La crise du capitalisme et Marx
Il ne s’agit pas ici d’un incantatoire « retour à Marx ». La crise actuelle du capitalisme favorise au contraire le dépassement de ce formalisme neutralisant dans lequel était savamment maintenu l’auteur du Capital. La question émerge d’elle-même à la faveur des conflits actuels : quelle peut être la saisie concrète du Capital par les forces de progrès ? Effort didactique sans équivalent, ce livre de l’économiste italien Domenico Moro n’est ni plus ni moins qu’une réponse possible à cette exigence de réappropriation de l’œuvre centrale de Marx, débarrassée des fétichismes et des clichés mondains. Il est temps de redécouvrir à quel point cette œuvre n’est pas un dogmatisme, mais un outil pour l’action. Référence : 978-2-915854-16-9
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La Loi de la valeur mondialisée
Marx s’était proposé de traiter de l’économie capitaliste mondiale dans un volume VI du Capital, qui n’a jamais vu le jour. De ce fait, les marxismes historiques, largement confinés dans l’exégèse des écrits de Marx, ont éliminé de leur programme la réflexion, pourtant indispensable, sur la mondialisation de la loi de la valeur. Samir Amin tente dans cet ouvrage de combler cette lacune et propose une analyse de la transformation de la loi de la valeur en loi de la valeur mondialisée. Il dégage ainsi les fondements théoriques de la polarisation produite par l’expansion mondialisée de la domination du capital. 215 pages   Référence : 978-2-915854-57-2
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La maladie dégénérative de l’économie, le « néoclassicisme »
Croissance de très basse intensité, chômage de masse, explosion des inégalités… L’économie — capitaliste — est en crise. La discipline économique, sous le joug d’un courant dominant néolibéral draînant les prix Nobel et revendiquant pour lui seul la scientificité, l’est aussi. Ce livre montre de quelle manière cette discipline, atteinte d’une maladie dégénérative — le « néo- classicisme », soit la théorie de ce courant dominant, dit « néoclassique » —, converge aujourd’hui non plus seulement vers la « pensée unique », mais surtout vers la « pensée zéro ». Cinq thèmes sont plus précisément abordés: l’idéologie, les institutions, la croissance, le développement et la crise. La critique est également portée contre quelques «grands économistes», de Jean-Baptiste Say à Amartya Sen, en passant par Walt Rostow ou Robert Barro, sans oublier les Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Jeffrey Sachs… Référence : 978-2-915854-73-2
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Le carcan de l’euro
Les traités européens et l’euro ont réduit la démocratie à la simple ratification des décisions d’institutions supranationales qui n’ont été élues par personne. L’intégration économique et monétaire européenne a fait exactement le contraire de ce qu’elle avait promis : elle a accentué les écarts économiques et les écarts de pouvoir entre les pays européens et les inégalités à l’intérieur de ceux-ci. Avec l‘euro, le chômage et la pauvreté, le nationalisme et la xénophobie se sont massivement répandus en Europe pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quitter l’euro serait-il un retour anachronique au nationalisme ou une étape nécessaire pour reconstruire une véritable solidarité entre les travailleurs européens ? L’État national est-il un atout à reléguer au musée de l’histoire ou le contexte dans lequel la démocratie et les droits du travail peuvent être mieux défendus ? Le but de ce livre est de répondre à ces questions. Pour ce faire, l’auteur retrace les raisons du scepticisme à l’égard de l’État national et de la diffusion du cosmopolitisme et de l’européisme, démontrant comment la construction européenne est née et conçue en opposition aux intérêts populaires. Les traités européens et l’euro sont placés sur une trajectoire de collision avec les Constitutions anti-fascistes et les droits démocratiques et sociaux garantis par plus de deux siècles d’histoire et de luttes qui se sont concrétisés au sein de l’État national. Ce n’est donc pas un hasard si nous assistons au transfert de certains pouvoirs fondamentaux de l’État national à des organes supranationaux. La question est donc moins d’affirmer la souveraineté nationale que de défendre et d’élargir la souveraineté populaire et démocratique, pour contrer le projet des élites économiques et politiques des nouvelles démocraties oligarchiques. ISBN 978-2-37607-145-7
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Les trajectoires chinoises de modernisation
La Chine est entrée dans les temps modernes, au xixe siècle, avec un mode de production inapte à assurer sa modernisation. La dynastie Qing en a fait l’expérience. Le républicain Sun Yatsen n’a pas réussi à le dépasser. Seule la révolution communiste a débarrassé ce pays de ses structures anciennes. Depuis lors, son économie a suivi de nouvelles trajectoires. La première partie du livre décrit les trajectoires réelles contemporaines de la Chine (démographiques, agricoles, industrielles, commerciales). Elle repose sur la documentation statistique actuellement la plus récente (année 2016). La seconde partie du livre porte sur les nouvelles trajectoires théoriques de ce pays. L’attention a été portée sur les transformations subies par les idées et théories motrices de l’ensemble, le marxisme. ISBN 978-2-37607-146-4
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L’implosion du capitalisme contemporain
Les analyses proposées dans cet ouvrage s’articulent sur la définition centrale que l’auteur donne du capitalisme des monopoles généralisés. Ce concept permet de restituer leur signification à tous les faits saillants nouveaux qui caractérisent le capitalisme contemporain, pour toutes les régions du monde (centres et périphéries). Il donne cohérence à un tableau qui, sans cela, paraîtrait n’être dessiné que par le hasard et le chaos. Le qualificatif de « généralisé » précise le sens de cette transformation qualitative : les monopoles sont désormais dans une position qui les a rendus capables de réduire toutes les activités économiques au statut de sous-traitants. Ce concept de capitalisme des monopoles généralisés permet de situer la portée des transformations majeures concernant la configuration des structures de classe et les modes de gestion de la vie politique. La perte de contrôle du conflit qui oppose la financiarisation indissociable de la domination des monopoles et la poursuite de la croissance économique, l’implosion du système européen, l’émergence de pays du Sud et la paupérisation accélérée sont analysés dans ce cadre global. Mais faire coïncider un authentique « printemps des peuples » avec l’ « automne du capitalisme » annoncé par l’implosion du système exige à son tour de l’audace dans la pensée et l’action. Référence : 978-2-915854-46-6
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Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique
Cet ouvrage répond à la question « qu’est-ce que l’anthroponomie ? », c’est-à-dire l’ensemble des aspects non-économiques de la vie humaine, dont on peut donner une définition positive à travers quatre moments : moment parental, moment travail, moment politique, moment informationnel. Paul Boccara pose la question de la « portée possible du projet anthroponomique ». Ce qui est en jeu, c’est une contribution à la création d’une civilisation nouvelle qui se cherche à travers la crise si profonde de notre société et du système-monde. Face au silence des sciences humaines, stérilisées par une excessive spécialisation, cet ouvrage entend mener une théorisation transdisciplinaire qui dépasse la simple juxtaposition de résultats fragmentaires et dispersés. Paul Boccara Après son ouvrage fondateur Études sur le capitalisme monopoliste d’État, sa crise et son issue (Éditions Sociales 1973), poursuit ses travaux sur les cycles longs et la crise systémique, comme sur les théories de la régulation. Il élabore alors en lien avec le mouvement syndical des recherches sur les nouveaux critères de gestion par les travailleurs dans les entreprises, au-delà même de ses propositions pour une politique économique nouvelle. Il avance sa proposition radicale de dépassement du marché du travail et du chômage avec la nécessité d’un nouveau système d’emploi ou de formation. Il présente une analyse originale de la nouvelle phase de la crise systémique en 2008. Il renouvelle la lecture de Marx avec son ouvrage Le Capital de Marx, son apport, son dépassement, au-delà de l’économie, en 2012. Il publie ensuite chez Delga son ouvrage-somme fruit de ses recherches et de ses enseignements depuis le début des années 1970, Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital, Delga, 1er vol. 2013, 2e vol. 2015. Il développe ses recherches sur la civilisation puis aujourd’hui publie l’ouvrage tant attendu sur l’anthroponymie. ISBN 978-2-37607-122-8
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Théories sur les crises. Tome I
De multiples recherches, renouvelées pendant des siècles, des théories diverses et rivales mais complémentaires et convergentes, ont visé à éclairer les bases des difficultés cycliques des crises économiques du capitalisme. D’où l’intérêt d’en rendre compte systématiquement pour avancer vers l’élucidation objective des crises et de ce défi majeur de notre époque : comprendre les fondements des crises et des reprises, jusqu’à parvenir enfin à des propositions pour s’en émanciper de nos jours. Nous sommes au défi du retour, au début du xxie siècle, des préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme, après le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes, en raison de l’exacerbation des crises mondiales depuis 2008. Face à l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires sur ces questions cruciales et à l’effondrement désormais reconnu de leurs illusions, il s’agit de faire un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises cycliques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital. Le premier volume concerne les limites fondamentales de l’accumulation des capitaux et leurs solutions, ainsi que plus précisément les crises cycliques et les reprises de période plus ou moins décennales dans le système capitaliste. Le second (à paraître en 2015) se rapportera plus particulièrement aux crises systémiques. 565 pages Référence : 978-2-915854-55-8
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Théories sur les crises. Tome II
Nous sommes au défi du retour, au début du XXIe siècle, des préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme, après le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes, en raison de l’exacerbation des crises mondiales depuis 2008 et de la crise radicale en cours du capita-lisme, lui-même mondialisé. Et cela, face à l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires récents sur ces questions cruciales et à l’effondrement désormais reconnu de leurs illusions, nous sommes aussi face au défi de la relance des propositions néo-libérales d’adaptation du système considéré comme indépassable. Il s’agit ici de faire un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises systémiques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital durables.Le premier volume de cet ouvrage (paru en 2013) sur les théories des crises concernait les limites fondamentales de l’accumulation des capitaux et leurs solutions, ainsi que plus précisément les crises cycliques et les reprises de période plus ou moins décennales dans le système capitaliste. Le second se rapporte ici plus particulièrement aux théories des crises systémiques, de la croissance, des cycles de longue période et des transformations du système capitaliste lui-même. Il va jusqu’à examiner la radicalité de la crise écologique et climatique ainsi que les défis de la progression des pays émergents au XXIe siècle. Il concerne une théorie critique néo-marxiste cherchant à dépasser les diverses analyses néo-keynésiennes. Référence : 978-2-915854-83-1 Format : 15,5 x 24 Nombre de pages : 402
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