Nombreux sont les premiers ministres, ministres et banquiers centraux qui, avant d’accéder à leurs postes, ont siégé ou ont été invités au Groupe Bilderberg ou à la Commission Trilatérale. Parmi eux, Emmanuel Macron, Christine Lagarde, Jean-Claude Trichet, Mario Draghi, Mario Monti, Angela Merkel, Bill Clinton, Tony Blair, David Cameron. On note aussi la présence de dirigeants de multinationales comme Bill Gates (Microsoft), Jeff Bezos (Amazon) ou David Rockefeller, mais aussi de piliers du pouvoir états-unien comme le général David Petraeus (ancien directeur de la CIA) ou Henry Kissinger.

L’existence de ces organisations pose des questions décisives comme celle du contrôle démocratique sur les processus publics décisionnels. Est-il possible de répondre aux défis de notre temps avec des appareils de coordination contrôlés par des « élites » aussi restreintes ? D’autant que ces élites sont sélectionnées uniquement en vertu de leur immense richesse, qu’elles appartiennent à quelques pays seulement, ne sont élues par personne ni déléguées par aucune autorité publique, agissent souvent de manière secrète et sont inspirées par le dogme du marché autorégulé. Les récentes vicissitudes de l’euro montrent à quel point une gestion confiée à un groupe restreint et aux favorisés du marché est porteuse de chaos.

Ce livre analyse l’organisation des « élites » transnationales, les bases économiques de leur pouvoir, les orientations et procédés grâce auxquels elles réussissent à influencer les autres niveaux de pouvoir, à commencer par les États-nations. Il comporte également des tableaux explicatifs et les listes des participants aux récentes rencontres du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale.

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DOMENICO MORO

Le groupe Bilderberg. « L’élite » du pouvoir mondial

Prix : 19 euros

Référence : 978-2-915854-80-0

6 Responses

  1. sébastien morisse

    Bravo pour votre courage éditorial ! à propos du sobriquet ridicule du « complot », sachons que les comploteurs sont des personnes qui établissent des plans secrets pour prendre le pouvoir : or les gens qui participent au Bilderberg possède déjà le pouvoir.Donc ils ne complotent pas.Ils se cachent car ils savent que si les gens connaissaient leur pensée, il y aurait une révolution avant demain, comme le disait cyniquement Henri Ford. La niaiserie générale et la peur du ridicule, des arguments très pauvres suffisent cependant hélas, à écarter le grand nombre de ce grave problème

  2. Bonsoir,

    Je salue les éditions Delga pour leur courage éditorial. En effet, ne craignez-vous pas d’être qualifiés, catégorisés sous le sobriquet stigmatisant de « conspirationnistes » en publiant cet ouvrage ?

    Une grande partie de la gauche se trouve dans un posture militante « anti conspirationniste », et il est très difficile de faire entendre dans ce cadre une voix qui révèle les coulisses des décisions des « grands » de ce monde. En effet, ce qui est taxé de « complotiste » vient marcher sur les plate-bandes d’une critique sociale classique qui prend pour base des données officielles reconnues par le système critiqué, et de ce fait, lui reconnaît une légitimité. D’où une haine farouche, où les médias mainstream viennent converger avec des critiques de la gauche radicale.

    N’avez-vous d’ailleurs pas essuyé des critiques dures dans ce sens ?

    Encore une fois je vous remercie car vous participez d’un renouvellement du positionnement de la critique marxiste. Bravo.

    Sayan

    • Editions Delga

      Bonjour,
      Nous comprenons la légitimité de votre question. Mais il s’agit d’une analyse marxiste, fondée sur les intérêts de classes, les contradictions internes du capitalisme, et pas sur la catégorie (qui ressortit à l’individualisme méthodologique) de « complot », et ce à propos d’un groupe d’intérêt existant réellement. Personne ne prétend que le Bilderberg représente tout le capitalisme ou tout le « pouvoir » mondial, mais il mérite d’être étudié comme rouage à part. Le terme « complotiste » sert aussi parfois d’éteignoir de la critique. Et nous ne voyons pas, sous prétexte qu’il fait aussi l’objet de fantasme délirant, le Bilderberg ne pourrait pas être soumis à une analyse sans concessions.
      Bien cordialement

      • Merci beaucoup pour votre réponse précise. Si j’ai bien compris, il s’agit ainsi de montrer la force de l’analyse marxiste en l’appliquant à l’étude d’un cénacle représentant les intérêts d’une « élite ». C’est tout à fait heuristique comme démarche, même si je pense qu’il existe le risque d’être amalgamé malhonnêtement avec des représentations fantasmatiques dites « conspirationnistes » par la puissance de feu médiatique au service des intérêts des oligarchies capitalistes.

        Merci encore pour votre travail.

  3. Francois GODDARD

    Merci pour ces publications qui nous permettent d’accéder à une information essentielle introuvable par ailleurs.

    François GODDARD

    • Editions Delga

      Merci pour votre soutien et de faire circuler l’information autour de vous.
      A très bientôt

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