostalgie reconnaissent que l’ancien système présentait quelques avantages, qu’un certain état d’esprit a disparu.

L’auteur, Jean-Paul BATISSE, ne se serait pas lancé dans l’écriture de ce livre s’il n’y avait pas été encouragé par de nombreux amis ex-soviétiques, qui estiment qu’il est essentiel que l’Occident connaisse la vérité sur leur ancienne patrie.

 

ISBN 978-2-37607-169-3

241 pages

18.00 Ajouter au panier
Ils ont tué Rossel !

Le colonel Louis Rossel est le seul officier supérieur de l’armée française à rejoindre en 1871 la Commune de Paris et à y jouer un rôle important, comme délégué à la Guerre. 

Paris s’est soulevé le 18 mars 1871, refusant la capitulation. Dès le 20 mars, Rossel s’est mis à la disposition du Comité central de la Garde nationale, siégeant à l’Hôtel de Ville de Paris où flotte le drapeau rouge. Rossel a essayé, pour la courte période de vie qui lui reste, de servir la Commune et la Révolution sociale. Après l’écrasement du mouvement, il refusera l’exil que lui proposera Adolphe Thiers et sera fusillé à l’âge de vingt-sept ans.

De manière très symbolique, il y a quantité d’avenues et de boulevards Thiers, il n’y a pas de rue Rossel ! Parmi les 28 000 noms propres cités dans le dictionnaire Larousse, édition 2009, on trouve, par exemple, deux militaires français vaincus par les Prussiens en 1870 et responsables de la répression des Communards en 1871, Bazaine et Gallifet, mais pas Rossel, leur adversaire militaire le plus direct durant les huit semaines de la Commune.

Robert Charvin

Né en 1938, professeur émérite de droit (spécialisé dans les relations internationales) à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Doyen honoraire de la Faculté de droit et des Sciences économiques de Nice. Consultant en droit international, droit des relations internationales. Parmi ses récents ouvrages : Comment peut-on être Coréen du Nord ? (Éditions Delga) ; Mouammar Kadhafi. Une tentative pour changer le monde (Éditions Delga) ; Jacques Vergès, un aristocrate du refus (L’Harmattan) ; Faut-il détester la Russie ? (Investig’Action).

 ISBN 978-2-37607-212-6

156 pages

15.00 Ajouter au panier
Je sens que ça vient
« La révolution n’est pas un dîner de gala », énonçait le président Mao. Peut-être pas, mais à lire ce qu’Eric Hazan et ses pareils écrivent sur celle à venir, on a l’impression qu’elle aurait presque l’air d’une partie de plaisir. Les ouvrages qu’ils rédigent à son sujet pourraient être, à cet égard, rangés dans une bibliothèque rose d’un nouveau type, et plus du tout rouge et noire comme jadis.
Blocage de tous les flux, paralysie générale du système, le pouvoir « s’évapore » : telle est la dernière mouture stratégique en date coproduite par les forçats du concept à La Fabrique pour en finir avec le capital et l’Etat. C’est la révolution sans pleurs ni grincements de dents.
Comité Translucide
ISBN : 978-2-915854-97-8
24 pages
3€
3.00 Ajouter au panier
Julian Assange en danger de mort
Une justice arbitraire. Une couverture médiatique introuvable. Une défense inaudible et complaisante. Les réseaux Soros, qu’Assange avait pourtant démasqués lors de la campagne d’Hillary Clinton, faisant désormais le vide autour de lui. Un déni de justice. La persécution de celui qui avait dénoncé la guerre, la torture, et montré la face obscène des autoproclamés gendarmes du monde. Après son kidnapping par la police britannique à l’ambassade d’Équateur en avril dernier, le fondateur de Wikileaks est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh alors qu’il n’a commis aucun crime. Il risque l’extradition vers les États-Unis, dont les dirigeants ont juré sa perte. L’O.N.U. a pourtant reconnu que son état de santé était préoccupant. Assange est en danger de mort. Si nous ne faisons rien il va mourir. Si nous ne faisons rien ils vont le tuer. Ce livre, s’appuyant sur les enquêtes du comité WikiJustice, ne se borne pas à considérer Julian Assange comme un symbole abstrait de la liberté d’expression et voué à souffrir pour les péchés de l’Empire U.S. Julian Assange est un prisonnier politique, détenu illégalement et torturé. Tant qu’il sera emprisonné, nous ne serons pas libres.

Wikijustice Julian Assange

Comité fondé en mai 2019 au sein de l’insurrection des Gilets jaunes et regroupant des démocrates de toute sensibilité (voir la déclaration du comité au début de ce livre).

Aymeric Monville, Né en 1977, éditeur de profession, ancien rédacteur en chef adjoint de la revue La Pensée, il est aussi l’auteur d’ouvrages de philosophie politique dont Misère du nietzschéisme de gauche (Aden, 2007), L’Idéologie européenne (Aden, 2008), Le Néocapitalisme chez Michel Clouscard (Delga, 2014), Les Jolis Grands Hommes de gauche (Delga, 2017).

 

ISBN : 9782376071754

105 pages

9.00 Ajouter au panier
Khrouchtchev a menti
Dans son « rapport secret » de février 1956, Nikita Khrouchtchev a accusé Joseph Staline de crimes immenses. Le rapport a porté un coup terrible au mouvement communiste international, il a changé le cours de l’histoire. Grover Furr a passé une décennie à étudier le flot de documents provenant des anciennes archives soviétiques et publiés depuis la fin de l’URSS. Dans cette étude approfondie du rapport Khrouchtchev, il révèle les résultats étonnants de son enquête : pas une seule des « révélations » de Khrouchtchev n’est exacte ! Le discours le plus influent du axe siècle – sinon de tous les temps – s’avère une escroquerie. Les implications pour notre compréhension de l’histoire de la gauche sont immenses. En fondant leurs oeuvres sur les mensonges de Khrouchtchev, les historiens soviétiques et occidentaux, notamment les trotskistes et les anticommunistes, ont véritablement falsifié l’histoire soviétique. Presque tout ce que nous croyions savoir sur les années Staline est à revoir. L’histoire de l’URSS et du mouvement communiste est à réécrire complètement. Khrouchtchev a menti est un livre magnifique, un formidable travail de recherche et de raisonnement, clair et précis dans son écriture et palpitant dans ses découvertes et conclusions. En ce qu’elle revisite de vieilles sources et utilise le nouveau matériau des archives soviétiques, l’étude de Grover Furr exige de repenser complètement l’histoire soviétique, l’histoire du socialisme et même l’histoire mondiale du XXe siècle. Roger Keeran, professeur d’histoire à l’Empire State College de New York, co-auteur de Le Socialisme trahi : les causes de la chute de l’Union soviétique Grover Furr a rendu un fier service au champ des études soviétiques en s’attaquant en profondeur au rapport secret de N. Khrouchtchev de 1956. […] Alors que certaines accusations lancées par Khrouchtchev ont depuis longtemps été rejetées par l’Occident et la Russie, par exemple l’idée que le chef de la police secrète Lavrenti Beria était un agent étranger, de nombreux autres points soulevés par G. Furr sont nouveaux et méritent une attention renouvelée. Robert W. Thurston, professeur d’histoire, Miami University ; auteur de Life and Terror in Stalin’s Russia, 1934-1941 (Yale University Press, 1998).

ISBN : 978-2-915854-68-8

441 pages 28€

28.00 Ajouter au panier
L’Assassinat de Jules César
Pourquoi une coterie de sénateurs romains a-t-elle assassiné un des leurs, un aristocrate et dirigeant renommé, Jules César ? L’opinion qui domine parmi les historiens, aussi bien les anciens que les modernes, est que les sénateurs avaient l’intention de restaurer les libertés républicaines en supprimant un usurpateur despotique. Dans ce livre, je présente une autre explication : les sénateurs aristocrates ont tué César parce qu’ils le percevaient comme un diri- geant populaire qui menaçait leurs intérêts et privilèges. Le péché de César ne fut pas de renverser la Constitution romaine, consti- tution non écrite, mais de desserrer l’emprise autoritaire que l’oligarchie exerçait sur elle. Pire encore, il a utilisé le pouvoir d’État pour accorder des prestations limitées aux petits fermiers, aux débiteurs et au prolétariat urbain, aux frais de la riche minorité. Peu importe que ces réformes se soient avérées limitées, les oligarques ne le lui ont pas pardonné. César connut ainsi le même sort que d’autres réformateurs romains avant lui. Voici donc une histoire de latifundia et d’escadrons de la mort, de maîtres et d’esclaves, de patriarches et de femmes subordonnées, de capitalistes auto-en- richis et de provinces pillées, de marchands de sommeil et d’émeutiers urbains. Voici la lutte entre quelques ploutocrates et la multitude des indigents, des privi- légiés contre le prolétariat, mettant en vedette des politiciens corrompus et des élections motivées par l’argent et l’assassinat politique des dirigeants populaires. Je laisse au lecteur le soin de décider si tout cela peut entrer en résonance avec le caractère de notre époque. Un livre provocateur et éloquent. Howard Zinn

ISBN : 978-2-37607-110-5

211 pages

19€

19.00 Ajouter au panier