Le centenaire d’Octobre 1917 est placé sous haute pression réactionnaire. La contre-révolution a triomphé (provisoirement) à l’Est et les contre-réformes se déchaînent à l’Ouest et dans les pays du Sud sur fond de guerres impérialistes, d’ingérences pseudo-humanitaires, de remontée des pires courants de l’histoire (intégristes religieux, néonazis ukrainiens, super-faucons états-uniens, racistes franco-français…) de négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de prédations environnementales potentiellement irréversibles, d’américanisation galopante de la culture et de la langue, de montée de la barbarie, de marche à la guerre mondiale sous l’impulsion de Donald Trump. Avec pour toute réponse la marche à l’Europe impériale et la mise en place d’États policiers belliqueux et tentaculaires…
Dans ces conditions, nombre de dirigeants « progressistes » sont tentés de « jeter du lest » et, s’agissant des dirigeants du PCF, de rompre leurs ultimes (et feintes) amarres avec le marxisme, sans parler des références à Lénine et de l’héritage patriotique mal assumé du PCF de 36 et de la Résistance. Alors que la droite dite républicaine singe le FN ou dérive vers le thatchérisme débridé, que les résidus du PS se rêvent en parti démocrate à l’américaine et que le PCF parachève sa mutation en section hexagonale du Parti de la gauche européenne, les Éditions Delga ont demandé à Georges Gastaud, philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France, de s’exprimer sur cette question plus ouverte que ne le laisse croire la criminalisation bien-pensante du communisme historique : la révolution prolétarienne, le socialisme-communisme ouvrent-ils encore une issue progressiste possible à l’impasse du capitalisme euro-mondialisé ?

Prix public 15 euros
ISBN 978-2-37607-120-4

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