Pourquoi je suis communiste
« S’il y a bien eu et s’il y a, encore aujourd’hui, un capitalisme de la séduction, il faut produire un communisme du sublime. Parce qu’il faut comprendre que tout "je" est d’abord un commun. Celui qui dit "je" est le résultat d’une langue, d’une culture, d’un héritage et des pré-jugés (littéralement) qui l’accompagnent. L’enjeu est alors de révéler à soi ce commun qui me et nous constitue, au lieu d’être dans la simple illusion d’un "je", purement subjectif et individuel. Ce "je" communiste dans une nécessité sociale et vitale, plus que dans une affinité idéologique, est réminiscence de ce qui me fait être en tant que singularité. »

Loïc Chaigneau

Né en 1993, il est professeur de philosophie, président de l’IHT, institut de formation philosophique et politique, ainsi que l’auteur de trois précédents livres : Le nouveau fascisme (2013), Faucons rouges (2016) et L’Imposture présidentielle (2017).

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Principes élémentaires de philosophie
Magnifique effort d’explication et de synthèse, cet ouvrage constitue une entrée presque obligée dans le monde de la pensée critique. Centré autour du matérialisme et de la dialectique — trop souvent occultés par l’enseignement officiel —, le propos en est limpide, profond et polémique, à l’image de son auteur, Georges Politzer (1903-1942), mort pour avoir organisé la résistance à la barbarie nazie. Diffusé à déjà plus de 100 000 exemplaires en France, traduit dans de nombreuses langues, il est désormais un classique. Référence : 978-2-915854-15-2
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Projet de constitution pour la Corse
A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau, pour la première fois le lecteur peut disposer d’une version bilingue du Projet de constitution pour la Corse. Ce texte a été rédigé à la demande de Pascal Paoli, qui avait noté dans Le Contrat social un passage à la gloire des luttes nationales de libération des insulaires. Bien qu’inachevé, l’ouvrage exprime un moment essentiel dans la vie et l’oeuvre du penseur.
Référence : 978-2-915854-37-1
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Prolégomènes à l’ontologie de l’être social
Lukács inscrit l’être social de l’homme dans ce que la manipulation capitaliste a pour fonction d’occulter : le travail, fondement ontologique, duquel dérivent la pensée, le sujet, la langue, etc. Face à la négation du procès de production (prévalence des actionnaires sur les producteurs, prétendu avènement d’une société de l’immatériel, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs, etc.), face à l’imposture capitaliste qui voudrait identifier le marché mondial avec le terminus de l’émancipation humaine et ainsi décréter la fin de l’histoire, cet ouvrage de Georges Lukács, livre de philosophie fondamentale, l’un des plus importants du siècle, constitue l’indispensable antidote. Leur intégration sociale organisera au niveau global la praxis humaine, dans toute la richesse de ses manifestations historiques. Cette praxis se développe, tendanciellement, vers l’accomplissement d’une généricité humaine authentique toujours plus consciente de ses déterminations objectives : la préhistoire de l’homme dans laquelle nous végétons encore laisserait alors place à son histoire réelle. Telle est la perspective de ce livre qui entend concentrer, condenser la charge ontologique, le potentiel concret, présents dans l’œuvre monumentale de Marx. Loin d’un incantatoire « retour à Marx » conçu formellement comme produit fini, Lukács nous permet de penser le marxisme comme outil de production. D’une ontologie l’autre : on comprend pourquoi ce siècle n’aura autorisé que celle d’Heidegger, anti-historique et apologétique du statu quo capitaliste. Référence : 978-2-915854-12-1
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Qui a tué le Parti communiste italien ?
Guido Liguori retrace ici de manière magistrale la mort en 1991 de l’organisation de masse qu’était le PCI : le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Au regard de l’étiage auquel est aujourd’hui tombée la vie politique italienne, on mesure l’étendue de la perte que constitue la liquidation en 1991 de cette organisation de masse qu’était le PCI. Le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois sur l’autel du mouvementisme sociétal, du happening multipolaire et de l’abandon de la centralité de la lutte des classes. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Pourtant ce coup de force n’a pas été un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais le résultat d’une longue incubation d’un PC où grandissait le réformisme et pour lequel la chute de l’URSS ne sera en fait qu’une aubaine saisie au vol pour le passage à l’acte final. Référence : 978-2-915854-32-9
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Qui aidait Hitler ?
Par ce témoignage de première main, Ivan Maïski ambassadeur soviétique en Grande-Bretagne de 1932 à 1943, déconstruit la légende, forgée par l’Occident, de la connivence intrinsèque entre le Reich et l’Union soviétique. Les pourparlers en vue d’un pacte tripartite d’assistance mutuelle entre l’Angleterre, la France et l’URSS (mars-août 1939) n’ont pas été interrompus à cause du pacte de non-agression germano-soviétique d’août 39. Au contraire, l’URSS a conclu ce dernier parce que les Anglais et Français ont systématiquement saboté toute tentative de coopération loyale avec l’URSS pendant toute la durée des pourparlers tripartites. Anglais et Français sont en effet rentrés dans ces pourparlers à reculons, uniquement pour calmer leur opinion publique et faire traîner les négocia- tions, dans l’espoir de donner à Hitler le temps d’attaquer l’URSS. Dès 1937, les dirigeants anglais ont même adressé des supplications serviles au chancelier du Reich pour la signature d’un pacte quadripartite des « Quatre Grands » (Allemagne, Angleterre, France, Italie) qui laisserait aux nazis les coudées franches à l’est. L’URSS ne pouvant espérer de front anti-hitlérien, il fallut donc consentir à une paix séparée provisoire (et non à une alliance) avec l’Allemagne. Et c’est cette dernière qui en prit l’initiative. Il fallait pour l’URSS prévenir coûte que coûte la création d’un front capitaliste unique contre elle et re- tarder l’agression nazie pour mieux se préparer à la guerre future. L’URSS pesa le pour et le contre : bien qu’elle sût que cet accord serait utilisé pour attiser à l’Ouest les ressentiments antisoviétiques, elle décida que les avantages l’emportaient malgré tout. Si l’on peut vérifier, aujourd’hui comme hier, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », Ivan Maïski rappelle que le camp socialiste, de par ses principes mêmes, a toujours dirigé ses efforts pour lutter en faveur de la paix. Il était en effet exempt de classes susceptibles de gagner quoi que ce fût de la guerre et, entièrement absorbé par la première expérience de construction du socialisme, il avait tout à perdre d’un conflit qui l’eût détourné de sa tâche. Référence : 978-2-915854-64-0
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Réponse à Michel Onfray
Au moment où l’ensemble de nos médias, à longueur d’ondes ou de colonnes banalisent quotidiennement le nazisme, criminalisant sans cesse le communisme, continuant à affirmer malgré toutes les preuves que les communistes ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque contre l’Union soviétique, il apparaît plus que jamais indispensable de mettre en évidence le rôle primordial joué par les communistes dans la libération de notre pays. Référence : 978-2-915854-86-2
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Résistances
Dans ces libres entretiens, Jean Salem revient, tout d’abord, sur une enfance dont le cours fut déterminé par les combats de ses parents, Henri et Gilberte Alleg. Combats pour l’indépendance de l’Algérie, pour la justice sociale et la victoire de l’idéal communiste, combats pour la cause de la paix, de la fraternité, de la liberté. Il évoque ses propres passions intellectuelles, son parcours académique, ainsi que le grand travail de conviction, de résistance aussi, qui fut nécessaire pour faire revivre à la Sorbonne, après trente années de plomb, l’étude de l’œuvre et de la pensée de Marx. En tirant, enfin, les enseignements des nombreux voyages qu’il effectue autour du monde en tant que militant et en tant qu’uni- versitaire, il livre ici ses réflexions sur la crise actuelle, sur la dégénérescence des gauches en Occident, et sur l’aggravation des tensions internationales. Référence : 978-2-915854-75-6
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Résister, c’est exister
« Pourquoi écrire un livre soixante-quatre ans après la libération des camps ? Si j’avais écrit ce livre dans les années suivant mon retour, ce qui est écrit sur ma déportation aurait été identique à aujourd’hui. Mais tous les événements que je peux relater avec mes réflexions et l’expérience peuvent davantage intéresser les lecteurs. Soixante-quatre ans, c’est vraiment toute une vie. Je pense que j’ai de nombreux projets à faire aboutir. Tant que je le pourrai, je continuerai à témoigner et à aller sur les lieux de mémoire. Ce qui est important aussi bien pour les jeunes générations que pour les familles qui nous accompagnent. Les jeunes générations pour les appeler à être vigilants sur les événements à venir. Quant aux familles, elles veulent connaître dans quelles conditions ont vécu les leurs. C’est pourquoi, tant que nous le pourrons, il faut continuer à être présents dans les voyages « Action Mémoire », avec l’association française Buchenwald – Dora et Kommandos. » Emile Torner est né en 1925 à Paris. Résistant, il fut déporté à Buchenwald et Langenstein. 135 pages Référence : 978-2-915854-22-0
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Rideau de fer sur le Boul’Mich
Il ne se passe guère d’année qui ne nous crédite de son lot de « révolutions orange » (Ukraine, Biélorussie, Tibet, Xinjiang, Bolivie, etc.). À ce rythme très soutenu, le système et ses porte-voix ne font que broder sur un canevas conçu trente ans plus tôt : l’opération qui, à l’Est, fit passer un demi-milliard d’individus d’une relative sécurité sociale à la jungle de la concurrence libre et non faussée. Les ex-Soviétiques y auront perdu dix ans d’espérance de vie et la diminution de moitié de leur production industrielle. Mais ils peuvent néanmoins jouir du droit formel d’aller vivre à Beverley Hills… Du mur de Berlin au mur de l’argent, Jean Salem retrace ici la saga grotesque et dramatique qui précéda ces événements, avec son ballet de belles âmes narcissiques et de dissidents sponsorisés. Quand les défenseurs de Solidarnosc jetaient un voile pudique sur les contras de Reagan… Quand Soljenitsyne vantait les mérites du franquisme et du Chili de Pinochet… Quand Mitterrand, ancien ministre de la guerre d’Algérie, inventait la « gauche morale »… Vingt ans après la victoire du « monde libre », il est temps de passer au crible les mécanismes de ce qui fut et demeure une véritable propagande de guerre. Référence : 978-2-915854-17-6
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Sagesses pour un monde disloqué
Des études ayant trait au matérialisme, à l’hédonisme épicurien, aux romans libertins du xviiie siècle français ; des recherches liées à l’actualité immédiate ou presque immédiate, sur le « bonheur de la lutte », sur la démocratie très formelle que l’on a coutume d’identifier à la démocratie-tout-court ; quelques textes, enfin, qui concluent l’ouvrage, qui concernent la Révolution russe, l’œuvre de Lénine, la guerre idéologique menée contre le « socialisme réel » au tournant des années 1980, ou l’organisation d’un séminaire « Marx au xxie siècle » à la Sorbonne. Matérialisme philosophique, socialismes, marxisme… Jean Salem propose ici une sorte d’arrêt sur image, un retour sur son itinéraire intellectuel et académique des dernières années. Autant d’éléments indispensables à la réflexion, à la résistance, à l’action, dans un monde qui paraît si plein de tensions, de violences, de déséquilibres. Et d’espoirs aussi. Référence : 978-2915854527
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Sans remords ni rancune
Peintre, céramiste, ouvrier d’art, architecte d’intérieur, décorateur de théâtre et de cinéma, créateur de mobilier, écrivain, critique d’art, Francis Jourdain fut tout cela, mais il fut aussi un homme mû par la passion de l’engagement. En témoigne son action au Secours populaire français dont il fut le président de 1945 à 1958, l’année de sa mort. Né en 1876 dans une famille de la grande bourgeoisie cultivée, Francis Jourdain baigne dès son enfance dans un milieu d’artistes et d’écrivains. Ami de Jules Vallès et de Louise Michel, son père Frantz Jourdain est un architecte reconnu dont le nom reste associé à la construction de la Samaritaine. Très jeune, grâce aux relations de ses parents, Francis Jourdain côtoie les grandes figures de l’époque, que ce soient des intellectuels (Émile Zola, Alphonse Daudet, les Goncourt) ou des artistes (Monet, Alexandre Charpentier, Toulouse-Lautrec). Pacifiste et antimilitariste dès sa jeunesse, il devient le gérant du journal anarchiste Le Libertaire. En 1912, il se rallie brièvement au PSU en compagnie de son « frère » Élie Faure. À la suite de la Révolution russe de 1917, il se rapproche des mouvements d’extrême gauche. Cofondateur avec Henri Barbusse des Amis de l’URSS, il est membre de la délégation française du Secours ouvrier international créé par Willy Münzenberg qui se rend en URSS en 1927 pour venir en aide aux victimes des pogromes et de la famine. Il s’engage de plus en plus dans le combat politique et adhère en 1932 à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) auprès de Gide, Aragon, Barbusse et Vaillant-Couturier. Très actif dans le combat antifasciste, il fait partie de plusieurs comités d’aide aux Républicains espagnols. Résistant, il est pourchassé par la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale et adhère au Parti communiste en octobre 1944. Dans ce livre de souvenirs, l’auteur nous plonge au coeur de l’effervescence artistique et intellectuelle de la France de la IIIe République. Le peintre que fut Francis Jourdain y démontre son talent de portraitiste. D’un chapitre à l’autre, nous voyons défiler tout ce que Paris comptait de personnalités, d’Octave Mirbeau à Claude Monet ou Paul Cézanne, sans oublier la mouvance anarchiste de l’époque. (d’après la préface de Jean-Louis Leconte). Référence : 978-2-915854-72-5
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