Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants
L’unité a assuré, depuis la fondation du syndicalisme, la puissance et la cohésion de la classe ouvrière et des salariés. Elle fut la cible permanente du patronat national et de l’État à son service, secondés, à l’ère impérialiste, par leurs homologues allemands et américains : ces derniers, investisseurs de capitaux à l’étranger, avaient aussi besoin d’écraser les salaires, donc d’abattre la résistance ouvrière en en divisant les forces. Le camp patronal, unifié lui, trouva d’emblée d’efficaces alliés contre les syndicalistes combatifs dans les éléments réformistes, majoritaires dans les pays du « Centre » impérialiste. L’intervention étrangère se développa pendant les années 1930, où le Reich allemand organisa, y compris parmi les salariés, la non-résistance à son invasion puis à son exploitation directe des ressources des pays visés. Elle se déploya pendant la guerre, où les États-Unis préparèrent leur installation définitive en Europe en tout domaine, sphère syndicale incluse. L’immixtion de cette super-puissance, considérablement renforcée par le deuxième conflit mondial, emprunta partout des formes similaires. Une gigantesque corruption du syndicalisme « modéré » en assura précocement puis en consolida, via les dollars du Plan Marshall, le succès : témoignent ici d’une situation générale les exemples français, britannique et allemand. Avant-coureur d’une tutelle globale, le contrôle du syndicalisme, dans chaque pays et au niveau international, constituait la condition sine qua non d’une exploitation maximale des salariés européens. La transformation spectaculaire en loups- garous, via la propagande et la répression de « Guerre froide », des militants les plus combatifs, fort appréciés des salariés, surtout depuis la guerre, facilita et accéléra la réalisation de cet objectif. Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot, a notamment publié : Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2016, Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013, Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Armand Colin, 2016, et La Non-épuration en France de 1943 aux années 1950, Paris, Armand Colin, 2019.
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Quand l’espoir venait de l’est
Le présent ouvrage permettra au lecteur de prendre connaissance d’une des pages les moins connues de la Seconde Guerre mondiale : celle de la participation de citoyens soviétiques et d’émigrés russes au mouvement de la Résistance et de la Libération de la France. Les unités de résistants, les forces armées intérieures de la Résistance et d’autres groupes comprirent plus de trente mille Russes. Il s’agissait de soldats soviétiques évadés des camps de prisonniers, d’émigrés russes entrés dans la lutte dès les premiers jours de l’Occupation aux côtés des Français patriotes, et de civils soviétiques qui avaient été libérés de camps de travail par les résistants. Sept mille cinq cents d’entre eux perdirent la vie dans des combats menés pour la liberté de la France. Dans les villes libérées, des monuments ont été dressés en l’honneur des héros russes et autour d’eux se réunissent des anciens combattants et les jeunes générations. Les anciens de la Résistance gardent la mémoire de leurs camarades, les partisans russes, avec lesquels ils combattirent contre l’occupant. Ouvrage réalisé sous la direction de Youri Vinoguine et Alexandre Ignatov Sergueï Dybov. Préface Youri Vinoguine et Alexandre Ignatov. Avant-propos Oleg Ozerov. Extraits du livre « Vers la Victoire à travers la détention et l’exploit » Nicolaï Pletoukhine. Extraits du livre « Parcelle de Russie. Chronique d’épreuves » Préface d’Annie Silvestri, maire de la ville de Thil René Barchi. « Normandie-Niemen » et « Rodina », ou Deux histoires extraordinaires Arkady Nagaïtsev et Youri Plotnikov. Les 37 courageuses Anna Domachenko. Le destin d’une femme Roman Lebedenko. Regard d’Historien Roland Haas. La France se souvient de vous
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Le Marxisme haïtien
Le premier marxiste en Haïti est Jacques Roumain (1907-1944), l’auteur du célèbre roman Gouverneurs de la rosée et fondateur du premier Parti communiste haïtien. Il assume ses convictions communistes et ne cesse de mobiliser la figure de Marx pour interpréter la réalité de son pays. Cette migration du marxisme, d’origine européenne, vers la société postcoloniale haïtienne appelle à une prudence épistémique afin d’éviter le piège de l’eurocentrisme. Étant mort très jeune à 37 ans, Roumain n’a pas eu la possibilité de développer et d’approfondir son projet de marxisme anticolonial. Mais suite aux mouvements de 1946, les marxistes haïtiens se lancent dans une revalorisation analytique des oeuvres de Jacques Roumain en soulignant la richesse des points esquissés. Ils conceptualisent les dialogues entre marxisme, négritude et dépendantisme, dans une optique de relecture de la thématique coloniale tout en fondant leur regard épistémique sur l’idéal de la Révolution haïtienne de 1804 et sur les travaux des intellectuels haïtiens de la fin du XIXe siècle. La pensée marxiste haïtienne dont il est question ici débute dans les années 1945-1946 pour s’arrêter aux alentours de 1986. Cette période est choisie en fonction de la richesse de la littérature marxiste et de l’augmentation du nombre de militants se réclamant du communisme. Pour bien cerner la question, nous avons constitué un groupe de six penseurs marxistes choisis en fonction de leur popularité, de leur niveau d’analyse et de leur implication idéologico-politique : Étienne Charlier, Jacques Stephen Alexis (Jacques La Colère), René Depestre, Gérard Pierre-Charles, Yves Montas (Jean Luc) et Michel Hector (Jean-Jacques Doubout).   Jean-Jacques Cadet Docteur de l’Université Paris 8, il enseigne la philosophie à l’École Normale Supérieure (Haïti). Il s’intéresse aux pensées marxistes, à la philosophie sociale, aux études postcoloniales et à la géophilosophie. Il a été lauréat de la bourse postdoctorale proposée par LADIREP « Langages, Discours et Représentations », laboratoire rattaché à la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti. Actuellement, il travaille sur les recours des marxistes caribéens à l’anthropologie dans le cadre de l’élaboration de leurs pensées de l’émancipation. Voir bibliographie en page 2.
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Cuba sous embargo
Instauré depuis 1962 par les États-Unis après un échec de l’invasion de l’île, le blocus non seulement pourrit la vie des Cubains mais constitue également une véritable insulte à la communauté internationale, laquelle, dans sa quasi totalité, le condamne chaque année à l’ONU depuis près de trente ans. Cette négation de la souveraineté des États et cette sanctification du droit d’ingérence par l’asphyxie constitue l’un des plus grands scandales de tous les temps. Dans le carnet de bord qu’il tient tout en réalisant ses interviews sur le blocus, Viktor Dedaj s’exprime sans langue de bois, décrit cette île qui n’est ni un paradis ni un enfer mais respirerait tellement mieux sans les pressions de son puissant voisin. Il montre aussi comment Cuba résiste, tout en donnant au monde entier l’exemple de la dignité et du courage.   Viktor Dedaj est né dans un pays détruit par l’OTAN (la Yougoslavie), de parents originaires d’un pays occupé par une énorme base militaire US (l’Albanie), et détient la nationalité d’un pays totalement asservi aux États-Unis et qui leur sert de base d’écoute militaire (l’Australie). Il a longtemps exercé le métier de « consultant en systèmes de gestion financière informatiques » pour des multinationales anglo-américaines ‒ un poste d’observation privilégié ‒ et est tombé tout petit dans la marmite de la solidarité avec l’Amérique latine et se définit comme un « observateur engagé de la marche du monde ». Fondateur du comité département du Rhône de l’Association France- Amérique Latine, il suivra de près et s’engagera dans la solidarité avec la révolution sandiniste au Nicaragua de 1979 à 1990. En 1992, il « redécouvre » Cuba et le blocus US et lance le premier bulletin quotidien d’information sur Cuba (Cuba Solidarity Project) qu’il animera jusqu’en 2007 avant de devenir co-administrateur du site d’information alternative Le Grand Soir. Co-auteur de Cuba est une île (avec Danielle Bleitrach, éd. Temps des Cerises, 2004), Les États-Unis de Mal Empire (avec Danielle Bleitrach, Maxime Vivas et Jacques-François Bonaldi, éd. Aden, 2005) et 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et à venir (avec Maxime Vivas, éd. La Brochure). Producteur exécutif du disque de rock Pour Cuba (Mano Negra, Têtes Raides... FAL et Australie Musique, 1993) et du documentaire Revolucionarios (de Jérôme Delbalat, Art’Mur Prod & Le Grand Soir , 2016).
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Les veaux et les Choses
Au moment où la culture politique libérale n’est plus capable de se déterminer selon ses catégories historiques traditionnelles de droite ou de gauche, la démagogie écologistes s’y est agrégée pour rendre plus soutenable la conscience collective propre au capitalisme : l’occultation des rapports de classe, sous la forme marchandise. Une marchandise qui va donc être commise à la durabilité soutenable, en sorte de conserver ses vertus décoratives. C’est pourquoi l’on peut juger qu’à l’interrogation subsidiaire : l’écologisme, stade ultime du capitalisme ? La réponse réside finalement dans la question. Et qu’en réalité il ne reste à discuter que le prédicat ultime.
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Ni calque ni copie
José Carlos Mariátegui est non seulement le plus important et le plus inventif des marxistes latino-américains, mais aussi un penseur dont l’oeuvre, par sa force et son originalité, a une portée universelle. Son marxisme hérétique présente des affinités profondes avec quelques-uns des grands auteurs du marxisme occidental — Gramsci, Lukács ou Walter Benjamin. Le socialisme selon Mariátegui s’inscrit au coeur d’une tentative de réenchantement du monde par l’action révolutionnaire. La proposition la plus hardie et hérétique de Mariátegui, celle qui soulèvera les plus grandes controverses, est celle qui résulte du passage de ses analyses historiques sur le « communisme inca » et de ses observations anthropologiques sur la survivance des pratiques collectivistes à une stratégie politique qui fait des communautés indigènes le point de départ d’une voie socialiste propre aux pays indo-américains. Que ce soit dans le domaine de la philosophie ou de la stratégie politique, de la culture ou de la question agraire, de l’histoire ou de l’éthique, l’oeuvre de Mariátegui est entièrement traversée par un puissant souffle romantique-révolutionnaire, qui donne à sa conception marxiste du monde sa qualité unique et sa force spirituelle visionnaire.

(Extraits de la préface de Michael Löwy). Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo.

  José Carlos Mariátegui (1894-1930) fut un penseur marxiste péruvien. Théoricien prolifique jusqu’à son décès précoce, il est considéré comme l’un des penseurs latino-américains les plus influents du XXe siècle. Ses Sept essais d’interprétation de la réalité péruvienne ont fait l’objet d’une publication française aux éditions Maspero en 1968. Les éditions Delga ont déjà publié, quant à elles, sa Défense du marxisme en 2014. Cette anthologie, la première du genre en français, embrasse l’ensemble de son oeuvre.
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Rompre avec le capitalisme, construire le socialisme
La suraccumulation durable du Capital est la maladie mortelle du capitalisme. Pour essayer de s’en sortir, les bourgeoisies dirigeantes ont inventé l’impérialisme et le capitalisme monopoliste d’État.Ce faisant, elles ont conduit les peuples de leur pays d’origine et ceux du monde entier dans de désastreuses impasses. Elles font aujourd’hui, avec le capitalisme monopoliste financier, une tentative ultime, vouée à l’échec. La suraccumulation durable du Capital est toujours là. Les bourgeoisies du monde capitaliste développé disposent encore d’une certaine force mais elles sont en recul et ne dirigent plus rien. La fin de l’impérialisme et l’expansion du socialisme sont donc à l’ordre du jour.Or il existe plusieurs façons d’expliquer ou d’aborder le socialisme. Celle adoptée par l’auteur est de le situer en continuité et en rupture avec les sociétés précédentes. La continuité serait que capitalisme et socialisme sont des sociétés marchandes. La rupture viendrait de ce que le marché capitaliste et le marché socialiste seraient radicalement différents. Le premier viserait à réaliser le profit maximum pour la minorité des capitalistes. Le second aurait pour but la satisfaction maximum de la majorité que forment les classes populaires. L’État prendrait appui sur la consommation finale et productive ainsi que sur les consommateurs pour nier la forme marchandise et construire une société d’abondance. Dans ce but, il développerait l’investissement et la productivité du travail de manière inédite tout en respectant les équilibres naturels. Jean-Claude Delaunay, né en 1938, économiste, professeur honoraire des universités, il vit aujourd’hui en Chine (Guangxi, Nanning). Il a déjà publié une dizaine de livres. Il est vice-président de la World Association for Political Economy (WAPE) et co-éditeur de la World Review of Political Economy, que publie cette association. Les éditions Delga ont déjà fait paraître son ouvrage Les Trajectoires chinoises de modernisation ; De l’Empire agro-militaire à l’État-Nation et au socialisme.
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La Modernité Assiégée
L’« esprit du temps » des dernières décennies a poussé la société occidentale à abandonner tout ce qui constituait ses traits distinctifs : le rationalisme, la croyance en la science et en la technique, l’idée de progrès et de modernité. À la conception objective des valeurs, on oppose désormais le relativisme ; à l’universalisme, les particularismes culturels. Les termes essentiels de l’humanisme classique – sujet, homme, humanité, personne, conscience, liberté – sont considérés comme obsolètes. L’histoire a également perdu la place privilégiée qu’elle occupait précédemment et s‘est trouvée remplacée – en tant que science pilote –, par une anthropologie fondée sur la linguistique, effaçant l’homme derrière la structure immuable. On a vu ainsi refleurir de mystérieuses théories sur le caractère ineffable de l’« esprit des peuples », de même qu’une apologie des cultures opposées à la civilisation, justifiant ainsi l’autarcie culturelle jusqu’à l’ethnocentrisme et la xénophobie Contre ces résurgences du vieil irrationalisme romantique – historiquement le meilleur allié des réactionnaires –, l’auteur de L’Oubli de la raison et de La Trahison de l’avant-garde, poursuit sa défense et illustration d’une pensée résolument moderne, fidèle au message universaliste de l’humanisme et des Lumières. Et ce, sans concession aucune pour ceux qui, au prétexte de défendre les particularismes des peuples, décrètent l’incommunicabilité entre les hommes. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo Juan José Sebreli, philosophe et historien argentin né en 1930. Durant la dictature militaire (1976-1983), il organise clandestinement “l’université des ombres”. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il s’attache tout particulièrement à la critique de l’irrationalisme et de l’arbitraire. Les éditions Delga ont déjà publié en français L’Oubli de la raison ; La Trahison de l’avant-garde ainsi que Le Vacillement des choses.
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L’Origine de la vie
Dans les années vingt, le savant soviétique Alexandre Oparine se fit connaître bien au-delà des frontières de son pays pour ses travaux pionniers sur la chimie prébiotique, que synthétisera son livre jadis célèbre : L’Origine de la vie sur Terre. Un siècle s’est écoulé, au cours duquel la biologie a accompli des avancées prodigieuses dans ce domaine, jusqu’aux récents « automates prébiotiques » évoluant presque sous nos yeux en laboratoire.Ces dernières décennies, nous assistons pourtant à la renaissance de formes de plus en plus obscurantistes de créationnisme, sous le regard atone, voire complice jusqu’à un certain point, du vieux paradigme néodarwinien sous l’emprise d’un post-modernisme hostile à toute « théorie générale » du vivant, sacralisant toujours le « hasard » contre la nécessité.À la lumière d’une théorie de la connaissance matérialiste dialectique, dont Oparine lui-même se réclamait, et qui ne fut pas étranger à la pertinence de ses travaux, il s’agit de démasquer aujourd’hui cette contradiction profonde entre ossification des sciences de l’évolution et évolution multiforme du fixisme, au moment où l’épigénétique bouscule tous les dogmes idéalistes qui polluaient la génétique du siècle dernier. C’est l’occasion de rendre hommage au grand Oparine, dont les découvertes et les problématiques sont encore d’une actualité brûlante, et d’en proposer donc une relecture. Guillaume Suing, professeur agrégé de biologie né à Tourcoing en 1973, membre du Cercle Henri Barbusse, il se passionne pour l’histoire de la biologie depuis plusieurs années. Deux ouvrages sont déjà parus (aux éditions Delga) : Évolution : la preuve par Marx. Dépasser la légende noire de Lyssenko et L’Écologie réelle. Une histoire soviétique et cubaine.
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Théorie de la violence
Théorie de la violence (2008) est le dernier livre publié par Georges Labica. C’est aussi celui de son idée première, celle d’une pratique de la philosophie portée hors d’elle-même, prenant le parti de l’impensable, de l’infréquentable. Pour Labica, toute violence est en situation, prise dans une histoire. Aujourd’hui, ses formes sont modelées et redéfinies par la mondialisation. Celle-ci a effectivement mondialisé la violence, la part destructrice du capitalisme l’ayant, avec la financiarisation spéculative, emporté sur la part positive, que vantait le Manifeste, au point que le système en vient, sous nos yeux, à se phagocyter lui-même. Cette nouvelle édition comprend, outre une préface de Thierry Labica, les commentaires et réponses de l’auteur. Dans une réponse à Etienne Balibar, Labica concluait ainsi de façon prémonitoire : « Dans la crise actuelle (...) la violence est inévitable, tant est écrasant le poids des souffrances endurées. Or, si elle ne trouve pas une expression de masse consciente de la nécessité d’une alternative radicale, elle s’engluera dans des révoltes spontanées aisément réprimables et/ou rendra possible une sortie de crise capitaliste porteuse d’une violence plus grande encore. Aucun choix ne nous est laissé. » Georges Labica (1930-2009), philosophe français, ancien professeur à Paris-X Nanterre et directeur au CNRS. Spécialiste de philosophie politique, en particulier de l’histoire du marxisme, il codirige avec Gérard Bensussan le Dictionnaire critique du marxisme (PUF). Auteur de nombreux ouvrages, Labica s’est d’abord intéressé à la pensée d’Ibn Khaldoun, mais aussi de Lénine, Robespierre ou Antonio Labriola.
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Bataille pour le passée de la Chine
Mao et ses politiques ont longtemps été diabolisés en Occident, la Révolution culturelle étant considérée comme une violation fondamentale des droits de l’homme. Ce livre s’attaque à la description extrêmement négative de la Chine sous Mao dans les publications récentes et soutient que la plupart des gens en Chine, y compris les pauvres des zones rurales et la classe ouvrière urbaine, ont en réalité bénéficié de la politique maoïste d’un système de protection sociale complet pour les zones urbaines et d’un système de santé et d’éducation de base pour les zones rurales, lequel processus est en train de s’inverser dans la ruée actuelle vers le capitalisme.Par une analyse critique du récit général de l’ère Mao et de la Révolution culturelle et en révélant ce qui est proposé dans les débats non officiels sur les médias électroniques, ce livre remet les pendules à l’heure, en présentant un argument convaincant en faveur des effets positifs des politiques de Mao sur le bien-être du peuple chinois.

« Un puissant mélange de passion politique et de recherche originale, une polémique courageuse contre la vision à la mode de la Chine... Et qui porte un coup de grâce au récent livre de Jung Chang sur Mao, tant vanté par Bush et les conservateurs. »

Gregor Benton, professeur d’histoire chinoise, Université de Cardiff

« Ce livre important ouvre une fenêtre très nécessaire sur les perceptions chinoises de l’orientation du pays après Mao... Il met en évidence le renouvellement du soutien populaire au socialisme et l’opposition croissante aux politiques d’État contemporaines. »

Martin Hart-LandsBerg, professeur d’économie, Lewis & Clark College, Portland, Oregon

  Mobo Gao, né en 1952 dans le village de Gao dans le Jiangxi, il est un professeur de chinois et de civilisation chinoise à l’université d’Adélaïde en Australie, où il dirige depuis 2008 l’institut Confucius.
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Marx et l’amérique latine
Publié initialement en espagnol en 1980 et devenu depuis un classique, Marx et l’Amérique latine est une œuvre fondatrice de la pensée progressiste latino-américaine. Il ouvre un espace de réflexion complètement nouveau sur les formes spécifiques de la réception du socialisme en Amérique latine. À travers une lecture contextuelle virtuose, José Aricó étudie les raisons d’une méprise, d‘une mésentente entre Marx et cette réa- lité du monde, phénomène d’autant plus étrange qu’il s’agit du continent qui verra naître le Che Guevarra.Il est en effet incontestable que le peu d’attention que Marx et Engels ont porté à l’Amérique latine a d’abord pesé lourdement sur le destin théorique du continent au sein de la tradition socialiste. De même, le pamphlet hâtif de Marx contre Simón Bolívar ou l’éloge étonnant de l’invasion du Mexique par les États-Unis sous la plume d’Engels n’ont guère pu aider les disciples à appréhender la réalité nationale de l’Amérique latine.Mais peut-on se satisfaire d’une telle reconnaissance des faits, sans se demander ce qu’ils signifient, non pas quant à la réalité latino-américaine mais quant au corpus théorique marxiste ? Plus qu’à un simple exercice de philologie érudite, c‘est à une confrontation avec la validité des positions de Marx dans son examen des sociétés non typiquement bourgeoises que l’auteur nous convie.

Préface de Martín Cortés. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo.

  José M. Aricó,né en 1931 en Argentine et décédé en 1991 dans ce même pays après un long exil au Mexique, José Aricó fut le principal introducteur et traducteur de Marx et de Gramsci en Amérique latine et l’auteur d’essais aussi stimulants qu’iconoclastes comme La Queue du diable ; l’itinéraire de Gramsci en Amérique ou le présent livre, dont c’est ici, après la parution des versions portugaise et anglaise, la première traduction en français.
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