Hegel en son temps
Dans Hegel en son temps, Jacques D’Hondt montre très concrètement comment Hegel dut toujours avancer masqué dans un contexte politique ultraréactionnaire, afin de passer, de s’infiltrer sous les lignes ennemies, à la faveur contingente de quelques ministres prussiens progressistes, et d’y déposer les graines théoriques de ce qui se révélera, après sa mort, explosif sous la plume de Marx et Engels. Aujourd’hui, la légende noire de Hegel s’étale décomplexée partout dans la vulgate philosophique, y côtoyant la légende rose de Nietzsche et de Heiddeger : c’est là même le thermomètre fiable du niveau de contre-révolution. Ce ne fut pas toujours le cas. La preuve en est qu’à la Libération, la bourgeoisie ayant été défaite (à quel prix !), une floraison progressiste put s’épanouir dans les études hégéliennes à travers les travaux d’Éric Weil, d’Henri Lefebvre, de Jean Hyppolite, etc. Dans ce sillage, l’œuvre de Jacques D’Hondt viendra dans les années 60 couronner la percée de ses aînés. Malheureusement, cette courte fenêtre se refermera bientôt avec la censure althussérienne puis le retour en force de la réaction philosophique (Foucault, Deleuze… jusqu’à leurs sous-produits hédonistes actuels). Dans Hegel en son temps, Jacques D’Hondt montre très concrètement comment Hegel dut toujours avancer masqué dans un contexte politique ultraréactionnaire, afin de passer, de s’infiltrer sous les lignes ennemies, à la faveur contingente de quelques ministres prussiens progressistes, et d’y déposer les graines théoriques de ce qui se révélera, après sa mort, explosif sous la plume de Marx et Engels. Cela est si vrai, que la réaction prussienne, ayant enfin compris son erreur, enverra ensuite le vieux Schelling à Berlin pour tenter d’éteindre l’incendie et déshégélianiser. Mais trop tard… Référence : 978-2-915854-30-5
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Hegel philosophe de l’histoire vivante
Hegel avait vingt ans à la Révolution française et la quarantaine à la Restauration. Ceci le rend terriblement actuel, car de ce fait la question qui l’a hanté est aussi la question qui nous ronge aujourd’hui : pourquoi la pensée s’accommode d’un tel retard par rapport à la vie ? Pourquoi ce scandale : ce qui devrait être (socialement) selon tous, n’est pas ce qui est, et, qui plus est, rétrograde, hier de la Révolution à la Restauration, aujourd’hui du communisme, de l’État social, de la décolonisation au capitalisme totalement débridé de la crise et au néocolonialisme ? Chacun vit avec cette tension aporétique en lui enfouie et en cherche, parfois à son insu, confusément la résolution. C’est que cette question ne se laisse pas facilement théoriser. Et c’est l’immense mérite de Hegel de l’avoir initié pour nous. « Hegel a voulu penser la vie. Ce désir naissait d’une privation : la pensée théorique manifestait, particulièrement à son époque, un désaccord profond avec la vie. Les intellectuels dévidaient l’écheveau de leurs pensées apparemment intemporelles, que la Révolution française démentait chaque jour. Il fallait que l’intelligence cessât de méconnaître l’existence historique. La Révolution française posait les problèmes. On n’estimera jamais assez haut son influence sur la pensée de Hegel : elle exhibait ce que d’autres époques avaient dissimulé, l’événement révolutionnaire proprement dit, le renversement brusque et violent des rapports sociaux et politiques établis. Hegel s’étonnera de cette contradiction : des idées et des sentiments consacrés, les institutions qui les incarnent, les donjons qui les protègent, s’effondrent soudain, alors que la plupart des témoins continuent de croire à leur invulnérabilité, à leur éternité. Dans la poussière des démolitions, on démontre encore rationnellement la pérennité des édifices – et ce sont parfois les mêmes hommes qui manient la pioche du démolisseur et la rhétorique du conservateur ! Hegel cherchera le heurt avec cette difficulté : d’où provient le désaccord de la pensée et de la vie, le retard excessif de la première sur la seconde ? Comment réduire ce décalage, obtenir une réconciliation ? » J. D’Hondt Référence : 978-2-915854-49-7
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Henri Barbusse l’anti prêt-à-penser
Nous commémorons en cette période le centenaire de la guerre de 1914-1918. Nous étions quelques-uns à penser qu’Henri Barbusse, premier des écrivains-combattants de cette guerre, Prix Goncourt 1916 pour son livre Le Feu, attribué en plein conflit par conséquent, allait être mis en valeur. Cela s’est en effet produit pour Maurice Genevoix par exemple, dans des manifestations officielles organisées par la puissance publique, ou encore par les grands médias. Pour le pionnier Henri Barbusse, cela n’a pas été le cas ! Pourquoi Henri Barbusse, alors qu’il est le premier des écrivains-combattants de la guerre 1914-1918, reconnu comme tel depuis cent ans par la diffusion ininterrompue de son ouvrage Le Feu, Prix Goncourt 1916, et donc aussi apprécié sur le plan littéraire, pourquoi donc la puissance publique a-t-elle attendu jusqu’à ce 15 décembre 2016, ou omis de le prendre en considération pour révéler au grand public ses écrits et ses actions ? De son vivant, il a pourtant marqué son époque. La preuve nous en est fournie par les nombreuses artères et édifices publics qui, après son décès, se sont vu attribuer son nom. C’est à donner les raisons de ces « oublis » que s’attache dans ce livre Paul Markidès. Référence 978-2-37607-128-0
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Hillary Clinton. La Reine du Chaos
Diana Johnstone analyse le lien entre les ambitions d’une politicienne sans scrupule, Hillary Clinton, et la machine qui sous-tend “l’empire américain” : le complexe militaro-industriel, les médias, le lobby pro-israélien, et les intellectuels qui orientent le discours sur les droits de l’homme, le multiculturalisme ou les droits de minorités en faveur de la guerre perpétuelle. Passant en revue les conflits au Honduras, au Rwanda, en Libye, Bosnie, Kosovo, Irak, Syrie et Ukraine, Diana Johnstone illustre une caractéristique de l’empire américain qui diffère des empires passés : une volonté de destruction d’ennemis potentiels plutôt que d’occupation et d’exploitation. En se faisant la porte-parole de “gauche” de l’offensive actuelle contre la Russie, avec le risque de guerre nucléaire qu’elle entraîne, Hillary Clinton renforce un des principaux dangers qui menacent l’humanité aujourd’hui. Référence : 978-2-915854-85-5
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Histoire du droit romain
Ce livre, qui a déjà fait l’objet de quinze éditions en Italie, trace un profil complètement nouveau de l’histoire du droit romain. L’expérience juridique n’apparaît pas divisée, selon un schéma habituel, en secteurs qui peinent parfois à trouver un point de rencontre : le droit public et privé, le droit pénal, les « sources » de production et de compréhension normative, le procès ; mais elle est étudiée dans ses structures fondamentales et dans les « valeurs » qui la guident, dans sa constitution et ses mutations, des Douze Tables jusqu’à la codification justinienne. Terminus d’un long parcours, la codification justinienne prend place entre un passé et un futur ; elle clôt une his- toire du droit romain, mais est également à la base de la culture juridique byzantine comme de celle de l’Europe médiévale et moderne.
traduit de l’italien par Luigi-Alberto Sanchi (CNRS) Référence : 978-2-915854-98-5
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Hobbes et la nature de l’Etat
Instigateur au xviiiie siècle de la modernité politique, le philosophe Thomas Hobbes fut le premier à dévoiler le lien indissoluble entre souveraineté populaire et pouvoir d’État. Son credo épistémologique était : « La raison est le pas, le progrès de la science la route, et l’avantage du genre humain le but ». Autant admirées que violemment combattues, ses oeuvres politiques finirent parfois au bûcher par suspicion de propager l’athéisme. Aujourd’hui encore, les idées reçues sur l’auteur du Léviathan sont nombreuses et son matérialisme fragmenté et dénaturé. Lilian Truchon restitue d’une façon totalement inédite la cohérence de la pensée de ce philosophe, articulée en trois temps comme elle fut conçue à l’origine : le corps, l’homme et le citoyen. Hobbes reste d’actualité non seulement pour penser de façon réaliste le rôle de l’État mais aussi pour comprendre le passage dialectique entre le naturel et l’artificiel, entre la nature et la civilisation, sans faire appel à une métaphysique de la rupture et des commencements absolus. C’est aussi l’occasion de proposer une juste évaluation du « matérialisme mécaniste » à l’âge classique, de repenser les rapports classiques entre liberté et nécessité, et enfin de présenter, sans la mutiler comme c’est souvent le cas, la théorie de l’État chez Marx et Engels, les deux penseurs majeurs qui ont envisagé en matérialistes le rôle de l’institution étatique à la suite de Hobbes. ISBN 978-2-37607-136-5
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Hommage à Paul Boccara
Les recherches de Paul Boccara constituent un apport considérable à la pensée marxiste et à la vie intellectuelle et politique du xxe et du xxie siècles. Dès ses premiers travaux des années 1960, il élabore la théorie du capitalisme monopoliste d’État, émancipée des dogmatismes de la version soviétique du marxisme imposés jusque-là au mouvement communiste. Ce sont aussi ses travaux sur les crises et particulièrement sur la crise systémique actuelle, qu’il a repérée et analysée dès 1967-1968, sur les cycles longs et les transformations historiques du capitalisme. Dès 1971, ce sont ses recherches sur une nouvelle régulation. En 1983, il formalise le concept de révolution informationnelle avec ses antagonismes et ses potentialités. Ses travaux, si actuels, pour de nouveaux critères de gestion des entreprises et des services publics exigent de nouveaux droits des salariés. Son projet de sécurité d’emploi et de formation constitue une étape majeure de ses recherches et propositions pour sortir du chômage Parallèlement, il mène ses recherches novatrices pour une autre création monétaire, un nouveau crédit, ainsi que pour une autre mondialisation et une autre construction européenne. Tandis que le concept d’anthroponomie qu’il a fondé, formalise un système de relations entre les êtres humains : parentales, travail, politique, vie culturelle et psychique. Il débouche sur ses recherches pour une nouvelle civilisation. ISBN 978-2-37607-152-5
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Iejov contre Staline
Dans ce livre, Grover Furr répond aux questions centrales concernant les répressions de masse en Union soviétique en 1937-1938 connues sous le nom de « Iejovchtchina » (la triste période de Iejov) ou, par les anticommunistes, « la Grande Terreur » : – Qui en fut la cause ? – Des centaines de milliers de victimes innocentes ont-elles trouvé la mort ? – Joseph Staline était-il responsable de ces meurtres, comme cela est universellement revendiqué ? – Si – comme l’examen nous incite à le conclure – Staline était innocent et a effectivement mis un terme à ce crime massif, pourquoi Iejov et ses hommes ont-ils pu continuer à tuer de nombreuses personnes innocentes pendant plus d’un an ? La présente étude répond à ces questions. Le professeur Furr a étudié toutes les preuves disponibles, la plupart dans des archives soviétiques autrefois secrètes. Il propose des traductions originales de documents historiques essentiels et une analyse détaillée de leur signification dans une synthèse importante qui éclaire enfin l’un des événements clés de l’histoire soviétique. Référence : 978-2-37607-135-8
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Inédit d’Aragon : la crise de Munich
Aragon n’est pas seulement un poète et un romancier, il est aussi un journaliste et on ne saurait véritablement l’apprécier dans toutes ses dimensions sans avoir pris connaissance de ses articles de journaux. Ceux qui ont été publiés dans Ce soir sous le titre Un jour du monde à partir de septembre 1938 ont une importance particulière parce qu’ils donnent son point de vue sur une période capitale, celle qui mène à la Seconde Guerre mondiale. Ils étaient jusqu’à présent disponibles seulement dans les bibliothèques spécialisées. Les Annales les présentent. Ce numéro concerne la crise de Munich. ISBN : 978-2-37607-141-9
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Je sens que ça vient
« La révolution n’est pas un dîner de gala », énonçait le président Mao. Peut-être pas, mais à lire ce qu’Eric Hazan et ses pareils écrivent sur celle à venir, on a l’impression qu’elle aurait presque l’air d’une partie de plaisir. Les ouvrages qu’ils rédigent à son sujet pourraient être, à cet égard, rangés dans une bibliothèque rose d’un nouveau type, et plus du tout rouge et noire comme jadis.
Blocage de tous les flux, paralysie générale du système, le pouvoir « s’évapore » : telle est la dernière mouture stratégique en date coproduite par les forçats du concept à La Fabrique pour en finir avec le capital et l’Etat. C’est la révolution sans pleurs ni grincements de dents.
Référence : 978-2-915854-97-8
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Jean-Jacques Rousseau, le commencement d’un monde
Dans la nuit du 6 au 7 septembre 1765, suite aux polémiques qui ont suivi la publication du Contrat social et de L’Emile, la maison de Jean-Jacques Rousseau est lapidée à Môtiers, en Suisse. La vie de Jean-Jacques Rousseau aura été marquée par des désaccords, des querelles et des incompréhensions. En effet, sa pensée marque à la fois un aboutissement et une rupture avec l’idéal des Lumières. Si avec Voltaire un monde finit, avec Rousseau, un monde commence. Commence l’irruption du peuple dans la politique, la recherche de la liberté et de l’égalité. Commence alors notre modernité. Le documentaire s’attache ainsi à présenter l’itinéraire et les idées d’un philosophe atypique du siècle des Lumières. Avec la participation de Dominique Pagani
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Jean-Jacques Rousseau, l’avortement du capitalisme
Rousseau passe pour être un « moraliste » peu sensible aux questions économiques, et englué dans un passéisme campagnard, aveugle aux promesses de la société industrielle naissante. Cette réputation est largement fautive. En vérité, Rousseau a mené un combat total contre cette nouvelle société qu’il a parfaitement identifiée à partir de sa lecture de Mandeville, le premier philosophe du capitalisme ; un combat sur tous les terrains : anthropologie, philosophie, économie et politique. Il a compris que la finance allait enfanter un monde injuste et tyrannique, un monde qu’il a voulu empêcher de naître. Le texte « Rousseau, avorteur du capitalisme » est accompagné d’articles sur les femmes, l’éducation, la causalité, la Corse… Référence : 978-2-915854-69-5
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