Bernard-Henri Lévy ou la règle du Je

Les prestations de Bernard-Henri Lévy se caractérisent par une double imposture : philosophique et journalistique. Ce n’est pas le personnage « glamour », philosophe mondain ou journaliste « romantique », qui nous intéresse ici, mais le système qu’il a mis au point et qu’il a trouvé à vendre : il s’agit de démonter les bouffonneries qu’il fait passer pour de la philosophie et du journalisme, avec l’aide des médias et de la grande édition qui sont les chiens de garde de l’idéologie la plus réactionnaire. Le personnage aspire au statut d’intellectuel total et prétend maintenant s’ériger en maître à penser de « la vraie gauche ». Un philosophe et un journaliste lui répondent pied à pied, dénudant le système Bernard-Henri Lévy serviteur de l’empire américain et du libéralisme mondialisé, ego médiatique vide et surdimensionné. Ce livre s’adresse aux professeurs de philosophie, aux journalistes et aux citoyens qui luttent pour un espace public critique de la pensée, de l’information et de la formation de l’opinion.

Nouvelle édition complétée et mise à jour par les auteurs

Bruno jeanmart est professeur de philosophie et psychanalyste.

Richard labévière est un journaliste et écrivain français. Ancien rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI), il est depuis 2014 rédacteur en chef de l’hebdomadaire numérique - prochetmoyen-orient.ch/ Observatoire Géostratégique

 

ISBN : 9782376071785

148 pages

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Carnets de Prison

Ces notes furent rédigées en 1992 par Erich Honecker, principal dirigeant de la RDA de 1971 à 1989, dans la prison de Moabit, à Berlin – celle-là même où les nazis l’avaient enfermé dans sa jeunesse – après que les autorités revanchistes de l’Allemagne fédérale eurent lancé toute une série de procès politiques afin de délégitimer par la calomnie le premier État socialiste édifié dans la patrie de Marx et Engels.

Malgré le caractère sordide de cet emprisonnement et le poids de la maladie qui allait l’emporter, ces notes sont tout sauf pessimistes. Honecker voyait bien que le capitalisme s’était « empêtré dans un noeud de contradictions qui exigent une solution ». Se moquant de la croyance selon laquelle « le marché va tout régler », Honecker partait du principe que de nouvelles forces sociales apparaîtront inévitablement et construiront de nouveaux rapports sociaux.

Et il parvenait à la conclusion dont les marxistes sont convaincus depuis toujours :

« Soit l’humanité sera précipitée dans l’abîme par le capitalisme, soit elle vaincra le capitalisme. Cette dernière solution est la plus vraisemblable et la plus réaliste, car les peuples veulent vivre. Malgré toutes les difficultés et les dangers, malgré la sinistre situation actuelle, je suis et demeure confiant. L’avenir appartient au socialisme. »

  Erich HONECKER Prix public 12 euros

ISBN 978-2-37607-163-1

92 pages

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Ce soir (1937-1939)

Ce Soir 1937-1939

Aragon : articles de 1937 à 1938

Elsa Triolet : chroniques de 1938 à 1939

Jean-Richard Bloch : articles de 1937 à 1939

Le rexisme

La Suisse en danger

Francis Jourdain : articles de 1938 à 1939

Jean Wiéner : articles de 1937 à 1938

Anna Seghers : Le Juge intègre (nouvelle)

Geneviève Chovrelat-Péchoux : Mémoire, histoire, écriture. Ben Barka ou « la profanation de l’homme » par Aragon

ISBN : 978-2-37607-208-9

367 pages

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CGT : pour que les choses soient dites !
LE MONDE DU TRAVAIL fait face à un déficit de luttes, d’ambitions et d’organisation. Cela pèse sur l’état d’esprit général des travailleurs et sur le rapport des forces en France, en Europe et dans le monde. Après plus de vingt ans de reculs, une torpeur s’est abattue sur la principale organisation syndicale française. Où en est la CGT, ce syndicat de luttes que nous aimons, au premier rang du combat des cheminots, des électriciens, des Carrefour, d’Air France et des personnels de santé ? Comment fédérer les actions en cours pour mettre en échec Macron, les patrons, Bruxelles ? Le syndicalisme rassemblé est-il toujours d’actualité ? Dans les rangs de la CGT, de nombreuses questions se posent sur ses orientations comme sur ses affiliations internationales à des organisations conciliatrices et réformistes comme la CES en Europe, ou la CSI internationalement. Or cette nouvelle période des luttes de classes impose de débattre, partager et agir sans ostracisme avec ceux qui ont les mêmes objectifs et valeurs, comme par exemple avec la FSM. Le 52e congrès confédéral de la CGT en 2019 à Dijon doit contribuer à ce bilan, cette mise à jour et ce droit d’inventaire. La CGT doit, comme elle l’a toujours fait, prendre parti pour demeurer la grande organisation de classe, de masse, démocratique et indépendante dont les travailleurs ont plus que jamais besoin. Jean-Pierre PAGE

ISBN 978-2-37607-142-6

165 pages

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Cgt-cgtu (1934-1935)

La scission intervenue dans la CGT en 1921-1922 s’est prolongée jusqu’en mars 1936. Les années de division ont installé des fractures profondes qui ne seront réduites que dans le contexte de la formation d’un front antifasciste.

À l’automne 1934 des contacts entre la CGT et la CGTU sont établis et ouvrent une longue période de discussions au bout de laquelle les conditions politiques de la reconstitution de l’unité vont se concrétiser.

C’est ce débat que l’ouvrage présente en publiant les sténogrammes des sept rencontres qui précédèrent la réunification. Après une introduction consacrée aux débats sur l’unité dans la période de division, chaque sténogramme fait l’objet d’une présentation. La question des fractions politiques dans les syndicats est également abordée ainsi que les principales décisions prises à Toulouse en mars 1936 lors de la reconstitution de l’unité syndicale.

Ainsi se trouvent réunis les matériaux essentiels d’un événement majeur de l’histoire syndicale nationale.

André NARRITSENS Prix public 25 euros

ISBN 978-2-37607-164-8

378 pages

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Chávez. L’homme qui défia l’histoire
Cette biographie complète du commandant Hugo Chávez, écrite par un intellectuel vénézuélien reconnu, révèle les traits essentiels d’un personnage qui n’appartient pas seulement à la légende mais aussi à l’histoire de son temps. Le lecteur est entraîné dans ce parcours exceptionnel, de la province de Barinas jusqu’aux plus hautes charges de la plus grande révolution d’après la guerre froide. Le portrait intime et politique rejoint ici l’épopée de la libération d’un peuple et de tout un continent. Préface de Rémy Herrera, chercheur au CNRS, Centre d’Économie de la Sorbonne 514 pages Référence : 978-2-37607-100-6  
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Chroniques de l’impérialisme
Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, le prétendu monde libre revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi qu’il pratique le bombardement de pays étrangers à des fins « démocratiques », mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance économique en privilège moral. Le reste du monde n’est pas dupe, mais finalement peu importe. « Le monde libre » a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu’il est le plus fort — c’est du moins ce qu’il croit. La barbarie congénitale qu’il attribue aux autres est l’envers de son monopole autoproclamé de la civilisation. Auréolé du sacro-saint « droit d’ingérence », ce mariage réussi du sac de sable façon GI’s et du sac de riz façon Kouchner, l’Occident vassalisé par Washington s’imagine sans doute qu’il sauve le monde en le soumettant à l’impitoyable razzia exigée par les vautours de la finance et les multinationales de l’armement. Référence 978-2-37607-129-7
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Comment peut-on être coréen (du nord) ?
La connaissance de L’autre est affaire délicate. Tenter de décrypter une société éloignée de l’aire culturelle à laquelle on appartient est aventure. Elle exclut l’arrogance ; elle exige l’humilité. Des voyages et des rencontres, au fil des années, ne sont pas une garantie contre les erreurs d’interprétation. Le peuple coréen n’est ni « mystérieux » ni « étrange », du moins pas davantage que n’importe quel autre peuple. Il n’est « ermite » que de réputation dans un Occident malade de sa vieille hégémonie pla- nétaire qui a débuté avec la Renaissance et du complexe de supériorité qui en résulte. Préface de Jean SaLem, professeur de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Références : 978-2-37607-113-6 Nombre de pages : 142
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Correspondance avec la classe dirigeante sur la destruction du livre et de ses métiers
S’il y a un point qui fait consensus parmi nous, les autorités concernées et plus généralement les défenseurs du livre c’est bien l’urgence et le souci commun et prioritaire de: Restaurer et relancer la fréquentation des librairies . Alors … Comment imaginer, comment prétendre sérieusement que l’on va y parvenir en développant les ventes par Internet et pire encore les ventes de téléchargement de fichiers numériques ? L’objet de la : « Correspondance avec la classe dirigeante sur la destruction du livre et de ses métiers » est de : – dénoncer cette imposture dont la puissance publique et les « corps constitués » portent l’essentiel de la responsabilité – combattre les abus et détournements de fonds publics qui sont perpétrés pour la constituer « aux frais des libraires et des contribuables » . – et proposer des mesures efficaces, réalistes, économiquement viables et démocratiques, de nature à valoriser les librairies et l’ensemble de la chaîne des métiers du livre, en restaurant la fréquentation des librairies. Publié fin juillet 2012 par les éditions Delga cette brochure (imprimée sur Linotype) a été composée dans le temps réel des correspondances d’un libraire de quartier parisien avec le CNL et le Ministre de la Culture, qu’elle reproduit et commente, et qui furent suscitées par le constat d’un abus motivant une plainte en détournement de fonds publics. Elle est le fruit de circonstances qui se poursuivent au moment de sa publication. Elle s’inscrit dans le cadre d’une action plus vaste, avec le projet de réunir, autour de revendications positives et de mesures pratiques concrètes*,  tous ceux et toutes celles qui entendent s’opposer aux menées des dématérialiseurs de livres, et autres adeptes de la numérisation du rapport social au détriment de l’activité et du travail humain. Ce livre dont la « matérialité » est très affirmée, sera interdit de vente sur Internet (seuls les libraires pourront le commander et le vendre (9 €) ), son auteur ne percevra aucun droit ou rétribution. Il a été tiré initialement à 1000 exemplaires. Il peut-être commandé d’ores et déjà chez votre libraire. Référence : 978-2-915854-38-1
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Critique de la raison numérique
Critique de la raison numérique. Illustrée par l’exemple du commerce du livre en France et des phénomènes qu’on y a observés Référence : 978-2-915854-54-1
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Critique de l’apolitisme
Hegel analyse la fuite loin du monde politique comme la tendance à opposer à la médiocrité du monde réel « un monde différent, spirituel et merveilleux », la « fable d’une vie intérieure et spirituelle, qui devrait être plus élevée ». Le panorama philosophique actuel est en fait largement caractérisé par cette idéologie de l’apolitisme ; et si Hegel exhorte la philosophie à se garder de « vouloir être édifiante », cet avertissement rencontre aujourd’hui peu d’échos. Ce livre appelle au contraire l’attention sur une grande leçon largement refoulée. Pour nous orienter dans la pensée de Hegel, nous pouvons sans doute trouver un fil conducteur dans son analyse critique de la fuite loin du monde politique. Hegel décrit ce phénomène comme l’« aspiration consciente à s’élever au-dessus des faits et du réel », en s’évadant dans un « monde éthéré de parfums et de sons, dépourvu de substance ». Ou encore la tendance à opposer à la médiocrité du monde réel « un monde différent, spirituel et merveilleux » comme « les miracles de l’âme », la « fable d’une vie intérieure et spirituelle, qui devrait être plus élevée ». Le panorama philosophique actuel est en fait largement caractérisé par cette idéologie de l’apolitisme ; et si Hegel exhorte la philosophie à se garder de « vouloir être édifiante », cet avertissement rencontre aujourd’hui peu d’échos. Ce livre appelle au contraire l’attention sur une grande leçon largement refoulée, mais sans doute plus que jamais actuelle. Référence : 978-2-915854-35-0
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Critique du libéralisme libertaire
À l’heure où les analystes politiques commencent tout juste à adopter le syntagme « libéralisme libertaire », il fallait, pour parer à toutes les confusions, mettre à la disposition du public, l’œuvre qui non seulement reste la seule à ce jour à en avoir formulé le concept, mais surtout en reconstitue la généalogie. Cette œuvre peut être dite « prophétique ». Dès l’après mai 68 (avec Néo-fascisme et idéologie du désir) M. Clouscard prévoit, décode et décrit le parcours qui mène inexorablement de Cohn-Bendit à Le Pen. Il dévoile ce que les idéologues doivent occulter : mai 68, con-tre-révolution libérale, cheval de Troie du libéralisme libertaire. Il fallait un nouveau marché : le marché du désir, une nouvelle société, celle de la confusion de la liberté et de la libéralisation, un double profit, celui du permissif pour le consommateur et du répressif sur le producteur, pour sauver le capitalisme en crise radicale. Mai 68 aura fait la promo du plan Marshall comme celui-ci a fait la promo du rêve américain. « Critique du libéralisme libertaire » est une Somme philosophique. Michel Clouscard rappelle les fondements de la Révolution française établis par Rousseau et Kant, l’engendrement réciproque de la conscience et de la connaissance. Il montre que le néo-kantisme (Sartre, Lévi-Strauss, Foucault, Barthes, Lacan, etc.) est la récupération insidieuse de cette philosophie, le détournement qui s’accomplit avec le libéralisme libertaire. Nietzsche et Heidegger s’avèrent les héritiers naturels de cette destruction de la raison dialectique. Référence : 2-915854-01-7
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