Michel Clouscard retrace notre histoire, du plan Marshall à la crise actuelle, en passant par notre dressage initiatique à la prétendue « société de consommation » qui n’est que la société de ceux qui peuvent consommer le travail des autres. Certains ont voulu nous faire croire que c’était la « fin de l’histoire », que le capitalisme avait atteint là son rythme de croisière avec le pacte tacite de l’après Mai 1968 : la droite gère l’économie et la sociale-démocratie s’en tient au « sociétal », à la libération des mœurs qui ne coûte pas un sou au capital et permet de créer de nouveaux marchés.
Pour qualifier cette société, permissive envers le consommateur, mais plus que jamais répressive envers le producteur, Clouscard forge dès l’après 68 le concept de « libéralisme libertaire », ou encore celui de « capitalisme de la séduction », titre de son maître-ouvrage.
À l’heure où la crise nous laisse mesurer les conséquences dévastatrices de ce capitalisme réarmé, cette présentation synthétique revient sur les thèmes clefs d’une œuvre soucieuse de rendre compte autant de l’aliénation économique (la répression sur le producteur) que de l’aliénation anthropologique (le dressage libéral libertaire), pour sortir de l’impasse civilisationnelle où nous sommes actuellement

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Le néocapitalisme selon Michel Clouscard

AYMERIC MONVILLE

64 pages

7,10 euros

Référence : 978-2-915854-33-6

 

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