Catalogue
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Histoire du droit romain
Ce livre, qui a déjà fait l’objet de quinze éditions en Italie, trace un profil complètement nouveau de l’histoire du droit romain. L’expérience juridique n’apparaît pas divisée, selon un schéma habituel, en secteurs qui peinent parfois à trouver un point de rencontre : le droit public et privé, le droit pénal, les « sources » de production et de compréhension normative, le procès ; mais elle est étudiée dans ses structures fondamentales et dans les « valeurs » qui la guident, dans sa constitution et ses mutations, des Douze Tables jusqu’à la codification justinienne. Terminus d’un long parcours, la codification justinienne prend place entre un passé et un futur ; elle clôt une his- toire du droit romain, mais est également à la base de la culture juridique byzantine comme de celle de l’Europe médiévale et moderne.
Mario BRETONE
traduit de l’italien par Luigi-Alberto Sanchi (CNRS)
ISBN : 978-2-915854-98-5
509 pages 35€

La pensée dure du grand timonier mou
La pensée dure du grand timonier mou
Ce bel ouvrage, de 208 pages et autant de superbes images, est en quelque sorte le catalogue raisonné des cartes postales politiques de la librairie Tropiques au fil du quinquennat Mollande et donc la première monographie historico-hagiographique, solidement documentée et richement illustrée, consacrée à l’oeuvre grandiose du Grand Timonier Mou.
Un livre idéal pour les fêtes de fin d’année et de fin de quinquennat.
Collectif Invisible Line Pialle Haut
Librairie Tropique
ISBN : 978-2-37607-106-8
207 pages 25€

Les jolis grands hommes de gauche
Onfray suggérant de bombarder Cuba ; Badiou nageant en pleine eurolâtrie bruxelloise ; Lordon promu porte-parole du mouvement Nuit Debout mais annonçant d’emblée que toutes les révolutions « sont belles parce qu’elles échouent » ; Michéa ne voyant dans l’antifascisme qu’un alibi « stalinien » ; Rancière se déclarant déçu dans ses doux « espoirs nés de l’effondrement de l’empire soviétique » pour mieux affirmer, blasé, que « la prise de pouvoir, nul ne sait aujourd’hui ce que ça veut dire » ; Todd qualifiant le communisme de pathologie pour mieux vanter les mérites dudit « hollandisme révolutionnaire »…
Le vieux rêve de la réaction, exclure les communistes de la communauté nationale (« communiste, pas français »), prend ici l’apparence de la bonne conscience « progressiste », ingénue. Mais si certains n’ont trouvé d’autre solution que de refaire le congrès de Tours à l’envers et de revenir au temps du grand Jaurès, ce n’est pas pour s’inspirer de son courageux combat pour la paix ; c’est pour mieux conjurer toute une époque : Octobre-17 et Stalingrad, la Résistance et le programme du CNR, l’antifascisme et l’anticolonialisme insufflés par le Komintern, et mieux se plonger ainsi la tête dans le sable. Pourront-ils encore longtemps « fuir l’histoire » ?
Rédigés sur une dizaine d’années, ces articles pianotent sur la gamme qui va de la polémique acerbe à la controverse argumentée, sans exclure parfois l’« exercice d’admiration » (Clouscard, Lukács et d’autres). Ils offrent un point de vue privilégié sur les débats qui agitent la gauche actuelle.
Aymeric MONVILLE
ISBN : 978-2-37607-119-8
315 pages
19€

Réponse à Michel Onfray
Au moment où l’ensemble de nos médias, à longueur d’ondes ou de colonnes banalisent quotidiennement le nazisme, criminalisant sans cesse le communisme, continuant à affirmer malgré toutes les preuves que les communistes ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque contre l’Union soviétique, il apparaît plus que jamais indispensable de mettre en évidence le rôle primordial joué par les communistes dans la libération de notre pays.
Léon LANDINI
ISBN : 978-2-915854-86-2
157 pages
15€

Le Vacillement des choses
Après L’Oubli de la raison et La Trahison de l’avant-garde déjà publiés par nos soins, Juan José Sebreli poursuit sa défense et illustration d’un marxisme qui, à rebours d’un certain avant-gardisme romantique, viendrait se revivifier à sa source première : les Lumières, le rationalisme, la pensée de Hegel.
Cet exercice de décantage salutaire n’est ni indolore ni anodin. Mais qu’on soit avant tout critique envers les expériences révolutionnaires comme l’auteur de ce livre — à l’instar des penseurs de l’école de Francfort —, ou au contraire animé envers elles par une certaine bienveillance heuristique comme bon nombre des ouvrages figurant à notre catalogue, l’essentiel est qu’un débat puisse avoir lieu sur ce que pourra être une société future débarrassée de l’aliénation et de l’exploitation.
Qu’on décide donc d’assumer l’épopée révolutionnaire moderne comme un « processus d’apprentissage nécessaire » (comme le dit Domenico Losurdo, autre hégéliano-marxiste) ou qu’on cherche, comme Juan José Sebreli, d’autres alternatives possibles, force est de constater que ce sont ces auteurs enterrés toujours trop vite, Marx et Hegel, qui détiennent encore, pour une bonne part, les clefs de l’avenir et du « vacillement des choses » (Hegel). C’est pourquoi l’auteur s’attache ici à en montrer toutes les potentialités critiques : émergence du travailleur collectif, validité de la logique dialectique en regard des découvertes contemporaines, progrès de la recherche hégélienne, diversité des interprétations possibles de Marx (révolutionnaire ou évolutionnaire), montée d’une nouvelle « classe » technocratique au sein desdites démocraties occidentales (dont le « macronisme » nous montre aujourd’hui la part inquiétante).
Juan José SEBRELI
Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo
ISBN : 978-2-37607-132-7
389 pages 24€

Le Procès de l’incendie du Reichstag
L’INCENDIE DU REICHSTAG est le paradigme de ce type de complot, nommé depuis peu « opération sous faux drapeau » (falseflag en anglais), et qui consiste pour la bourgeoisie à perpétrer un attentat et à en imputer la paternité aux communistes (ou par extension plus récente au camp anti-impérialiste) et en retour justifier une répression massive contre ceux-ci.
Ainsi, un mois après l’arrivée au pouvoir d’Hitler — grâce entre autres à la social-démocratie —, l’incendie du Reichstag permit au « capitalisme et à son chien fidèle le fascisme » de réprimer dans le sang et d’éradiquer le Parti communiste allemand (17 % et 6 millions de voix aux législatives trois mois auparavant). Trois communistes bulgares dont Georges Dimitrov furent mis en accusation lors d’un procès (devant la presse internationale) à Leipzig, monté de toutes pièces, censé terrasser le communisme, mais qui aboutit à son (exact) contraire : le nazisme y fut démasqué et dut acquitter l’héroïque Dimitrov et ses camarades.
Creuser la question des faux drapeaux revêt de nos jours une importance capitale, au vu de leur fréquence qui croît exponentiellement (Yougoslavie, Irak, Libye, Ukraine, Syrie, etc.) se conjuguant avec les « contre-révolutions colorées » suivies de guerres d’ « ingérence humanitaire » laissant abasourdi tout honnête homme qui ne peut avaler le credo médiatique.
Une chose est sûre, c’est qu’il n’y eut jamais à l’inverse de faux drapeau orchestré par les communistes pour en faire porter la responsabilité à la bourgeoisie ! Pourquoi ? Selon Dimitrov le vrai communisme « ignore la comptabilité à partie double […] sa politique étant ouverte, conséquente et conforme à ses principes ».
Bref, la duplicité n’est pas son mode de rapport au réel tout comme ce n’est pas celui de la classe ouvrière. N’y a-t-il pas en revanche une relation d’immanence entre la manipulation de l’opinion par les faux drapeaux et l’instrumentalisation du travailleur par l’extorsion de son surtravail, et qui signerait un être de classe, celui
de la bourgeoisie, dont les « élites » fabriquent justement ce credo médiatique ? La boucle serait alors bouclée…
Gueorgui DIMITROV
ISBN : 978-2-37607-125-9
229 pages
17 €

Le Nouveau défi léniniste
Le centenaire d’Octobre 1917 est placé sous haute pression réactionnaire. La contre-révolution a triomphé (provisoirement) à l’Est et les contre-réformes se déchaînent à l’Ouest et dans les pays du Sud sur fond de guerres impérialistes, d’ingérences pseudo-humanitaires, de remontée des pires courants de l’histoire (intégristes religieux, néonazis ukrainiens, super-faucons états-uniens, racistes franco-français…) de négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de prédations environnementales potentiellement irréversibles, d’américanisation galopante de la culture et de la langue, de montée de la barbarie, de marche à la guerre mondiale sous l’impulsion de Donald Trump. Avec pour toute réponse la marche à l’Europe impériale et la mise en place d’États policiers belliqueux et tentaculaires…
Dans ces conditions, nombre de dirigeants « progressistes » sont tentés de « jeter du lest » et, s’agissant des dirigeants du PCF, de rompre leurs ultimes (et feintes) amarres avec le marxisme, sans parler des références à Lénine et de l’héritage patriotique mal assumé du PCF de 36 et de la Résistance. Alors que la droite dite républicaine singe le FN ou dérive vers le thatchérisme débridé, que les résidus du PS se rêvent en parti démocrate à l’américaine et que le PCF parachève sa mutation en section hexagonale du Parti de la gauche européenne, les Éditions Delga ont demandé à Georges Gastaud, philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France, de s’exprimer sur cette question plus ouverte que ne le laisse croire la criminalisation bien-pensante du communisme historique : la révolution prolétarienne, le socialisme-communisme ouvrent-ils encore une issue progressiste possible à l’impasse du capitalisme euro-mondialisé ?
Georges GASTAUD
ISBN : 978-2-37607-120-4
141 pages
15€

Le Centenaire d’Octobre 17
Les grandes révolutions font l’histoire ; les résistances conservatrices et les contre-révolutions ne font qu’en retarder le cours. La Révolution française a inventé la politique et la démocratie modernes, la Révolution russe a ouvert la voie à la transition socialiste, la Révolution chinoise a associé l’émancipation des peuples opprimés par l’impérialisme à leur engagement sur la voie du socialisme.
Ces révolutions sont grandes précisément parce qu’elles sont porteuses de projets fort en avance sur les exigences immédiates de leur temps. Et c’est pourquoi elles se heurtent dans leur progression aux résistances du présent à l’origine des reculs, des « thermidors » et des restaurations. Les ambitions des grandes révolutions, exprimées dans les formules de la Révolution française (liberté, égalité, fraternité), de la révolution d’Octobre (prolétaires de tous les pays unissez-vous), du maoïsme (prolétaires de tous les pays, peuples opprimés, unissez-vous) ne trouvent pas leur traduction dans la réalité immédiate. Mais elles demeurent les phares qui éclairent les combats toujours inachevés des peuples pour leur réalisation. Il est donc impossible de comprendre le monde contemporain en faisant abstraction des grandes révolutions.
Samir AMIN
ISBN : 978-2-37607-121-1
78 pages
10€

Le Bicentenaire de la naissance de Marx
La raison historique du capitalisme n’est autre que celle d’avoir réuni dans un temps bref toutes les conditions, matérielles, politiques, idéologiques et morales qui imposent son dépassement.
J’ai toujours partagé ce point de vue que je crois être celui de Marx, depuis le Manifeste jusqu’aux premiers temps de la Seconde Internationale vécus par Engels. Les analyses que j’ai proposées, concernant la longue maturation du capitalisme – dix siècles – et les contributions des différentes régions du monde à cette maturation (la Chine, l’Orient islamique, les villes italiennes puis enfin l’Europe Atlantique), son apogée courte (le xixe siècle), enfin son long déclin qui se manifeste par les deux longues crises systémiques (la première de 1890 à 1945, la seconde à partir de 1975 jusqu’à ce jour) ont l’ambition d’approfondir ce qui chez Marx n’était qu’une intuition.
Cette vision de la place du capitalisme dans l’histoire a été abandonnée par les courants « réformistes » au sein du marxisme de la Seconde Internationale puis en dehors du marxisme. On lui a substitué une vision selon laquelle le capitalisme n’aura accompli sa tâche que lorsqu’il sera parvenu à homogénéiser la Planète sur le modèle de ses centres développés. En persistant dans cette voie sans issue parce que le déploiement mondialisé du capitalisme est par nature polarisant, on substitue à la transformation du monde par la voie révolutionnaire la soumission aux vicissitudes mortelles d’une décadence de la civilisation.
Samir AMIN
ISBN 978-2-37607-138-9
95 pages

La Situation de la classe laborieuse en Angletterre
Engels, jeune bourgeois allemand, part pour l’Angleterre en 1842 pour travailler dans une filature appartenant à son père.
Il découvre les ravages d’une révolution industrielle qui plonge les ouvriers dans une grande misère.
Révolté, il décide de relater ce qui s’étale devant ses yeux “afin de faire connaître au monde civilisé la dégradante situation où il leur faut vivre”.
Ce sera “La situation de la classe laborieuse en Angleterre” qui exercera sur Karl Marx une influence décisive.
Filmé au Théâtre de l’Usine par Maud Alessandrini (durée : 62 minutes)
Suivi d’une conférence d’Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII (filmée par les Films de l’An 2).
(durée : 53 minutes)
Référence : EAN 3770002757055

La révolution russe en BD
Les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires.
Georges Dimitrov
ISBN : 978-2-37607-126-6
159 pages
15€

La Guerre de 1918-1922
Quelle autre guerre aurait pu liguer quatorze puissances (USA, Royaume-Uni, France, Japon, Pologne, etc.), plus l’Allemagne, contre un autre pays, avant même la signature de l’armistice de la Guerre de 1914-1918 ? Cette guerre impérialiste contre la Russie soviétique décréta un blocus économique et sanitaire international, qui provoqua la mort de millions de civils et la famine de 1921 — au sujet de laquelle l’historiographie mondiale, très sélective, nous gratifie d’un silence assourdissant. Qualifier cette guerre internationale de « guerre civile » est donc particulièrement retors. En vérité, après la Révolution de 1917, il y avait le feu au château de la bourgeoisie internationale, et celle-ci dut improviser en urgence, n’ayant pas le loisir d’habiller son agression de pseudo-motifs d’ « ingérence humanitaire ».
Inconscient historiographique donc — guerre non-dite et non-sue —, justement parce qu’elle est le véritable laboratoire à ciel ouvert des antagonismes de classes exprimés sans fard — vu la précipitation des événements révolutionnaires. C’est en fait la guerre matricielle (de classe) de toutes les guerres qui suivront mais brouillées, elles, par des éléments idéologiques surajoutés. D’une promenade de santé, comme l’annonça la coalition, elle se solda pour celle-ci en défaite cuisante qui mit un point d’arrêt au conflit. D’autant que les mutineries et les « passages du côté des Rouges » se multipliaient et que, de l’aveu même du premier ministre britannique Lloyd George, il fallait endiguer les risques imminents de contamination de la révolution dans les pays coalisés.
Le capitalisme coalisé reviendra, mais sous d’autres formes, ayant pris le temps de s’habiller d’idéologies justificatrices pour mieux masquer les antagonismes de classe (Seconde Guerre mondiale, Guerre froide, contre-révolutions colorées, etc.).
Youri KORABLEV
Anatoli CHOURYGUININE
ISBN 978-2-37607-124-2
85 pages
10€