La nouvelle Russie est-elle de droite ou de gauche ?
La base sociale de l’actuel pouvoir en Russie n’est certainement pas populaire et prolétarienne mais doit-on pour autant considérer que nous avons affaire à un régime contrôlé par une oligarchie capitaliste et impérialiste cherchant à rivaliser avec l’impérialisme américain comme le soutiennent beaucoup de marxistes puristes occidentaux, en particulier des trotskystes vieillissants qui semblent vouloir poursuivre coûte que coûte leur vieille guerre contre le fantôme de l’URSS stalinienne ? Les contradictions entre la Russie, ses alliés et les puissances occidentales doivent-elles être replacées dans le contexte d’une contradiction inter-impérialiste ? Ou ne doit-on pas réintroduire les notions de bourgeoisie nationale par opposition à celle de bourgeoisie compradore dans un contexte où les élites possédantes de Russie se trouvent dans une position de rattrapage, d’infériorité et de périphérie que l’on peut assimiler à une situation pas très éloignée des modèles de décolonisation ? Si tel est le cas, quel est le rapport de cette bourgeoisie nationale avec non seulement le Parti communiste — premier parti d’opposition mais qui soutient la politique de défense de la souveraineté nationale —, mais aussi les autres composantes de la société russe, la classe ouvrière intéressée par une politique de réindustrialisation, la paysannerie souhaitant une politique de protection de l’État, les classes de services allant de l’armée aux services publics dont le développement est lié à la reconstruction de la puissance étatique, etc. ? Autant de groupes sociaux qu’on trouve partout dans le monde mais qui, dans le cas russe et des autres puissances émergentes, peuvent espérer s’appuyer sur un État potentiellement fort, alors qu’à l’Ouest, l’État est depuis longtemps monopolisé par les intérêts des bourgeoisies impérialistes qui marginalisent les autres classes sociales, sans retour possible dans le cadre du système existant. Référence : 978-2-915854-92-3
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La révolution d’Octobre et la démocratie dans le monde
La démocratie, même dans son acception la plus élémentaire et immédiate, implique le dépassement des trois grandes discriminations (sexuelle ou de genre, censitaire et « raciale ») qui étaient encore bien vivantes et en vigueur à la veille d’Octobre 1917 et n’ont été dépassées qu’avec le concours, parfois décisif, du mouvement politique issu de la Révolution bolchevique. Référence 978-2-915854-96-1
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La révolution est possible
APRÈS QUINZE ANS de recherches et d’analyses sur les rapports sociaux et les relations humaines, depuis les débuts de l’humanité à nos jours, rassemblant six livres sous le titre général Capitalisme et Révolution , puis Les Chemins de l’écomunisme en guise de conclusion, la réflexion de l’auteur se focalise à présent sur le fait que si La Révolution est possible, elle ne saurait se passer (comme le déficit idéologique du mouvement de contestation des « gilets jaunes » tend à nous le montrer) de nouvelles bases théoriques et pratiques pour la faire advenir. D’où ce nouveau livre qui propose une autre voie pour sortir du capitalisme et s’adresse à tous ceux qui souhaitent agir pour un véritable changement de société. Il part tout d’abord d’une succincte rétrospective sur la naissance des partis politiques comme moyens de parvenir au pouvoir par le haut et de l’incapacité des forces progressistes à le garder ou bien à révolutionner durablement la société à partir de cette base électorale, ainsi que de l’échec quasi général de l’accession au communisme par la révolution armée. Analysant ensuite le passage du capital industriel au fascisant capital-cognitif et les blocages que celui-ci induit chez beaucoup d’entre nous, il en arrive à sa nouvelle voie pour en sortir. Persuadé que la marchandisation absolue est la Question des Questions, il s’attache à analyser en quoi elle affaiblit la lutte des classes tout en invitant les citoyens/travailleurs à faire vivre de nouveaux rapports sociaux au coeur desquels la pratique du partage, de l’échange non marchand et la production qualitative régulée et auto-gérée des vrais besoins humains, devient l’axe concret de la Révolution maîtrisée. André Prone, poète, penseur militant, est l’initiateur du livre collectif L’autre voie pour l’humanité : 100 intellectuels s’engagent pour un post-capitalisme, paru aux éditions Delga. Il est aussi environnementaliste et a dirigé un consortium d’Universités et d’Instituts de recherche franco-thaïlandais sur la dégradation des sols tropicaux. Engagé très tôt dans la vie militante, il n’en poursuit pas moins un long travail d’écriture poétique avant de s’adonner à l’analyse philosophique et historique. Après avoir achevé sa longue fresque conceptuelle et politique, il reprend les bases théoriques et pratiques de l’écomunisme, pour nous montrer en quoi la révolution est possible.
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La révolution russe en BD
Les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires. Georges Dimitrov référence : 978-2-37607-126-6
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La vie en rouge
Toute sa vie, Jeannette Thorez-Vermeersch (1910-2001) l’a consacrée à la lutte contre l’injustice, l’oppression, dévouée à la cause de la révolution. Née dans une famille où l’on connaît la misère absolue, elle travaille dès l’âge de dix ans, devient domestique, s’use les doigts dans les filatures, et, très vite, s’insurge contre l’exploitation et l’humiliation. Elle se lance tôt dans la lutte politique. Au Parti communiste, elle découvre un foyer de fraternité, une solidarité avec l’expression de sa révolte, qui l’amènent à s’engager totalement. Dès lors, sa vie se confond avec l’action militante, avec tous les événements majeurs du siècle. Et, surtout, avec celle de Maurice Thorez. De leur histoire d’amour naîtront trois enfants. Une vie d’une extraordinaire densité, qui la fait participer à de grands combats, rencontrer les plus grandes figures de la politique, mais aussi des créateurs comme Picasso, Aragon, Léger… Une vie de lutte quotidienne, de meetings, de débats, de voyages ; une vie de dirigeante, siégeant dans les instances suprêmes du Parti pendant des périodes mouvementées — les années fastes de l’après-guerre, celles de la déstalinisation, puis de la décolonisation… Récit parfois haletant d’une existence menée tambour battant, ces Mémoires constituent aussi un formidable témoignage sur le fonctionnement interne du mouvement communiste ; mais, avant tout, ils sont un plaidoyer pour la nécessité de combattre sans relâche la misère, la pauvreté et l’oppression. Et c’est à cette conviction que Jeannette Thorez-Vermeersch est demeurée fidèle, envers et contre tout. Référence : 978-2-915854-76-3
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Le Centenaire d’Octobre 17
Les grandes révolutions font l’histoire ; les résistances conservatrices et les contre-révolutions ne font qu’en retarder le cours. La Révolution française a inventé la politique et la démocratie modernes, la Révolution russe a ouvert la voie à la transition socialiste, la Révolution chinoise a associé l’émancipation des peuples opprimés par l’impérialisme à leur engagement sur la voie du socialisme. Ces révolutions sont grandes précisément parce qu’elles sont porteuses de projets fort en avance sur les exigences immédiates de leur temps. Et c’est pourquoi elles se heurtent dans leur progression aux résistances du présent à l’origine des reculs, des « thermidors » et des restaurations. Les ambitions des grandes révolutions, exprimées dans les formules de la Révolution française (liberté, égalité, fraternité), de la révolution d’Octobre (prolétaires de tous les pays unissez-vous), du maoïsme (prolétaires de tous les pays, peuples opprimés, unissez-vous) ne trouvent pas leur traduction dans la réalité immédiate. Mais elles demeurent les phares qui éclairent les combats toujours inachevés des peuples pour leur réalisation. Il est donc impossible de comprendre le monde contemporain en faisant abstraction des grandes révolutions. ISBN 978-2-37607-121-1
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Le Déni d’histoire. Usage public de l’histoire et réhabilitation du fascisme en Italie
À quoi sert l’histoire et qu’en fait-on ? Pourquoi et comment, depuis quelques décennies, veut-on masquer la brutalité du fascisme ? Angelo Del Boca et dix parmi les meilleurs spécialistes de l’Italie contemporaine nous introduisent à la grande richesse des connaissances historiques transalpines en la matière. En effet, depuis plusieurs années, un certain « usage public de l’histoire » a profondément sapé les fondements mêmes de la discipline et du travail des historiens, en préparant ainsi la réhabilitation du fascisme. À ce titre, cet ouvrage représente un véritable plaidoyer pour l’histoire, sa rigueur et sa dignité. « Contre le risque d’une falsification totale et intéressée de l’histoire, nous nous sommes seulement permis de mettre en évidence, sans aucune prétention à vouloir nous faire les dépositaires de la vérité absolue et encore moins à constituer un manifeste d’intentions,la nébuleuse des contrefaçons qui nous oppriment, nous étouffent et nous avilissent. » Référence : 978-2-915854-39-8
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Le fil rouge
Premier mai 1904, Aristide Landini, qui n’a pas encore quatorze ans, manifeste contre le comte de Torniella en Toscane. Celui-ci veut accaparer les terres communales indispensables aux paysans. Arrêté, l’adolescent est enfermé dans la sinistre prison de Roccastrada. C’est ce refus de l’oppression qui fera à tout jamais de lui un révolutionnaire. Antimilitariste, déserteur de la Première Guerre mondiale (« cette guerre est celle des marchands de canon »), il est condamné en tant que tel au bagne, puis finalement amnistié en 1919 comme des milliers d’autres déserteurs italiens. Pourchassé alors par les hordes fascistes en raison de son engagement politique trop rouge, il doit fuir vers la France avec sa femme et ses enfants. Les chemins de l’exil les portent en Provence, où ils retrouvent d’autres trans- fuges toscans et partagent avec eux une vie de solidarité et de fraternité. Durant les années trente, leur maison est celle de tous les réfugiés, italiens, allemands ou espagnols. La table de la « mamma » est celle de tous les clandestins. Entre rires et chansons, ils se lancent tous avec optimisme et générosité dans tous les combats : Le Front populaire, les accords de Munich, la guerre d’Espagne, et enfin en point d’orgue, comme une évidence, dès 1940, dans la Résistance. Aristide et ses fils Roger et Léo survivront-ils aux griffes sanglantes des polices française, italienne et allemande ? Fantastique saga familiale, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, ce récit, empli d’humour et de sensibilité, revisite tous les événements de la première moitié du XXe siècle à travers le quotidien d’une modeste famille d’origine étrangère, venue chercher refuge dans le seul pays au monde où les mots « Liberté, Égalité, Fraternité » sont inscrits au fronton des édifices publics et pour lesquels ces immigrés étaient prêts à faire le sacrifice de leur vie. Référence : 978-2-37607-102-0
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Le grand bond en arrière
Le démantèlement de l’URSS : vingt ans déjà… « Un jour arrive où les silences, les omissions, les fausses vérités et les simples mensonges ne résistent plus à la réalité des faits… La vérité est là aujourd’hui. Aveuglante » : des quantités de sondages montrent que les ex-Soviétiques regrettent à une grande majorité le système socialiste, des millions d’entre eux sont décédés (voir en annexe de ce livre) du fait de la désagrégation des services sociaux, de la chute vertigineuse des pensions de retraites et des salaires, etc. Henri Alleg retrace ici ce « plus grand hold-up de tous les temps » au profit de tous les appétits prédateurs privés, effectué sous tutelle américaine, et dont Gorbatchev puis Eltsine furent les courroies en titre. Ce dernier, « grand démocrate » sacralisé s’il en est à l’Ouest, ira jusqu’à tirer au canon en 1993 – sous les applaudissements de la presse occidentale – sur le Parlement russe (1 500 morts) qui refusait le hold-up. Si ce démantèlement s’est effectivement traduit pour une poignée de mafieux, par la liberté d’exhiber des yachts dans toutes les marinas du monde, c’est une bien mince avancée, au regard de la destruction de tout un système social (gratuité de l’enseignement, des soins, du métro ; extrême modicité des loyers, de l’énergie, etc.), de la recherche scientifique, de la production industrielle (diminuée de moitié), etc. Il est temps d’arrêter de défigurer la réalité historique. Ce livre contribue magistralement à nous la restituer. Référence : 978-2-915854-31-2
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Le groupe Bilderberg. « L’élite » du pouvoir mondial
Nombreux sont les premiers ministres, ministres et banquiers centraux qui, avant d’accéder à leurs postes, ont siégé ou ont été invités au Groupe Bilderberg ou à la Commission Trilatérale. Parmi eux, Emmanuel Macron, Christine Lagarde, Jean-Claude Trichet, Mario Draghi, Mario Monti, Angela Merkel, Bill Clinton, Tony Blair, David Cameron. On note aussi la présence de dirigeants de multinationales comme Bill Gates (Microsoft), Jeff Bezos (Amazon) ou David Rockefeller, mais aussi de piliers du pouvoir états-unien comme le général David Petraeus (ancien directeur de la CIA) ou Henry Kissinger. L’existence de ces organisations pose des questions décisives comme celle du contrôle démocratique sur les processus publics décisionnels. Est-il possible de répondre aux défis de notre temps avec des appareils de coordination contrôlés par des « élites » aussi restreintes ? D’autant que ces élites sont sélectionnées uniquement en vertu de leur immense richesse, qu’elles appartiennent à quelques pays seulement, ne sont élues par personne ni déléguées par aucune autorité publique, agissent souvent de manière secrète et sont inspirées par le dogme du marché autorégulé. Les récentes vicissitudes de l’euro montrent à quel point une gestion confiée à un groupe restreint et aux favorisés du marché est porteuse de chaos. Ce livre analyse l’organisation des « élites » transnationales, les bases économiques de leur pouvoir, les orientations et procédés grâce auxquels elles réussissent à influencer les autres niveaux de pouvoir, à commencer par les États-nations. Il comporte également des tableaux explicatifs et les listes des participants aux récentes rencontres du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Référence : 978-2-915854-80-0
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Le langage de l’empire
Paru en six langues, Le Langage de l’Empire a déjà fait le tour du monde. Ce livre de résistance démasque l’idéologie dominante de la puissance dominante. Terrorisme, fondamentalisme, anti-américanisme, haine de l’Occident, complicité avec les islamistes et les antisémites : telles sont les armes que brandit l’« Empire du Bien » pour diaboliser tour à tour ses adversaires et mieux procéder ensuite à leur anéantissement. Fondée par des propriétaires d’esclaves, des massacreurs d’Indiens et des théoriciens de la suprématie blanche, la prétendue « plus ancienne démocratie du monde » (Clinton) s’est toujours érigée en donneuse de leçons et en gendarme du monde. De nos jours, de Reagan à Obama, d’Abou Ghraib à Guantanamo, de la terreur nucléaire à l’agent orange, du soutien aux régimes fascistes aux enlèvements arbitraires de la CIA, de l’espionnage à la propagande, quiconque entend s’opposer à la puissante machine de guerre étasunienne devient automatiquement l’ennemi de la paix et de la civilisation. Référence : 978-2-915854-58-9
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Le mythe des jumeaux totalitaires
« Cet ouvrage invite les tenants du “capitalisme démocratique” à écouter des idées iconoclastes, à remettre en question la mythologie de l’économie de marché et de l’anticommunisme de droite comme de gauche, et à réexaminer, avec un esprit réceptif mais critique, les efforts historiques réalisés par ces rouges et autres révolutionnaires tant décriés. L’orthodoxie politique diabolisant le communisme imprègne l’ensemble de la perspective politique. Même les gens de gauche ont intériorisé l’idéologie libérale-conservatrice qui met sur un même plan fascisme et communisme, les deux mouvements de masse du xxe siècle considérés comme deux frères jumeaux totalitaires. Ce livre cherche à mettre en évidence l’abîme qui sépare le fascisme et le communisme, à la fois hier et aujourd’hui, dans la théorie comme dans la pratique, en particulier pour les questions d’égalité sociale, d’accumulation de capital privé, et d’intérêt de classe. La mythologie orthodoxe voudrait aussi nous faire croire que les démocraties occidentales – les États-Unis en tête – se sont opposées aux deux systèmes totalitaires avec la même vigueur. En réalité, les dirigeants nord-américains ont consacré tous leurs efforts à construire un monde stable dans les intérêts privés des investissements mondiaux des grandes entreprises et d’un système basé sur le profit. En poursuivant cet objectif, ils ont eu recours au fascisme pour sauver le capitalisme, tout en prétendant préserver la démocratie du péril communiste. Ce livre analyse la façon dont le capitalisme répand le fascisme et en profite, l’importance des révolutions dans le progrès de la condition humaine, les causes et les effets de la destruction du communisme, la pertinence intacte du marxisme et de l’analyse de classe, et la nature impitoyable du pouvoir du capital. » Michael Parenti Référence : 978-2-915854-60-2
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