LE ZUGZWANG
LE ZUGZWANG

Pourquoi ce « cahier » : parce que l’espace médiatique laisse de moins en moins de place à la réalité. Parce que le « politique » est si affaibli qu’il ne peut à lui seul reprendre pied dans celle-ci. Il faut à nouveau marier la politique à la culture, à la civilisation et à l’anecdote. Partir de l’événement pour reconstituer la profondeur historique. Ce cahier est un essai. Qu’il soit marqué et surtout transformé dépend de vous.

Le Zugzwang est une situation aux échecs où le joueur n’a plus aucun mouvement favorable possible – toute action de sa part entraîne une détérioration fatale de sa position sur le plateau de jeu.

Ce petit livre démontre que nous sommes passés d’une configuration à l’autre : la contre-révolution fut ce moment où faute d’une stratégie, quoique nous fassions nous perdions. Aujourd’hui c’est la bipolarité du capitalisme qui signe son déclin. Quoi qu’il fasse : il ne fait que perdre. Il ne lui reste plus que l’effroi et l’inertie qu’il engendre.

Mais le Vent de l’Histoire s’est levé. Il est déjà là. Il souffle comme jamais, multipolaire, d’Est en Ouest et du Sud au Nord et balaiera bientôt tous les pharisianismes et avec eux des siècles de domination et de prédation de l’Occident : « les bavardages se tairont devant le sérieux de l’Histoire ».

Danielle BLEITRACH

« A galopar, a galopar, hasta enterrarlos en el mar »

Rafael Alberti

 

ISBN : 978-2-37607-287-4

186 pages

 
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L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ EN CHINE
L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ EN CHINE

En moins de deux générations, la Chine a accompli ce que beaucoup jugeaient impossible : éradiquer l’extrême pauvreté sur un territoire immense et au sein de la population la plus nombreuse du monde. Cet ouvrage collectif propose une analyse rigoureuse et incarnée de cette transformation historique, en croisant approches économiques, politiques, sociales et témoignages de terrain. Loin des lectures idéologiques et des récits simplificateurs, les auteurs examinent les méthodes concrètes mises en oeuvre par l’État chinois : planification de long terme, développement des infrastructures, accompagnement ciblé des populations, relocalisation productive, accès universel aux services essentiels et articulation fine entre niveaux locaux et nationaux.

À travers des études régionales – du Tibet au Xinjiang, du Qinghaï au Hunan –, le livre montre comment la lutte contre la pauvreté s’est inscrite dans une stratégie globale de développement, combinant croissance économique, cohésion sociale et souveraineté nationale. Il met également en lumière les contradictions, les tensions et les choix politiques qui ont jalonné ce processus, sans occulter les défis persistants liés aux inégalités, aux transformations sociales rapides et aux pressions internationales.

En s’appuyant sur des données vérifiées, des analyses critiques et des observations directes, L’Éradication de la pauvreté en Chine constitue une contribution majeure au débat mondial sur le développement, la justice sociale et le rôle de l’État. Il invite à repenser les dogmes dominants et à considérer l’expérience chinoise comme un objet d’étude incontournable pour toute réflexion sérieuse sur la sortie durable de la pauvreté à l’échelle planétaire.

Auteurs

Sonia Bressler, Jean-Claude Delaunay, Bruno Drweski, Bruno Guigue, Edmond Janssen, Élisabeth Martens, Aymeric Monville, Jean-Pierre Page, Jean Pégouret, Tian Miao.

 

ISBN : 978-2-37607-286-7

226 pages

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MICHEL CLOUSCARD
MICHEL CLOUSCARD
Première thèse universitaire consacrée à Michel Clouscard, cet ouvrage marque une étape décisive dans la reconnaissance académique d’un penseur longtemps marginalisé. Celui-ci a construit, dès les années 1970, une œuvre aussi dense qu’exigeante, articulant dialectique hégélienne et matérialisme historique dans une lecture inédite des mutations du capitalisme contemporain. Aucune étude universitaire systématique ne lui avait encore été consacrée. C’est désormais chose faite. Ce travail propose une analyse rigoureuse et accessible de l’ensemble de son œuvre, replacée dans son contexte théorique et politique. Il met en lumière une ambition : penser le néocapitalisme non seulement comme une évolution économique, mais aussi comme une reconfiguration totale des mœurs, des désirs et des structures idéologiques. Clouscard y déploie une critique structurée du néokantisme qui irrigue l’intelligentsia post-soixante-huitarde, de Sartre à Deleuze en passant par Lévi-Strauss et Lacan, et en appelle à une refondation de la philosophie de la praxis. À la croisée de la philosophie, de la sociologie critique et de l’anthropologie politique, cette étude jette les bases de la réévaluation d’un auteur dont la portée théorique appelle une redécouverte sérieuse et collective. Loïc Chaigneau né en 1993, est docteur en philosophie, chargé de cours dans l’enseignement supérieur et président-fondateur de l’Institut Homme Total. Depuis 2013, il est l’auteur d’une dizaine d’essais à caractère politique et philosophique, traitant principalement de théorie politique et d’épistémologie des sciences sociales.

578 pages

ISBN : 978-2-37607-285-0

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La guerre civile grecque
La guerre civile grecque
On connait bien le discours du 12 mars 1947, où Truman annonce la décision des États-Unis d’aider les « nations libres et indépendantes à maintenir leur liberté » menacée par la subversion communiste. On sait beaucoup moins que le pays qui sert de prétexte à cette croisade, la Grèce, est alors bien loin d’être une « nation libre et indépendante ». Ses classes dirigeantes se sont employées dès 1943 à entraver un mouvement populaire de résistance particulièrement puissant, avec l’aide d’une Grande-Bretagne qui, sous l’impulsion de Churchill, n’a pas hésité à déployer contre les partisans d’Athènes une sanglante intervention militaire en pleine guerre, en décembre 1944. En 1947, la Grèce est un pays où les pires collaborateurs ont été acquittés et réintégrés, alors que démocrates et résistants communistes sont emprisonnés, assassinés, au point de ne leur laisser d’autre choix que de reprendre les armes. Appuyé sur l’historiographie grecque récente, ce livre est le récit haletant de la tentative héroïque du peuple grec pour forger malgré tout son propre destin. Face à l’aide massive des deux impérialismes les plus puissants de l’époque, pour qui la Grèce est un point stratégique crucial sur la route du Moyen Orient et le « laboratoire » de leurs interventions futures, le mouvement révolutionnaire n’a pas été suffisamment soutenu par un camp socialiste encore peu assuré de sa propre survie. Mais s’il a été finalement défait en 1949, il a laissé des traces profondes dans le pays, encore visibles aujourd’hui. Joëlle Fontaine est diplômée de Sciences Po et agrégée. Elle a enseigné l’histoire en collège et en lycée et a publié en collaboration avec des collègues L’image du monde des Babyloniens à Newton (ADAPT, 1999, avec Arkan Simaan) et Enseignement de l’Histoire. Enjeux, controverses sur la question du fascisme (ADAPT, 2016, avec Gisèle Jamet). Elle connait la Grèce depuis 1962 et après un mémoire de DEA à l’EHESS en 1991 sur Les réactions françaises aux événements de Grèce. 1944-1947, elle a publié en 2012 à La Fabrique De la Résistance à la guerre civile en Grèce. 1941-1946.

364 pages

ISBN 978-2-37607-284-3

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Guerre à la guerre
Guerre à la guerre
À l’heure où l’on entend à nouveau des bruits de bottes en Europe et que la présidente non élue de la Commission européenne vient de décréter l’octroi de 850 milliards d’euros afin de financer le réarmement de l’Europe, en ne le soumettant à l’aval d’aucun peuple, c’est faire œuvre de salubrité publique et mentale que de revenir aux sources. Retrouvons nos esprits et revenons à l’esprit de paix de nos grands compatriotes, celui de Jaurès bien sûr, mais aussi celui de Barbusse, le célèbre auteur du Feu et le cofondateur en novembre 1917 de l’association anti-guerre ARAC, dont la création fut impulsée par la boucherie de la Première Guerre mondiale. Dans le creuset de l’avant-garde pacifiste que fit naître l’ARAC, se fortifièrent les premiers ferments de ce qui fera, trois ans plus tard au Congrès de Tours en 1920, exploser la SFIO en la confinant à sa portion congrue responsable de la trahison de classe que fut le vote des crédits de guerre et la pleine adhésion à l’Union sacrée, et en consacrant corollairement la naissance du Parti communiste français. L’ARAC (Association RépublicAine des Combattants) n’a jamais renoncé à cette dimension politique et reste jusqu’à aujourd’hui un conservatoire des forces restées loyales au socialisme. C’est ce qui ressort des textes rassemblés ici dans ce livre qui sont issus du mensuel de l’ARAC, Le Réveil des com- battants (tirant à 60 000 exemplaires), et qui restituent salutairement les fondamentaux historiques du mouvement communiste pour la paix, comme autant de pièces à charge contre le capitalisme dans les guerres d’extermination du xxe siècle et pour nous vacciner à jamais du spectre de ce cauchemar. Car, répétons-le à l’envi puisque cela ne semble pas encore être intériorisé comme une évidence factuelle au moins par nos invraisemblables « élites » : au cours du dernier siècle, ce n’est ni l’Union soviétique, ni la République populaire de Chine, ni la Corée, ni le Viet Nam qui ont adopté une posture offensive mais bel et bien les USA, l’Allemagne nazie, l’OTAN, le Japon impérialiste, le Royaume Uni, la France. Et de même aujourd’hui, la Russie, si elle est bien revenue au capitalisme, n’en est pas pour autant une puissance impérialiste au sens des USA qui grâce à la « militarisation du dollar » entourent de 800 bases militaires la Chine, la Rus- sie et les autres pays potentiellement réfractaires à la suprématie de l’hege- mon. Aussi est-il en cela délirant dans ce contexte de promulguer la remilitari- sation de l’Europe au risque d’une apocalypse nucléaire, au prétexte fallacieux que la Russie voudrait étendre son espace vital à l’ouest, alors qu’elle le pos- sède déjà si largement à l’est et, qui plus est, regorge de toutes les ressources naturelles ! Sa posture reste évidemment par essence défensive par rapport à celle, offensive, de l’OTAN et des USA qui depuis 1991 démultiplient leurs bases militaires vers l’est jusque, si cela avait été possible, ... en Ukraine. Collectif d'historien de l'ARAC avec une préface de Patrick Staat et un avant-propos de Bruno Drweski

ISBN 978-2-37607-280-5

484 pages

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Éloge de la politique
Éloge de la politique
« Se conduire en politique, c'est agir au lieu d'être agi, c'est faire l'histoire, faire la politique au lieu d'être fait, d'être refait par elle. » Au moment où l'indifférence civique semble triompher, Roger Vailland nous rappelle que la politique véritable survient lorsque l'ordinaire devient insupportable, et que des hommes apparemment ordinaires  e lèvent pour façonner le destin collectif. Dans ce vibrant essai, il interroge : pourquoi certains individus, en dépit de la peur et de la résignation, décident-ils soudain d'entrer dans l'arène politique - pour mener leur propre guerre, avec stratégie, passion et imagination ? S'appuyant sur des moments clés de l'histoire contemporaine - la vague de grèves de 1936, l'engagement spontané des vendeuses des grands magasins, la résistance clandestine e n 1943 - Vailland trace le portrait d'un peuple capable, à un instant fugitif, de renaître en tant qu'acteur politique, brisant sa dépolitisation pour saisir son pouvoir. Il nous exhorte à retrouver cette ferveur, à refuser la passivité et à revendiquer notre droit à l'action politique. Un texte aussi pertinent aujourd'hui qu'il l'était en 1964, vibrant d'actualité et d'exigence. Préface de Marie-Noëlle Rio. ROGER VAILLAND (1907-1965). fut un écrivain, essayiste et grand reporter français. Il est notamment l'auteur de Beau masque, La Loi, 325 000 Francs.

26 pages

ISBN 978-2-37 607-283-6

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Des Ouïghours sur la route de la soie
Des Ouïghours sur la route de la soie
« Avant d’affirmer que la Chine opprime et persécute [les Ouïghours], il faut identifier l’organisation qui se trouve derrière ces accusations, et d’où vient le financement. Il est tout aussi important de vérifier les faits dénoncés en croisant les informations venues de plusieurs horizons. Il faut encore détecter pour quelle raison ce récit circule sur les réseaux sociaux. » Situé en plein cœur du continent eurasiatique, le Xinjiang (3 fois la France pour 26 millions d’habitants multiethniques dont 12 millions de Ouïghours) revêt un caractère stratégique évident dans le cadre de ce monde multipolaire qui naît, placé qu’il est au beau milieu des Nouvelles Routes de la soie, prochaines artères d’échanges gagnant- gagnant et de coopérations mutuelles entre les pays du gigantesque continent, de Brest à Shangai, et vectrices d’une communauté de destin pour l’humanité. On comprend alors que ceci déchaîne les foudres d’un monde uni- polaire impérialiste, centré aujourd’hui autour des US, qui y lit le début de la fin de son hégémonie multiséculaire. C’est dans ce contexte bien sûr que les US orchestreront la déstabilisation de la Chine et des BRICS en instrumentalisant la « carte Ouïghours », tout en n’ayant évidem- ment cure de leurs revendications. Ainsi le très médiatisé World Uyghur Congress est financé par la NED, faux nez de la CIA. Il propage des narratifs, tous plus abracadabrants les uns que les autres, sortant d’ail- leurs du cerveau d’un seul, un évangéliste d’extrême-droite « guidé par Dieu », Adrian Zenz, qui servent de bréviaire à la quasi-totalité de nos journalistes et politiciens. Parallèlement, le Mouvement islamique du Turkestan oriental, piloté de l’étranger, perpétra, sans émouvoir l’Occident, des centaines de carnages terroristes multiethniques au Xinjiang.   Élisabeth Martens est une biologiste belge et auteure de plusieurs ouvrages sur la Chine et notamment le Tibet, la pensée chinoise, le bouddhisme tibétain. Elle s’est rendue plusieurs fois au Xinjiang.  

192 pages

ISBN : 978-2-37607-282-9

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Octobre noir. 1993 : le bombardement du Parlement russe et les carnages perpétrés alors par les supplétifs de l'Occident
Octobre noir. 1993 : le bombardement du Parlement russe et les carnages perpétrés alors par les supplétifs de l’Occident
« Octobre noir est une trahison de notre État. Dans les années 90, de Kaliningrad à Alma-Ata, notre pays a été découpé en morceaux [...] Ceux qui ont trahi le pays sont des criminels imprescriptibles. Ils ont biffé le référendum national (du 17 mars 1991 sur la préservation de l’URSS), où 78% des citoyens soviétiques avaient répondu : “Oui – nous voulons le maintien de l’URSS.” En octobre 1993, le gouvernement d’Eltsine a détruit à proprement parler le Soviet suprême, qui s’opposait à la vente de nos biens sous la dictée de la CIA pour moins de 3 % de leur valeur réelle. »

Guennadi Ziouganov, président du CC du Parti communiste russe, 2023

« [En 1993] la situation politique devenait de plus en plus menaçante pour la clique d’Eltsine, qui abandonnait littéralement toute souveraineté du pays à l’Occident collectif. Permettez-moi de vous rappeler les enregistrements d’archives américaines, récemment déclassifiées [en 2018], d’une conversation entre les présidents Clinton et Eltsine pendant cette situation de crise. Je cite : — Eltsine : Bill, le Soviet suprême est complètement hors de contrôle. Il ne soutient plus les réformes. En fait, ils sont devenus communistes. J’ai décidé de le dissoudre. [...] — Clinton : L’armée et les services spéciaux sont-ils de ton côté ? — Eltsine : Oui. [...] — Clinton : C’est bon. [...] Le Sénat vous donnera 2,5 milliards de dollars supplémentaires cette semaine.” [...] Il s’avère que pour 2,5 milliards de dollars américains reçus par Eltsine de la main de Clinton, la Russie, en octobre 1993, grâce au zèle des bataillons de tueurs d’Eltsine, a été privée non seulement d’un parlement légitime, mais aussi, par voie de conséquence, de sa souveraineté économique, informationnelle, technologique et politique, que le parlement n’aurait jamais permis de dilapider. »

Serguei Oboukhov, député (Parti communiste russe) et politologue, 2024

Et ce n’est pas le moindre des tours de passe passe éhonté des medias occidentaux que d’avoir toujours vendu ce bombardement d’un parlement comme un triomphe de la démocratie ! Historien formé à l’Académie des Sciences de Léningrad, Alexandre Vladimirovitch Ostrovski (1947-2015), est l’auteur de nombreux ouvrages. Les Editions Delga ont déjà publié de lui en 2023 : Erreur ou trahison ? Enquête sur la fin de l’URSS.  

636 pages

ISBN 978-2-37607-279-9

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Quand la France s'éveillera à la Chine
Quand la France s’éveillera à la Chine
Nous n’allons pas vers un nouveau monde inconnu : il est déjà là. La France, l’UE, les USA sont la proie d’une crise interne multiforme, économique, environnementale, démocratique, avec sous-jacente la menace imminente de guerre mondiale. L’empire vacille sur ses bases. Avec le formidable endettement des USA, le dollar, la monnaie universelle est menacée d’effondrement. Un chantage est assumé ouvertement par Trump : imposer aux vassaux un financement toujours plus lourd de leur « protection », avec le sacrifice de leur intérêt national. La Chine, désignée comme l’adversaire, a créé un dispositif productif hautement compétitif. Désormais, elle bat les USA sur leur propre terrain, celui de l’innovation scientifique et technique. Un ordre international multipolaire, celui des BRICS, est une alternative s’adressant en priorité aux pays du sud, soumis à la « militarisation du dollar » : sanctions, blocus. Mais les vassaux asiatiques et européens des USA, la France, n’en sont pas exclus. Pour prendre ce train en marche, il faut partir des faits, des réalités, pas des idéologies. En finir avec « le péril jaune » ou autres prétextes à la guerre et se penser dans une relation d’égalité, de respect des souverainetés. Ouvrir un débat démocratique, c’est le sens de la préface de Fabien Roussel, dans une démarche de paix et de développement, basée sur la défense de l’emploi, des services publics, de la maitrise de l’énergie, une autre conception de la sécurité. Le fait que la Chine socialiste et l’ex-URSS (Russie) soient les locomotives de ce mouvement oblige aussi à repenser l’actualité du socialisme. Quelle autre force politique est en capacité de tenir le challenge ? Celui d’un socialisme à la française dans un monde multipolaire ? Les auteurs de ce livre sont parmi les contributeurs principaux du blog Histoire et société. Danielle Bleitrach, sociologue et ancienne membre du CC du PCF, et Marianne Dunlop, professeur de chinois et de russe, ont publié plusieurs ouvrages notamment aux Editions Delga. Jean Jullien est un spécialiste de l’histoire de la RPC et Franck Marsal est économiste et membre du PCF en responsabilité. Préface de Fabien Roussel.

340 pages

ISBN : 978-2-37607-278-2

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Fuir le progrès ?
Fuir le progrès ?
Crise systémique oblige, c’est la notion même de pro- grès qu’on trouve en ligne de mire des intellectuels de plateau. Progressistes, réactionnaires : l’opposition serait « déconstruite », la page tournée, par des postmodernes nouveaux favoris de la classe dominante, classe avide de contre-feux idéologiques au spectre marxiste qui la hante. C’est oublier un peu vite que cette « déconstruction » n’occupe que la gauche occidentale, affaiblie par l’abandon de ses principes fondateurs, et que celle du Sud global poursuit sa lutte révolutionnaire contre l’impérialisme, sans jamais opposer progrès social et progrès scientifique et technique. Pour une fois, la gauche occidentale gagnerait à faire preuve d’humilité et à s’inspirer de ce que le marxisme a pu produire hors d’Occident. Il est temps sans doute de mieux se comprendre, face aux nouveaux enjeux planétaires dont s’emparent les masses. Sans penser ces enjeux, les contour- nant par dogmatisme, le mouvement marxiste finirait, ici comme là-bas, par ressembler à la caricature qu’on lui a faite, actant une défaite passée pensée comme définitive, oubliant que la puissance sociale et les conquêtes scientifiques du socialisme furent le seul et unique cauchemar de la bourgeoisie, le seul et unique espoir des prolétaires et des peuples pour s’émanciper du capital. Préface de Bruno Drweski Guillaume Suing est agrégé de biologie, militant marxiste et syndicaliste CGT impliqué dans les réflexions sur l’écosocialisme. Les éditions Delga ont déjà publié Évolution, la preuve par Marx : dépasser la légende noire de Lyssenko, L’écologie réelle : une histoire soviétique et cubaine, L’origine de la vie : un siècle après Oparine, Le Profit contre la science : pour une épistémologie post-Covid.

221 pages

ISBN 978-2-37607-277-5

   
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Contre-histoire du Printemps de Prague
Contre-histoire du Printemps de Prague
Depuis la guerre froide, afin de détruire le socialisme, l’Occident capitaliste aura su déverser ses mythes à la peau dure, flanqués de leurs slogans démagogiques et de leurs saints factices. Incontestablement, le Printemps de Prague avec son « socialisme à visage humain » et la figure embaumée de Dubček, en fut le paradigme achevé. Vasil Bilak, Premier secrétaire du comité central du PC de Slovaquie en 1968 et l’un des principaux protagonistes des événements d’alors, resté lui indéfectiblement socialiste, convoque ici les faits demeurés inconnus de l’extérieur et jamais publiés auparavant, réduisant à néant la légende rose du Printemps de Prague. En effet, après 1956, le camp capitaliste ayant tiré les leçons de l’échec de sa contre-révolution de type armé en Hongrie, s’avisa que pour être efficaces, les forces antisocialistes ne devraient plus agir dorénavant sous le slogan du renversement du socialisme mais sous celui, tout à fait fourbe, d’améliorer le socialisme, pour tromper la classe laborieuse. C’est cette recette qui fut appliquée douze ans plus tard à Prague et qui le sera entre 1985 et 1991 en URSS puis dans des versions remaniées lors des « révolutions » de couleur. D’ailleurs, Zbigniew Brzeziński, un des architectes américains du démantèlement du bloc socialiste, était déjà présent à Prague en juin 1968 où il put donner une conférence provocatrice avec l’aval implicite de Dubček. En réalité, à Prague en 1968, sous couvert du prétendu « socialisme à visage humain » et sous la houlette plus que complaisante de Dubček, se mit en place une purge visant à écarter les forces saines, aux positions socialistes loyales, des organisations de base, des médias et de l’État. La déformation de la vérité à l’endroit du peuple tchécoslovaque, orchestrée par les médias désormais cornaqués par la contre-révolution, eut son pendant dans le bluff que Dubček opéra pendant toute la crise, vis-à-vis des pays frères du Pacte de Varsovie, avec ses promesses jamais tenues de s’opposer à la contre-révolution. Enfin, le récit de Bilak révèle en contrepoint la constitution idéologique des forces auxquelles il appartenait, leurs positions politiques et les motifs de leurs actions. Elles étaient fidèles au socialisme et le défendaient avec désintéressement lorsqu’il était en danger, et étaient tout à fait conscientes que les développements internes à la Tchécoslovaquie impactaient les intérêts vitaux de l’ensemble de la communauté socialiste. Préface, avant-propos et postface de Klaus Kukuk. Vasil Bilak (1917-2014), né en Slovaquie, a lutté contre les forces d’occupation nazies puis est devenu membre du PC à partir de 1945. Il sera Premier secrétaire du comité central du PC de Slovaquie en 1968 puis secrétaire du comité central du PC tchécoslovaque de 1968 à 1987.

408 pages

ISBN 978-2-37607-276-8

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L’Odyssée chinoise
L’Odyssée chinoise
L’expérience historique de la République populaire de Chine est unique : c’est la réussite d’une stratégie de sortie du sous-développement à une échelle sans précédent, sous la direction d’un parti communiste qui a mobilisé la population sur la longue durée. Aujourd’hui l’espérance de vie des Chinois dépasse celle des habitants des États-Unis. Les salaires augmentent, 93% des Chinois sont propriétaires de leur logement, et leur revenu moyen se rapproche à grand pas de celui des Français. La Chine est la première puissance industrielle et commerciale du monde. Ses entreprises construisent des infrastructures dans 150 pays, et elle effectue les deux tiers des investissements mondiaux dans les énergies vertes. Certes, les problèmes demeurent immenses : la population vieillit, la crise immobilière menace, l’endettement interne est élevé. La Chine contemporaine charrie son lot de contradictions, elle a ses faiblesses et ses fragilités, mais elle continue d’avancer. Elle développe son marché intérieur, poursuit la transition écologique et entend devenir un « pays socialiste puissant et prospère » à l’horizon 2049. Il faudra se faire une raison : fermant la parenthèse de la domination occidentale, la Chine aspire à retrouver la place qui lui revient. Très bien documenté, utilisant largement des sources chinoises, cet ouvrage brosse un portrait saisissant de la Chine contemporaine et balaie bien des idées reçues. Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA (Paris), Bruno Guigue est Professeur invité de l’École de marxisme, Université normale de la Chine du Sud (Visiting professor of the School of Marxism, South China Normal University). Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et de nombreux articles traduits en dix langues. Dernier ouvrage paru : Communisme, aux Éditions Delga, 2022.

400 pages

ISBN 978-2-37607-273-7

 
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