Théories sur les crises. Tome I
De multiples recherches, renouvelées pendant des siècles, des théories diverses et rivales mais complémentaires et convergentes, ont visé à éclairer les bases des difficultés cycliques des crises économiques du capitalisme. D’où l’intérêt d’en rendre compte systématiquement pour avancer vers l’élucidation objective des crises et de ce défi majeur de notre époque : comprendre les fondements des crises et des reprises, jusqu’à parvenir enfin à des propositions pour s’en émanciper de nos jours. Nous sommes au défi du retour, au début du xxie siècle, des préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme, après le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes, en raison de l’exacerbation des crises mondiales depuis 2008. Face à l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires sur ces questions cruciales et à l’effondrement désormais reconnu de leurs illusions, il s’agit de faire un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises cycliques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital. Le premier volume concerne les limites fondamentales de l’accumulation des capitaux et leurs solutions, ainsi que plus précisément les crises cycliques et les reprises de période plus ou moins décennales dans le système capitaliste. Le second (à paraître en 2015) se rapportera plus particulièrement aux crises systémiques. 565 pages Référence : 978-2-915854-55-8
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Théories sur les crises. Tome II
Nous sommes au défi du retour, au début du XXIe siècle, des préoccupations fondamentales concernant les crises du capitalisme, après le déni de leur importance et de leur caractère nécessaire dans certaines théories économiques récentes, en raison de l’exacerbation des crises mondiales depuis 2008 et de la crise radicale en cours du capita-lisme, lui-même mondialisé. Et cela, face à l’irréalisme fondamental de trop de travaux universitaires récents sur ces questions cruciales et à l’effondrement désormais reconnu de leurs illusions, nous sommes aussi face au défi de la relance des propositions néo-libérales d’adaptation du système considéré comme indépassable. Il s’agit ici de faire un bilan pluriséculaire des acquis des théories des différentes écoles de pensée sur les fondements des crises systémiques, ou de suraccumulation et de dévalorisation de capital durables.Le premier volume de cet ouvrage (paru en 2013) sur les théories des crises concernait les limites fondamentales de l’accumulation des capitaux et leurs solutions, ainsi que plus précisément les crises cycliques et les reprises de période plus ou moins décennales dans le système capitaliste. Le second se rapporte ici plus particulièrement aux théories des crises systémiques, de la croissance, des cycles de longue période et des transformations du système capitaliste lui-même. Il va jusqu’à examiner la radicalité de la crise écologique et climatique ainsi que les défis de la progression des pays émergents au XXIe siècle. Il concerne une théorie critique néo-marxiste cherchant à dépasser les diverses analyses néo-keynésiennes. Référence : 978-2-915854-83-1 Format : 15,5 x 24 Nombre de pages : 402
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Tout est permis mais rien n’est possible
La logique libérale-libertaire, concept théorisé pour la première fois par Michel Clouscard en 1972, conjugue libéralisme économique et libertarisme sociétal, tous deux fonctionnant en étroit rapport, tous deux représentant la même face d’une pièce. Tout est permis, mais rien n’est possible propose, à partir des principaux concepts de Michel Clouscard, de décrire les processus qui ont mené à l’émergence de ce système, d’en décrypter les enjeux idéologiques et d’aborder les conséquences sociales, culturelles et économiques : émergence historique du néolibéralisme ; consumérisme, rites de consommation, rôle et la place des « marchés de la séduction » dans l’économie et disparition de la figure du travailleur de la scène médiatique.
Avec la participation de : Jean-Pierre Garnier, ancien chercheur au CNRS, Jean-Pierre Garnier est sociologue, spécialiste de l’urbanisme. Il est notamment l’auteur de La pensée aveugle. Quand les intellectuels ont des visions (1993) et de Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires (2010). Jean-Pierre Levaray, ouvrier de production dans l’industrie chimique dans l’agglomération rouennaise. Il est l’auteur de Putain d’usine, Après la catastrophe, La classe fantôme et Plan social. Aymeric Monville, philosophe, directeur de collection des éditions Delga et rédacteur en chef adjoint de la revue La Pensée. Il est notamment l’auteur de l’Idéologie européenne avec Benjamin Landais et Pierre Yaghlekdjian (2008) et de Misère du nietzschéisme de gauche (2007). Dominique Pagani, ancien professeur de philosophie, musicologue, proche collaborateur de Michel Clouscard. Auteur de Féminité et communauté chez HegelLe rapport de l’esthétique au politique dans le Système.  
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Trajectoires de la peinture
Attention, ceci n’est pas un livre d’art. Encore moins un essai sur l’esthétique. C’est le livre d’un peintre sur la peinture. A part Delacroix, Van Gogh et quelques autres, le phénomène est trop rare pour ne pas être signalé. Jean-Pierre Jouffroy fait ici parler la peinture de l’intérieur, dans son histoire et sa dialectique interne. De Giotto à Nicolas de Staël, de Bruegel à Charles Lapicque, la peinture est envisagée comme une succession de systèmes figuratifs d’ensemble, pensés historiquement. Loin de plaquer sur elle une rhétorique arbitraire, la peinture est ici conçue comme un langage propre, qui obéit à ses propres lois et excède le simple rôle d’ « illustration » naturaliste que l’académisme lui assigne. Avant de savoir ce que la peinture représente, il faut d’abord comprendre comment elle se présente, comprendre les lois de fonctionnement instrumental, gestuel et mental du peintre. Au travers de ce recueil presque exhaustif des textes de Jouffroy de 1962 à nos jours, de sa lutte en milieu communiste pour refuser les diktats du « réalisme socialiste » jusqu’à ses ultimes recherches sur la lumière, on apprendra également une multitude de détails : Comment évoluent les techniques et les matériaux ? Pourquoi le modelé est-il incompatible avec la couleur ? Quelle est la raison plastique de la rupture entre Van Gogh et Gauguin ? Pourquoi l’académisme contemporain en veut spécialement à la peinture ? Quel rôle jouent la division de la touche ou le ton local de l’objet dans la modernité ? Pourquoi l’abstraction porte-t-elle une attention nouvelle au caractère concret des moyens plastiques ? En quoi le physicien Chevreul a-t-il révolutionné la peinture ? Quel point de convergence peut-on établir entre les progrès de la physique et certaines théories picturales ? En quoi l’oeuvre de Chardin est-elle un point d’appui de toutes les modernités à venir ? Pourquoi ce qui caractérise le cubisme est moins le caractère statique du cube que le mouvement ? En quoi David est-il le père d’une conception pluraliste en art comme fondement de la politique culturelle ? En quoi Nicolas de Staël initie-t-il une reconstruction figurative à partir de l’abstraction ? Voici donc une invitation au voyage en compagnie de tous ceux qui ont fait la peinture moderne. Référence : 978-2-915854-23-7
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Tuer une nation. L’assassinat de la Yougoslavie
Après le renversement du communisme en Europe de l’Est et en Union soviétique, la République fédérale de Yougoslavie est restée le seul pays de la région à n’avoir pas rejeté ce qui restait de son socialisme pour installer à la place un système de marché sans entrave à la pénétration du capital. La Yougoslavie avait en effet refusé l’ouverture totale de son économie, de son secteur public important et de ses ressources nationales à prix bradés aux investisseurs et aux créanciers internationaux. C’est pour cette dissidence face au catéchisme inquisiteur capitaliste, et pour rien d’autre, que la Yougoslavie fut attaquée, démantelée et dévastée. Bien sûr il a fallu habiller cette vérité concrète dans la narration mensongère imposée ad nauseam par les médias et les pouvoirs politiques occidentaux : enrôler la question ethnique pour servir des intérêts de classe, en diabolisant Milošević comme le génocidaire absolu, et arriver à faire croire, malheureusement même à l’honnête homme, que l’OTAN, pourtant bras armé du capitalisme prédateur, avait effectué une « conversion humanitaire ». L’on tenait enfin une « guerre juste », des bombardements capitalistes humanitaires ! Michael Parenti montre ici au contraire que la plupart des opérations de nettoyage ethnique à travers l’ex-Yougoslavie ont été perpétrées non pas par les Serbes mais contre eux ! Et que le « plus grand défi militaire » – d’après l’expression de Clinton – de l’histoire de l’OTAN, fut en fait un passage à tabac sadique d’un petit pays par les forces militaires les plus puissantes du monde. Et comble de déréliction pour les Yougoslaves : ces puissances occidentales, pourtant entièrement responsables de l’effusion de sang et de la dévastation, ont pu apparaître comme… des sauveurs ! Dès la fin de la Guerre froide donc, la nature hideuse du capitalisme, désormais ibéré de la bride que le monde communiste concurrent lui imposait jusqu’alors, a pu se révéler sans plus aucune retenue. Ces bombardements impitoyables sur la Yougoslavie furent les premières concrétisations d’une longue série d’agressions prédatrices réalisées par une institution non élue, l’OTAN, qui se place au-dessus des lois, des nations et des peuples. Préface de Diana Johnstone, auteure entre autres de La Croisade des fous. Yougoslavie, première guerre de la mondialisation, Le Temps des Cerises, Paris, 2005. Référence : 978-2-915854-65-7
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Ukraine, le coup d’Etat faciste
Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains montrent ici que le 22 février 2014, place Maïdan à Kiev, après des mois de déstabilisation politique financée par les États-Unis et l’Union européenne, des groupes soutenus par l’Occident ont confisqué par un coup d’état flagrant le pouvoir d’un président démocratiquement élu. Des extrémistes néo-nazis, à l’avant-garde des manifestations, ont obtenu des ministères et d’autres postes importants dans le nouveau gouvernement non-élu. à cause de la couverture médiatique pro-Maïdan fortement influencée, sinon contrôlée, par les gouvernements occidentaux, les Européens ont généralement vécu ce changement de régime avec apathie. Ils semblent ne pas comprendre qu’il y a eu un coup d’état fasciste au coeur de l’Europe… et un coup d’état soutenu par leurs propres dirigeants. Comme en Libye, Syrie, Yougoslavie, Irak, etc., on a assisté en Ukraine au plus cruel sadisme masqué par une gigantesque puissance de feu médiatique occidentale : assassinats à Maïdan par des snipers d’élite néo-nazis maquillés en police d’État ; immolations vivantes au lance-flammes de fédéralistes pacifiques par des groupes néo-nazis téléguidés par la junte et maquillées en incendie à Odessa devant la police passive et complice ; officines déstabilisatrices de la CIA financées à hauteur de 5 milliards de dollars depuis 1991 et camouflées en ONG humanitaires « pro-démocratie », etc. Cependant, du développement même de cet affrontement mûrit une « vision politique » : dans le Donbass, le peuple qui pour survivre secoue le joug du libéral-fascisme, prend conscience du fait que l’alternative « ou bien mourir pour un oligarque russe ou bien mourir pour un oligarque ukrainien » n’est pas pertinente et se dépasse nécessairement en : s’approprier collectivement les biens productifs usurpés par les oligarques de toute obédience. Puisse alors ce « retour du réel et du rationnel » refluer comme un boomerang de Donetsk vers l’ouest et montrer aux pyromanes US/UE que désormais le roi est nu. Référence : 978-2-915854-70-1
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URSS vingt ans après. Retour de l’Ukraine en guerre
Qu’est-il advenu de l’Union soviétique, vingt ans après ? Loin de tout discours officiel, de la gloriole des « élites », c’est la parole des petites gens que nous avons recueillie dans toute une série de reportages en Crimée, au moment de son rattachement à la Russie en mai et juin 2014. Puis l’aventure s’est poursuivie à Odessa en octobre et novembre, peu de temps après le massacre dans la Maison des syndicats, puis en Moldavie, en Transnistrie et en Gagaouzie. Nous voulions connaître l’opinion de ceux dont les seules victoires, provisoi- rement acquises, se nomment « pain » et « abri pour dormir », étant entendu que tout est remis en cause le matin de chaque jour qui naît, quand la guerre est là, la pire des guerres la guerre civile… Ils ont dit ce que représentait l’Union soviétique pour eux, comment ils avaient vécu le Maïdan, la rébellion dans le Donbass et la catastrophe actuelle. En partageant avec eux le pain et le sel, nous avons commencé à entrevoir une autre réalité que celle rapportée par nos médias… Référence : 978-2-915854-78-7
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Vérités et savoirs du marxisme
POURQUOI est-on passé, en quarante ans, de la perspective triomphaliste du marxisme comme horizon indépassable (Sartre, 1960) au marxisme revendiqué comme lieu inhabitable (Badiou, 2002) ? Comment a-t-on glissé de ce triomphalisme à un marxisme qualifié par Derrida de « spectral » ? Pourquoi a-t-on troqué l’engagement sartrien, en situation, pour ce que l’auteur qualifie de « désarticulation de toute ontologie » dans le marxisme actuel et dans la politique en général ? Comment une tradition de pensée a-t-elle réagi à l’horizon bouché par le postmodernisme et ladite « fin de l’histoire » ? À travers l’étude des penseurs les plus influents du marxisme contemporain, Elías José Palti interroge une « crise », qu’il met d’ailleurs entre guillemets pour mieux nous permettre de la penser entre parenthèses, crise qui est peut-être aussi celle du Politique lui-même dans nos sociétés contemporaines. ISBN 978-2-37607-143-3
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Vie de Lucrèce
Six cents ans après la découverte par Poggio Bracciolini des 7400 vers du De Natura Rerum, qui fut un des coups d’envoi essentiels de l’humanisme de la Renaissance, il fallait la sagacité d’un des plus grands philologues actuels, Luciano Canfora, pour ramener à la lumière la vie du poète et philosophe latin qu’une vétilleuse censure, dès l’Antiquité, a voulu faire disparaître avec l’ensemble de l’épicurisme. Référence : 978-2-37607-133-4 Nombre de pages : 178
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