Principes élémentaires de philosophie
Principes élémentaires de philosophie
Magnifique effort d’explication et de synthèse, cet ouvrage constitue une entrée presque obligée dans le monde de la pensée critique. Centré autour du matérialisme et de la dialectique — trop souvent occultés par l’enseignement officiel —, le propos en est limpide, profond et polémique, à l’image de son auteur, Georges Politzer (1903-1942), mort pour avoir organisé la résistance à la barbarie nazie. Diffusé à déjà plus de 100 000 exemplaires en France, traduit dans de nombreuses langues, il est désormais un classique. Georges POLITZER

ISBN : 978-2-915854-15-2

305 pages format poche 12.20€

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Projet de constitution pour la Corse
Projet de constitution pour la Corse
A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau, pour la première fois le lecteur peut disposer d’une version bilingue du Projet de constitution pour la Corse. Ce texte a été rédigé à la demande de Pascal Paoli, qui avait noté dans Le Contrat social un passage à la gloire des luttes nationales de libération des insulaires. Bien qu’inachevé, l’ouvrage exprime un moment essentiel dans la vie et l’oeuvre du penseur. Jean-Jacques ROUSSEAU Traduction en corse par Stefanu CESARI.
ISBN : 978-2-915854-37-1
174 pages 15€
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Prolégomènes à l’ontologie de l’être social
Prolégomènes à l’ontologie de l’être social
Lukács inscrit l’être social de l’homme dans ce que la manipulation capitaliste a pour fonction d’occulter : le travail, fondement ontologique, duquel dérivent la pensée, le sujet, la langue, etc. Face à la négation du procès de production (prévalence des actionnaires sur les producteurs, prétendu avènement d’une société de l’immatériel, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs, etc.), face à l’imposture capitaliste qui voudrait identifier le marché mondial avec le terminus de l’émancipation humaine et ainsi décréter la fin de l’histoire, cet ouvrage de Georges Lukács, livre de philosophie fondamentale, l’un des plus importants du siècle, constitue l’indispensable antidote. Leur intégration sociale organisera au niveau global la praxis humaine, dans toute la richesse de ses manifestations historiques. Cette praxis se développe, tendanciellement, vers l’accomplissement d’une généricité humaine authentique toujours plus consciente de ses déterminations objectives : la préhistoire de l’homme dans laquelle nous végétons encore laisserait alors place à son histoire réelle. Telle est la perspective de ce livre qui entend concentrer, condenser la charge ontologique, le potentiel concret, présents dans l’œuvre monumentale de Marx. Loin d’un incantatoire « retour à Marx » conçu formellement comme produit fini, Lukács nous permet de penser le marxisme comme outil de production. D’une ontologie l’autre : on comprend pourquoi ce siècle n’aura autorisé que celle d’Heidegger, anti-historique et apologétique du statu quo capitaliste. Georges LUKACS

ISBN : 978-2-915854-12-1

413 pages 23€

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Quand la France s'éveillera à la Chine
Quand la France s’éveillera à la Chine
Nous n’allons pas vers un nouveau monde inconnu : il est déjà là. La France, l’UE, les USA sont la proie d’une crise interne multiforme, économique, environnementale, démocratique, avec sous-jacente la menace imminente de guerre mondiale. L’empire vacille sur ses bases. Avec le formidable endettement des USA, le dollar, la monnaie universelle est menacée d’effondrement. Un chantage est assumé ouvertement par Trump : imposer aux vassaux un financement toujours plus lourd de leur « protection », avec le sacrifice de leur intérêt national. La Chine, désignée comme l’adversaire, a créé un dispositif productif hautement compétitif. Désormais, elle bat les USA sur leur propre terrain, celui de l’innovation scientifique et technique. Un ordre international multipolaire, celui des BRICS, est une alternative s’adressant en priorité aux pays du sud, soumis à la « militarisation du dollar » : sanctions, blocus. Mais les vassaux asiatiques et européens des USA, la France, n’en sont pas exclus. Pour prendre ce train en marche, il faut partir des faits, des réalités, pas des idéologies. En finir avec « le péril jaune » ou autres prétextes à la guerre et se penser dans une relation d’égalité, de respect des souverainetés. Ouvrir un débat démocratique, c’est le sens de la préface de Fabien Roussel, dans une démarche de paix et de développement, basée sur la défense de l’emploi, des services publics, de la maitrise de l’énergie, une autre conception de la sécurité. Le fait que la Chine socialiste et l’ex-URSS (Russie) soient les locomotives de ce mouvement oblige aussi à repenser l’actualité du socialisme. Quelle autre force politique est en capacité de tenir le challenge ? Celui d’un socialisme à la française dans un monde multipolaire ? Les auteurs de ce livre sont parmi les contributeurs principaux du blog Histoire et société. Danielle Bleitrach, sociologue et ancienne membre du CC du PCF, et Marianne Dunlop, professeur de chinois et de russe, ont publié plusieurs ouvrages notamment aux Editions Delga. Jean Jullien est un spécialiste de l’histoire de la RPC et Franck Marsal est économiste et membre du PCF en responsabilité. Préface de Fabien Roussel.

340 pages

ISBN : 978-2-37607-278-2

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QUAND LES SERFS SE SONT LEVÉS AU TIBET
QUAND LES SERFS SE SONT LEVÉS AU TIBET
Mars 1959. Le toit du monde s’embrase. Après huit années d’une paix fragile consécutive à l’Accord de 1951, la rébellion armée des nobles et des monastères tibétains est écrasée par l’Armée populaire chinoise. En quelques jours, Lhassa tombe. Le Potala, symbole millénaire de la puissance des dieux-rois, est assailli. Le 17 juillet 1959, le servage est aboli. La journaliste américaine Anna Louise Strong arrive en cet été 1959 dans un Tibet en liesse célébrant la fin de la servitude et la mort d’un monde cruel, obscur et verrouillé depuis des siècles. Quand les serfs se sont levés au Tibet raconte la chute de ce système féodal parmi les plus archaïques du monde – un système où la servitude absolue était érigée en loi, les hommes vendus comme des biens meubles, soumis à des châtiments corporels des plus sadiques, à des dettes aux taux d’usure vertigineux transmises de génération en génération, où des monastères possédant prisons et instruments de torture isolaient des milliers de lamas, sales et affamés, qui n’avaient jamais su lire une seule ligne des Écritures qu’ils psalmodiaient.

Mais Anna Louise Strong y décrit aussi la mécanique de la libération : la confiscation des terres, l’organisation des premières associations paysannes, l’abolition de la corvée, l’ouverture des écoles, les chants des paysans lors de leur première moisson libre…

À l’heure où l’Occident occulte la réalité brutale du servage tibétain avant 1959, célébrant à l’inverse ce système comme un monde spirituel préservé, brutalement détruit par l’irruption de la Chine communiste, ce livre salutaire restitue au contraire le formidable séisme social émancipateur que celle-ci amena au Tibet.

Anna Louise Strong (1885-1970), journaliste de terrain et auteure d’une oeuvre immense, que son engagement communiste a menée des États-Unis en URSS, puis jusqu’en Chine. Les Éditions Delga ont déjà publié L’Ère de Staline (2015).

 

ISBN : 978-2-37607-292-8

284 pages

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Quand l’espoir venait de l’est
Quand l’espoir venait de l’est
Le présent ouvrage permettra au lecteur de prendre connaissance d’une des pages les moins connues de la Seconde Guerre mondiale : celle de la participation de citoyens soviétiques et d’émigrés russes au mouvement de la Résistance et de la Libération de la France. Les unités de résistants, les forces armées intérieures de la Résistance et d’autres groupes comprirent plus de trente mille Russes. Il s’agissait de soldats soviétiques évadés des camps de prisonniers, d’émigrés russes entrés dans la lutte dès les premiers jours de l’Occupation aux côtés des Français patriotes, et de civils soviétiques qui avaient été libérés de camps de travail par les résistants. Sept mille cinq cents d’entre eux perdirent la vie dans des combats menés pour la liberté de la France. Dans les villes libérées, des monuments ont été dressés en l’honneur des héros russes et autour d’eux se réunissent des anciens combattants et les jeunes générations. Les anciens de la Résistance gardent la mémoire de leurs camarades, les partisans russes, avec lesquels ils combattirent contre l’occupant. Ouvrage réalisé sous la direction de Youri Vinoguine et Alexandre Ignatov Sergueï Dybov. Préface Youri Vinoguine et Alexandre Ignatov. Avant-propos Oleg Ozerov. Extraits du livre « Vers la Victoire à travers la détention et l’exploit » Nicolaï Pletoukhine. Extraits du livre « Parcelle de Russie. Chronique d’épreuves » Préface d’Annie Silvestri, maire de la ville de Thil René Barchi. « Normandie-Niemen » et « Rodina », ou Deux histoires extraordinaires Arkady Nagaïtsev et Youri Plotnikov. Les 37 courageuses Anna Domachenko. Le destin d’une femme Roman Lebedenko. Regard d’Historien Roland Haas. La France se souvient de vous.

ISBN : 9782376071952

255 pages

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Questions esthétiques et artistiques contemporaines
Questions esthétiques et artistiques contemporaines
L’esthétique sémantique de Galvano della Volpe ; la poétique de Youri Lotman ; l’esthétique terrestre de José Revueltas ; le monde et la langue de Wifredo Lam ; Lénine devant Tolstoï ; Lounatcharski et les apories de l’art et de la révolution ; les clés de l’idéologie esthétique de Diego Rivera... Voici certains des thèmes abordés par Adolfo Sánchez Vázquez, qui, par ce livre paru en 1996, clôture près d’un siècle de réflexion philosophique dans le cadre d’une esthétique marxiste dont il a complètement renouvelé le langage après son ouvrage pionnier Les Idées esthétiques de Marx, étayé par le cadre général de sa réflexion sur la praxis (cf. son ouvrage de portée philosophique générale Philosophie de la praxis , paru également aux éditions Delga). Ne sont pas oubliées non plus les réflexions sur la place de l’art dans notre modernité, de la critique d’art à la critique de l’art, de la réflexion sur la socialisation de la création jusqu’à une nouvelle refondation de l’éducation esthétique. On aurait donc tort de prendre ce livre pour un recueil de texte épars, subjectifs et anecdotiques. Il témoigne au contraire du souci de couvrir exhaustivement, kaléïdoscopiquement, les questions soulevées par deux siècles d’esthétique au sein de la pensée-monde issue de Marx. Le tout servi par le déploiement serein d’une pensée systématique. Traduit de l’espagnol par Luis Dapelo Présentation par Aymeric Monville. Adolfo Sánchez Vázquez (1915-2011), philosophe, poète et critique littéraire hispano-mexicain. Militant communiste pendant la IIe République espagnole, qu’il défend activement jusqu’à la fin de la guerre civile, il est ensuite contraint de s’exiler au Mexique. Il y commence alors une carrière académique en devenant professeur de philosophie à la prestigieuse UNAM. Il est considéré, avec Bolívar Echeverría, comme l’un des plus grands théoriciens du « marxisme critique » hispanique. Les Éditions Delga ont déjà édité Philosophie de la praxis, son oeuvre majeure, et publieront prochainement Les Idées esthétiques de Marx.

ISBN : 9782376072010

339 pages

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Qui a tué le Parti communiste italien ?
Qui a tué le Parti communiste italien ?
Guido Liguori retrace ici de manière magistrale la mort en 1991 de l’organisation de masse qu’était le PCI : le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Au regard de l’étiage auquel est aujourd’hui tombée la vie politique italienne, on mesure l’étendue de la perte que constitue la liquidation en 1991 de cette organisation de masse qu’était le PCI. Le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois sur l’autel du mouvementisme sociétal, du happening multipolaire et de l’abandon de la centralité de la lutte des classes. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de l’ex-Démocratie chrétienne… Pourtant ce coup de force n’a pas été un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais le résultat d’une longue incubation d’un PC où grandissait le réformisme et pour lequel la chute de l’URSS ne sera en fait qu’une aubaine saisie au vol pour le passage à l’acte final. Guido LIGUORI

ISBN : 978-2-915854-32-9

213 pages 13€

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Qui aidait Hitler ?
Qui aidait Hitler ?
Par ce témoignage de première main, Ivan Maïski ambassadeur soviétique en Grande-Bretagne de 1932 à 1943, déconstruit la légende, forgée par l’Occident, de la connivence intrinsèque entre le Reich et l’Union soviétique. Les pourparlers en vue d’un pacte tripartite d’assistance mutuelle entre l’Angleterre, la France et l’URSS (mars-août 1939) n’ont pas été interrompus à cause du pacte de non-agression germano-soviétique d’août 39. Au contraire, l’URSS a conclu ce dernier parce que les Anglais et Français ont systématiquement saboté toute tentative de coopération loyale avec l’URSS pendant toute la durée des pourparlers tripartites. Anglais et Français sont en effet rentrés dans ces pourparlers à reculons, uniquement pour calmer leur opinion publique et faire traîner les négocia- tions, dans l’espoir de donner à Hitler le temps d’attaquer l’URSS. Dès 1937, les dirigeants anglais ont même adressé des supplications serviles au chancelier du Reich pour la signature d’un pacte quadripartite des « Quatre Grands » (Allemagne, Angleterre, France, Italie) qui laisserait aux nazis les coudées franches à l’est. L’URSS ne pouvant espérer de front anti-hitlérien, il fallut donc consentir à une paix séparée provisoire (et non à une alliance) avec l’Allemagne. Et c’est cette dernière qui en prit l’initiative. Il fallait pour l’URSS prévenir coûte que coûte la création d’un front capitaliste unique contre elle et re- tarder l’agression nazie pour mieux se préparer à la guerre future. L’URSS pesa le pour et le contre : bien qu’elle sût que cet accord serait utilisé pour attiser à l’Ouest les ressentiments antisoviétiques, elle décida que les avantages l’emportaient malgré tout. Si l’on peut vérifier, aujourd’hui comme hier, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », Ivan Maïski rappelle que le camp socialiste, de par ses principes mêmes, a toujours dirigé ses efforts pour lutter en faveur de la paix. Il était en effet exempt de classes susceptibles de gagner quoi que ce fût de la guerre et, entièrement absorbé par la première expérience de construction du socialisme, il avait tout à perdre d’un conflit qui l’eût détourné de sa tâche. Ivan MAÏSKI

ISBN : 978-2-915854-64-0

217 pages 18€

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QUI MENAIT LA DANSE ?
QUI MENAIT LA DANSE ?

Au coeur de la Guerre froide, le combat ne s’est pas seulement livré à travers les luttes armées, les coups d’État et les opérations de déstabilisation (Corée, Viet-Nam, Iran, Cuba, Indonésie, Chili, Hongrie, Tchécoslovaquie, etc.) mais s’est aussi joué sur le terrain de la culture et des idées.

Dans cette enquête historique magistrale, devenue un classique, Frances Stonor Saunders exhume, de Berlin à Paris, de New York à Rome, les archives, les témoignages et la correspondance des protagonistes pour restituer l’histoire d’un vaste programme secret orchestré par la CIA visant à arracher la vie culturelle de l’Occident et l’opinion européenne à l’influence communiste. Elle dévoile comment l’agence de renseignement américaine a financé des revues prestigieuses, organisé des festivals et des expositions, orienté les débats intellectuels et travaillé à détourner l’opinion occidentale du socialisme. Des fonds secrets, habilement dissimulés par un réseau de fondations privées, ont permis à toute une génération d’intellectuels, sélectionnés pour leur docilité idéologique ou la conformité de leurs vues, d’occuper le devant de la scène et d’installer durablement leurs catégories de pensée.

En effet, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient compris que l’affrontement avec le bloc soviétique devait être aussi une bataille pour coloniser les consciences. Au centre de ce dispositif pour circonvenir ou soudoyer les intellectuels européens, se trouvait le Congress for Cultural Freedom, une organisation destinée à promouvoir les « valeurs du monde occidental » en combattant les idées communistes dans les milieux artistiques et intellectuels et qui comptait dans ses rangs les plus grands noms de l’intelligentsia : Raymond Aron, Arthur Koestler, Jackson Pollock, Igor Stravinski, Bertrand Russell, Antoine de Saint-Exupéry et des centaines d’autres écrivains, poètes, artistes et philosophes.

Sous couvert de défendre la liberté artistique et la démocratie libérale, c’est en réalité une vaste entreprise de captation des esprits qui se mettait en place, érigeant la culture en arme géopolitique.

Frances Stonor Saunders est historienne et productrice de documentaires. Diplômée de l’université d’Oxford, elle s’est spécialisée dans l’histoire culturelle et politique du XXe siècle. Le présent livre est devenu une référence internationale pour comprendre les relations entre culture, pouvoir et propagande durant la Guerre froide.

  Traduction de Jean-Paul Batisse  

ISBN 978-2-37607-289-8

503 pages

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Recherches sur l’origine de la conscience et du langage
Recherches sur l’origine de la conscience et du langage
Le philosophe marxiste vietnamien Tran Duc Thao (1917-1993), exerça une réelle fascination sur les intellectuels dans la France d’après-guerre (Sartre, Merleau-Ponty, Althusser, etc.), notamment à travers son premier ouvrage Phénoménologie et matérialisme dialectique. De retour au Viet Nam en 1951, il y continua ses travaux, dont son second et présent livre, initialement publié en 1973, fut le fruit. Y sont rassemblées les trois recherches (respectivement sur le geste de l’indication, sur le langage syncrétique et sur le complexe oedipien) que Tran Duc Thao a consacrées aux origines de la conscience et du langage. L’immense mérite de ce livre est sans doute, en croisant paléoanthropologie et développement linguistique de l’enfant, réquisitionnant toutes les avancées scientifiques dans ces deux domaines, de mettre en évidence que la conscience et le langage intérieur se constituent à partir d’un « langage de la vie réelle » originaire, non conscient, émanation directe de l’activité matérielle des hommes. L’unique moteur de notre réalité s’y confirme donc être l’activité humaine, comme l’avait posé Marx, seule prescriptrice et ordonnatrice d’abord du langage gestuel (geste de l’imitation qui devient geste de l’indication) s’élaborant ensuite en langage syncrétique qui se différenciera à son tour pour donner naissance successivement au nom typique, au verbe typique, jusqu’à la phrase proprement dite sous sa forme constituée.  

Tran Duc Thao (1917-1993), philosophe marxiste vietnamien de renommée mondiale, est aussi l’auteur de Phénoménologie et matérialisme dialectique paru en 1951 (republié en 2012 par les Éditions Delga) et de nombreux articles parus dans Les Temps modernes, La Pensée et La Nouvelle Critique.

ISBN : 9782376071990

252 pages

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Réponse à Michel Onfray
Réponse à Michel Onfray
Au moment où l’ensemble de nos médias, à longueur d’ondes ou de colonnes banalisent quotidiennement le nazisme, criminalisant sans cesse le communisme, continuant à affirmer malgré toutes les preuves que les communistes ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque contre l’Union soviétique, il apparaît plus que jamais indispensable de mettre en évidence le rôle primordial joué par les communistes dans la libération de notre pays. Léon LANDINI

ISBN : 978-2-915854-86-2

157 pages

15€

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