Critique de la raison numérique
Critique de la raison numérique. Illustrée par l’exemple du commerce du livre en France et des phénomènes qu’on y a observés Dominique MAZUET

ISBN : 978-2-915854-54-1

111 Pages 12€

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Critique de l’apolitisme
Hegel analyse la fuite loin du monde politique comme la tendance à opposer à la médiocrité du monde réel « un monde différent, spirituel et merveilleux », la « fable d’une vie intérieure et spirituelle, qui devrait être plus élevée ». Le panorama philosophique actuel est en fait largement caractérisé par cette idéologie de l’apolitisme ; et si Hegel exhorte la philosophie à se garder de « vouloir être édifiante », cet avertissement rencontre aujourd’hui peu d’échos. Ce livre appelle au contraire l’attention sur une grande leçon largement refoulée. Pour nous orienter dans la pensée de Hegel, nous pouvons sans doute trouver un fil conducteur dans son analyse critique de la fuite loin du monde politique. Hegel décrit ce phénomène comme l’« aspiration consciente à s’élever au-dessus des faits et du réel », en s’évadant dans un « monde éthéré de parfums et de sons, dépourvu de substance ». Ou encore la tendance à opposer à la médiocrité du monde réel « un monde différent, spirituel et merveilleux » comme « les miracles de l’âme », la « fable d’une vie intérieure et spirituelle, qui devrait être plus élevée ». Le panorama philosophique actuel est en fait largement caractérisé par cette idéologie de l’apolitisme ; et si Hegel exhorte la philosophie à se garder de « vouloir être édifiante », cet avertissement rencontre aujourd’hui peu d’échos. Ce livre appelle au contraire l’attention sur une grande leçon largement refoulée, mais sans doute plus que jamais actuelle. Référence : 978-2-915854-35-0
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Critique du libéralisme libertaire
À l’heure où les analystes politiques commencent tout juste à adopter le syntagme « libéralisme libertaire », il fallait, pour parer à toutes les confusions, mettre à la disposition du public, l’œuvre qui non seulement reste la seule à ce jour à en avoir formulé le concept, mais surtout en reconstitue la généalogie. Cette œuvre peut être dite « prophétique ». Dès l’après mai 68 (avec Néo-fascisme et idéologie du désir) M. Clouscard prévoit, décode et décrit le parcours qui mène inexorablement de Cohn-Bendit à Le Pen. Il dévoile ce que les idéologues doivent occulter : mai 68, con-tre-révolution libérale, cheval de Troie du libéralisme libertaire. Il fallait un nouveau marché : le marché du désir, une nouvelle société, celle de la confusion de la liberté et de la libéralisation, un double profit, celui du permissif pour le consommateur et du répressif sur le producteur, pour sauver le capitalisme en crise radicale. Mai 68 aura fait la promo du plan Marshall comme celui-ci a fait la promo du rêve américain. « Critique du libéralisme libertaire » est une Somme philosophique. Michel Clouscard rappelle les fondements de la Révolution française établis par Rousseau et Kant, l’engendrement réciproque de la conscience et de la connaissance. Il montre que le néo-kantisme (Sartre, Lévi-Strauss, Foucault, Barthes, Lacan, etc.) est la récupération insidieuse de cette philosophie, le détournement qui s’accomplit avec le libéralisme libertaire. Nietzsche et Heidegger s’avèrent les héritiers naturels de cette destruction de la raison dialectique. Michel CLOUSCARD

ISBN : 2-915854-01-7

377 pages 22.40€

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Critique du néokantisme et raison dialectique chez Michel Clouscard

Loeuvre de Clouscard se destinait à jouer une place de choix dans les grandes disputes philosophiques de notre modernité. Récemment redécouvert, on attribue, à juste titre, à cet encore obscur penseur, le mérite d’avoir été le premier à forger, dès 1972 dans Néofascisme et idéologie du désir, le concept de « libéralisme libertaire », et à théoriser sur des bases marxistes la contre-révolution libérale qui se mettait en place à partir de la Libération (plan Marshall, révoltes estudiantines petites-bourgeoises de Mai-68, jusqu’à la fascisation à la faveur des déçus de la crise).

La critique du néokantisme, concept clef chez Michel Clouscard, fait partie intégrante de la critique de la « nouvelle société » libérale. À la philosophie de la Révolution française, que Clouscard attribue à Rousseau et à Kant, succède alors une colossale entreprise de récupération et de déviation de ces acquis philosophiques. Cette philosophie est le néokantisme. 

La philosophie kantienne, selon Clouscard, avait permis d’atteindre l’unification d’une conscience devenue conscience logique, capable d’une auto-codification de ses lois, et ouverte sur la maîtrise de la praxis. La principale caractéristique de la philosophie néokantienne, « philosophie de notre modernité réactionnaire » sera en raison inverse de cette réconciliation : « le néokantisme va créer une distance infinie entre le savoir et l’action ».

Postface de Dominique Pagani

 

SIMON VERDUN, Professeur de philosophie né en 1995. Ce présent texte a initialement fait l’objet d’un mémoire à l’École Normale Supérieure.

ISBN : 9782376072058

299 pages

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Croix gammée sur le Tibet
Dans le but de défendre l’idole du « monde libre » qu’est e
le 14 dalaï-lama, des journalistes et universitaires occidentaux se sont donné beaucoup de mal pour occulter aussi bien ses liens d’amitié avec d’anciennes personnalités nazies que les relations entre l’ancien Tibet et l’Allemagne nazie nouées lors de l’expédition SS au Tibet en 1939.
Pourtant, l’« Océan de Sagesse » n’avait aucun problème de s’afficher avec son ami et « précepteur » Harrer ou avec Bruno Beger. Le 13 septembre 1994, par exemple, les anciens officiers SS Beger et Harrer faisaient partie des huit personnes invitées par le dalaï-lama à Londres pour attester officiellement l’indépendance du Tibet d’avant 1951. La photo prise lors de cette rencontre demeura pendant plus de dix ans sur le site internet officiel du « gouvernement tibétain en exil ». Dans un texte publié par celui-ci qu’on peut toujours trouver sur internet, Beger, l’ancien chef du département de raciologie au sein du SS-Rasse-und-Siedlungshauptamt, relate son expérience tibétaine en évitant soigneusement des expressions comme « Allemagne nazie » ou « race des seigneurs ». Au lieu de cela, il déplore l’« horrible carnage de la part des communistes chinois » et exprime son « grand espoir » qu’en fin de compte, « le mouvement mondial pour la liberté » forcera la Chine à accepter l’« indépendance » du Tibet. Voilà le raciste et criminel de guerre nazi Bruno Beger mué en philanthrope et en combattant de la liberté authentifié par le dalaï-lama en personne... Albert Ettinger, professeur retraité de l’Enseignement secondaire et supérieur luxembourgeois, auteur de trois livres (en allemand) sur la question tibétaine traduits en plu- sieurs langues (voir page 2), collaborateur e. a. au site TibetDoc.org. Albert Ettinger a également participé au livre collectif La Chine sans œillères paru en 2021 aux éditions Delga.

110 pages

ISBN 978-2-37607-233-1

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Cuba sous embargo
Instauré depuis 1962 par les États-Unis après un échec de l’invasion de l’île, le blocus non seulement pourrit la vie des Cubains mais constitue également une véritable insulte à la communauté internationale, laquelle, dans sa quasi totalité, le condamne chaque année à l’ONU depuis près de trente ans. Cette négation de la souveraineté des États et cette sanctification du droit d’ingérence par l’asphyxie constitue l’un des plus grands scandales de tous les temps. Dans le carnet de bord qu’il tient tout en réalisant ses interviews sur le blocus, Viktor Dedaj s’exprime sans langue de bois, décrit cette île qui n’est ni un paradis ni un enfer mais respirerait tellement mieux sans les pressions de son puissant voisin. Il montre aussi comment Cuba résiste, tout en donnant au monde entier l’exemple de la dignité et du courage.   Viktor Dedaj est né dans un pays détruit par l’OTAN (la Yougoslavie), de parents originaires d’un pays occupé par une énorme base militaire US (l’Albanie), et détient la nationalité d’un pays totalement asservi aux États-Unis et qui leur sert de base d’écoute militaire (l’Australie). Il a longtemps exercé le métier de « consultant en systèmes de gestion financière informatiques » pour des multinationales anglo-américaines ‒ un poste d’observation privilégié ‒ et est tombé tout petit dans la marmite de la solidarité avec l’Amérique latine et se définit comme un « observateur engagé de la marche du monde ». Fondateur du comité département du Rhône de l’Association France- Amérique Latine, il suivra de près et s’engagera dans la solidarité avec la révolution sandiniste au Nicaragua de 1979 à 1990. En 1992, il « redécouvre » Cuba et le blocus US et lance le premier bulletin quotidien d’information sur Cuba (Cuba Solidarity Project) qu’il animera jusqu’en 2007 avant de devenir co-administrateur du site d’information alternative Le Grand Soir. Co-auteur de Cuba est une île (avec Danielle Bleitrach, éd. Temps des Cerises, 2004), Les États-Unis de Mal Empire (avec Danielle Bleitrach, Maxime Vivas et Jacques-François Bonaldi, éd. Aden, 2005) et 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et à venir (avec Maxime Vivas, éd. La Brochure). Producteur exécutif du disque de rock Pour Cuba (Mano Negra, Têtes Raides... FAL et Australie Musique, 1993) et du documentaire Revolucionarios (de Jérôme Delbalat, Art’Mur Prod & Le Grand Soir , 2016).

ISBN : 9782376071983

154 pages

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De Husserl à Marx. Phénoménologie et matérialisme dialectique
Entre l’écueil d’un matérialisme vulgaire qui réduit la conscience à un simple mécanisme abstrait et celui d’un irrationalisme de la pure intériorité (Schelling, Schopenhauer, Kierkegaard, Bergson…), Tran Duc Thao reconnaît le mérite singulier de l’entreprise phénoménologique de Husserl qui en soumettant le vécu à une description méthodique d’une rare précision entendait esquisser la possibilité d’une étude scientifique de l’existence humaine. Néanmoins, Tran Duc Thao dénoncera la limitation de l’analyse phénoménologique à un vécu arbitrairement détaché de toute praxis humaine, purement « antéprédicatif », car les échanges entre l’homme et son milieu étant médiatisés par l’activité productrice humaine, le fondement de l’intentionnalité ne peut être décrit que par rapport à cette praxis et non coupée d’elle. Tran Duc Thao montre clairement qu’en dernière instance ce refus de thématiser l’activité concrète humaine comme devenir-sujet de la réalité objective n’est rien d’autre que l’expression de la répugnance naturelle des classes dominantes à reconnaître dans le travail – qu’elles exploitent –, la source véritable des significations auxquelles elles prétendent. Le marxisme s’est donc imposé à Tran Duc Thao comme la seule solution concevable des apories posées par la phénoménologie. Tran Duc Thao (1917-1993), philosophe marxiste vietnamien de renommée mondiale. Phénoménologie et matérialisme dialectique paru en 1951 est son ouvrage le plus célèbre. Le présent livre en constitue l’ultime version revue par l’auteur.

ISBN : 978-2-915854-45-9

311 pages 20€

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De la Pologne populaire à l’hiver capitaliste
Monika Karbowska nous montre de l’intérieur l’évolution de la pensée et des sentiments d’une jeune Polonaise éduquée dans la Pologne populaire souhaitant rompre avec ses pesanteurs sans imaginer que son pays ne puisse pas continuer à progresser… et constatant peu à peu, par la pratique, le piège qui se refermait sur l’ensemble de ses concitoyens. Dans le contexte d’une mondialisation qui avait déjà piégé la Pologne à cause de la spirale de l’endettement mais qui n’avait jusque-là qu’à peine effleuré les Polonais, protégés qu’ils étaient malgré tout par un rideau protecteur qui, à leurs yeux, n’était qu’un « rideau de fer » contraignant. Ce que cet ouvrage met fort à propos en parallèle avec les évolutions d’une gauche occidentale quelque peu déboussolée par la disparition des repères communistes et d’une Ukraine soumise à une fascisation beaucoup plus brutale sur fond d’hégémonie du capital occidental, en particulier allemand, qui a tendance à repousser les anciens pays socialistes vers la périphérie, et donc vers une sorte de tiers-mondisation. Monika Karbowska décrit comment, au cours de toutes ces années, elle est passée du constat factuel de la dégradation de la position de la femme en parallèle avec le retour d’un cléricalisme d’un autre âge à la remise en question de l’ensemble des transformations sociales et économiques en cours et à la prise de conscience de ce que représente le capitalisme tardif mondialisé en crise désormais structurelle. Il semblerait que désormais la reconstruction d’une véritable conscience politique en Pologne soit à l’ordre du jour. Ce qui peut d’ailleurs expliquer le raidissement des pouvoirs et la fuite en avant vers des répressions anticommunistes qui sont aussi radicales qu’elles sont ridicules, et somme toute inefficaces. Monika KARBOWSKA

ISBN 978-2-37607-147-1

229 pages

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Défense du marxisme
Ce texte, traduit pour la première fois en français, est l’une des contributions les plus importantes et singulières au débat marxiste qu’ait apporté le monde latino-américain. Le point de départ est offert à l’auteur par le livre du social-démocrate belge Henri De Man, Au-delà du marxisme, qui fut à cette époque au centre du débat également en Europe (voir par exemple les Cahiers de prison d’Antonio Gramsci). Mariátegui souligne avant tout que les attaques contre le marxisme ne sont pas une nouveauté, mais ont accompagné au contraire tout son développement, depuis l’époque de Marx. En même temps, il ne refuse pas la nécessité de développer le marxisme au-delà des propositions de son fondateur. Mariátegui considère en effet que l’aspect le plus délétère du marxisme dominant à son époque est constitué par l’hypothèque positiviste qui pèse sur lui. Cette conception produit, selon lui, une vision fataliste de l’histoire qui conduit, sur le terrain pratique et politique, à l’inertie. D’où l’exigence d’une forte revendication de la subjectivité et de sa force de rupture. Son analyse des phénomènes culturels montre une profonde affinité avec Gramsci. Toute la dernière partie de Défense du marxisme est consacrée à la culture de la réaction. Mariátegui analyse ces tendances de l’intérieur, à travers certaines figures représentatives, surtout dans le cadre français. Il s’agit de la même méthode de recherche qu’il avait employée, quelques années auparavant, face au phénomène fasciste. José Carlos MARIATEGUI

ISBN : 978-2-915854-71-8

175 pages 18€

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Denis Diderot, l’esprit des Lumières
Pendant près de vingt ans Denis Diderot a été le principal chef d’orchestre du projet encyclopédique. Ce monument des savoirs et des savoir-faire a pourtant éclipsé la riche pensée du philosophe de Langres. Une pensée qui ne sera connue que bien après sa mort… Denis Diderot, l’esprit des Lumières retrace l’oeuvre de l’auteur du Neveu de Rameau en la replaçant dans son temps, tout en soulignant sa profonde modernité. Avec la participation de : Annie Ibrahim – Philosophe, groupe d’étude sur le matérialisme rationnel. Paolo Quintili – Professeur d’histoire de la philosophie, Université Tor Vergata de Rome. Raymond Trousson – Professeur émérite, Université libre de Bruxelles.  
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Dix Jours qui ébranlèrent le monde
C’est dans Dix Jours qui ébranlèrent le monde que le monde a fait la connaissance de la révolution d’Octobre ; aujourd’hui encore il n’existe en aucune langue — pas même en russe — de meilleur livre sur le sujet. Vladimir Pozner J’ai lu avec un immense intérêt et la même attention jusqu’au bout le livre de John Reed : Dix jours qui ébranlèrent le monde. Je le recommande du fond du cœur aux ouvriers de tous tes pays. Je voudrais que cet ouvrage fût répandu à des millions d’exemplaires et traduit dans toutes les langues, car il donne un tableau exact et extraordinairement vivant d’événements qui ont une si grande importance pour l’intelligence de ce qu’est la révolution prolétarienne, de ce qu’est la dictature du prolétariat.
V. I. Lénine
Le meilleur écrivain américain de son temps. John Dos Passos

ISBN : 978-2-37607-108-2

348 pages 19€

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Ecritures d’Auschwitz
Le nom d’épouvante « Auschwitz » sert à symboliser la « destruction des Juifs d’europe » par les nazis, leurs alliés et complices. Une littérature multiforme lui est, sans relâche, consacrée depuis quelques décennies : psychanalytique, romanesque, poétique, de témoignage… Dans cet océan, l’auteur s’attache aux philosophes pour s’efforcer de cerner les raisons de la déception que leurs tentatives procurent. C’est que, à se tenir éloignés de la saisie des faits politiques et « culturels » qui ont pourtant présidé aux cruautés hitlériennes, la plupart des essais philosophiques semblent se satisfaire de ramener « Auschwitz » à des thèmes et notions aptes à détenir, selon ces auteurs, une portée bien plus élevée que toute connaissance précise de l’histoire multiforme et touffue désignée, par le vocable « le IIIe Reich », comme si son unicité était l’évidence même. Ces vastes vues se tourneraient vers l’ontologie (Agamben), vers la politologie (avec Arendt), l’histoire de la philosophie tout entière (avec Lévinas), l’éthique (avec Jonas). En revanche, des tentatives proprement artistiques parviennent selon de multiples voies à affronter « l’indicible » et « l’innommable ». De façon inévitablement partielle et partiale, l’essai s’attache à quelques œuvres afin de rendre hommage à leur auteur. Ainsi en va-t-il pour Jean Améry, pour Imre Kertész, Rosetta Loy et Sebald enfin. Chacune des œuvres s’attache à un moment, à une face de la tentaculaire entreprise génocidaire nazie ; à chaque fois, la persévérante élaboration poétique sans en masquer l’épouvante en brise cependant l’opacité. À l’obscurcissement que produit la défiguration « spéculative » de l’histoire, fait face la vérité de sa transfiguration artistique. Edith FUCHS

ISBN : 978-2-915854-62-6

252 pages 17€

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