Nietzsche philosophe réactionnaire
« Nouvel esclavage », « anéantissement des races décadentes », « anéantissement de millions de ratés » : ces mots d’ordre effrayants, formulés de manière séduisante sous la plume de Nietzsche, ont longtemps été interprétés comme autant de métaphores. La reconstruction historique de Domenico Losurdo montre au contraire qu’il s’agit de la radicalisation de tendances bien présentes dans l’Occident de la seconde moitié du XIXe siècle : aboli aux États-Unis en 1865, l’esclavage prend des formes nouvelles dans les colonies ; les indiens d’Amérique et les « indigènes » sont décimés ou exterminés ; l’eugénisme se répand et l’on exige la stérilisation forcée des « non aptes ». À partir de la Commune de Paris, Nietzsche prône des mesures énergiques contre les « esclaves » rebelles et appelle à en finir avec non seulement le socialisme, mais aussi la démocratie et l’idée même de progrès, à laquelle il oppose le mythe de l’ « éternel retour » : les esclaves doivent se résigner, leur condition doit rester intangible. Référence : 978-2-915854-11-4
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Nietzsche, le rebelle aristocratique
Chez Nietzsche, les analyses philosophiques et littéraires fascinantes se mêlent à des thèmes répugnants comme « le nouvel esclavage », « l’anéantissement des races décadentes », « l’anéantissement de millions de ratés ». Nous sommes en présence d’un philosophe qui, en remettant en question deux millénaires d’histoire, repense et critique les plates-formes théoriques qu’il élabore lui-même au fur et à mesure. La contextualisation historique et la reconstruction de la biographie intellectuelle de Nietzsche sont donc la condition pour saisir la cohérence tourmentée ainsi que la grandeur d’un penseur qui, à partir de son « radicalisme aristocratique » et tout en caressant des projets d’une indicible violence, entonne un contre-chant sacrilège de l’histoire et des mythologies de l’Occident. Un événement intellectuel extraordinaire qui pourrait constituer pour longtemps une nouvelle unité de mesure. Losurdo a fourni une œuvre de référence et de consultation (…) En ce qui concerne Nietzsche, on pourrait dire: ex Italia lux (…) Une interprétation cohérente et brillante avec laquelle toute la recherche, actuelle et future, devra se mesurer. Hans-Martin Lohmann, Die Zeit Référence : 978-2-915854-94-7
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Ontologie de l’être social. Le travail, la reproduction
Georges Lukács établit ici que le travail n’est pas une manifestation parmi d’autres de la téléologie mais au contraire l’unique domaine dans lequel on puisse identifier, de manière résolument matérialiste, une position téléologique (de séries causales). Il est saut ontologique de la sphère organique à la sphère sociale et médiateur de l’échange matériel entre la nature et la société. Toutes les autres catégories de l’être social se déploieront en un échafaudage de productions sociales et de formes d’intersubjectivités de plus en plus complexes sur le modèle du travail. Face au « règne de la manipulation » capitaliste, le projet lukácsien d’une Éthique sera confronté à la nécessité préalable d’une Ontologie de l’être social. Dans le présent volume, Georges Lukács (à la suite de Marx), établit que le travail n’est pas une manifestation parmi d’autres de la téléologie mais au contraire l’unique domaine dans lequel on puisse identifier, de manière résolument matérialiste, une position téléologique (de séries causales). Il est saut ontologique de la sphère organique à la sphère sociale et médiateur de l’échange matériel entre la nature et la société. Toutes les autres catégories de l’être social se déploieront en un échafaudage de productions sociales et de formes d’intersubjectivités de plus en plus complexes (langages, pensée conceptuelle, religions, institutions politiques, juridiques, arts, etc.) sur le modèle du travail, constituant ainsi l’être en-soi du genre humain. Lukács montre qu’en parallèle de cette évolution de l’être en-soi du genre humain, ancré dans sa particularité abstraite, s’instaurera de plus en plus une tension dialectique de ce dernier avec un être pour-soi de la généricité humaine, tourné, lui, vers l’universel et qui, à travers nombre d’avancées et de reculs, conduira tendanciellement à une humanité de plus en plus unitaire et maîtresse d’elle-même et de ses déterminations. Référence : 978-2-915854-26-8
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Ontologie de l’être social. L’idéologie, l’aliénation
Ce volume clôt la traduction française de la seconde partie de l’Ontologie de l’être social. Cet ambitieux projet, qui fait figure d’un bloc erratique dans le paysage de la philosophie contemporaine, élabore une sorte de « critique de la raison historique », de grammaire spéculative de la vie sociale. Les analyses consacrées au concept de travail, au concept d’idéologie, à son assujettissement et à son émancipation, à la spécificité du genre humain en-soi et à la spécificité du genre humain pour-soi, prennent un relief saisissant dans le contexte de la crise actuelle. Avec la publication des deux chapitres sur l’idéologie et sur l’aliénation se clôt la traduction française de la seconde partie de l’Ontologie de l’être social, consacrée aux grands concepts fondateurs (ou selon l’expression de l’auteur aux « problématiques les plus importantes »). Le volume antérieur incluait les chapitres sur le travail et la reproduction. La partie historique de l’Ontologie, où on trouve les chapitres sur le néopositivisme et l’existentialisme, sur Nicolai Hartmann, Hegel et Marx, va fournir la matière du volume suivant. L’ambitieux projet d’élaborer une sorte de « critique de la raison historique », de grammaire spéculative de la vie sociale, a pris corps dans le volumineux manuscrit de l’Ontologie de l’être social. L’ouvrage fait figure d’un bloc erratique dans le paysage de la philosophie contemporaine. Il est pourtant certain que les analyses consacrées au concept de travail, à la société comme un « complexe de complexes », au concept d’idéologie, à l’authenticité et l’inauthenticité de l’existence humaine, à son assujettissement et à son émancipation, à la spécificité du genre humain en-soi et à la spécificité du genre humain pour-soi, prennent un relief saisissant dans le contexte de la crise actuelle. Référence : 978-2-915854-34-3
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Où vont les italiens ?
La crise a engendré en Italie un phénomène inédit : depuis le gouvernement Monti, le pays est désormais aux mains des plus hautes instances financières et bancaires, sans l’aval des urnes. La casse des acquis sociaux s’accélère, en complicité avec un patronat voyou qui ne respecte même plus les conventions collectives. Ce diktat ne laisse pas d’inquiéter lorsqu’on sait le rôle pionnier que l’Italie a déjà joué par le passé, dans l’invention de systèmes répressifs et réactionnaires, à commencer par le fascisme. Mais l’Italie, c’est aussi un peuple que rien n’a pu ébranler, et qui, de Garibaldi à la Résistance, s’est toujours levé contre l’oppression. Un peuple qui possède comme arme une des Constitutions les plus progressistes de la planète, fruit de tant d’années de luttes. Qui l’emportera ? Les banquiers ou les Italiens ? De cette issue, c’est aussi évidemment le sort de la France qui se joue. Référence : 978-2-915854-41-1
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Pagani sans détours
Dominique Pagani, philosophe et musicologue, a consacré sa vie à faire entrer des milliers d’étudiants en philosophie. Pour la première fois, un recueil de ses cours — dispensés initialement et principalement à l’oral —, a été établi avec rigueur par Alexis Manago. Instrument unique en son genre, fruit d’une expérience pédagogique éprouvée qui prolonge la démarche progressiste et humaniste de l’université populaire de Georges Politzer, ce manuel emmène le lecteur, étape après étape, dans l’histoire de la pensée et l’étude de ses enjeux contemporains. Dominique pagani né en 1945, est philosophe et musicologue. Les éditions Delga ont déjà publié son ouvrage Féminité et communauté chez Hegel. Le rapport de l’esthétique au politique dans le système, et préparent avec lui un opus consacré à l’histoire de la musique.
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Paroles d’un combattant
Après tant de siècles de civilisation qui furent exactement des siècles de barbarie, nous rejetons enfin les honteuses croyances où la masse humaine s’est laissé abaisser par la tyrannie et la légende capitalistes, impérialistes et militaristes. Nous ne sommes plus éblouis par les fétiches déployés sur les hampes — et derrière lesquels se cachent les profiteurs de l’humanité et, avec eux, l’appétit de lucre, l’égoïsme voleur et assassin, la corruption et le brigandage, et aussi tous les cataclysmes, jusqu’au cataclysme suprême, qui approche ! Nous aspirons à l’union souveraine et fertile des peuples débarrassés de leurs parasites. Notre idéal est fort parce qu’il est juste, parce qu’il est complet et harmonieux. Il est sage, puisqu’en face du chaos déséquilibré de la société actuelle, qui conduit le monde vivant, de batailles en batailles, jusqu’à la victoire de la mort, il est révolutionnaire ! Référence : 978-2-915854-56-5
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Patriotes, traîtres et empires. L’histoire de la lutte de la Corée pour la liberté
PATRIOTES, TRAÎTRES ET EMPIRES offre le récit de l’histoire coréenne contemporaine, écrit du point de vue de ceux qui se sont battus pour libérer la Corée de la domination des empires étrangers. Il retrace l’histoire de la lutte de la Corée pour secouer le joug colonial japonais à partir de 1905 jusqu’aux efforts actuels de la Corée du Nord pour dissuader les États-Unis ou tout autre adversaire d’entreprendre une invasion. Les Coréens sont en guerre civile depuis 1932, année où Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée, a lancé une guerre de guérilla contre la domination coloniale japonaise. D’autres Coréens, traîtres à la cause de la liberté de la Corée, y compris un futur président sud-coréen, ont rejoint l’empire japonais, pour devenir officiers de l’armée japonaise ou s’enrôler dans la force de police coloniale détestée de la population. Après la division politique de leur pays par les États-Unis en 1945, les Coréens ont mené une guerre conventionnelle de 1950 à 1953. Trois millions de personnes y ont sacrifié leur vie. Patriotes, traîtres et empires. L’histoire de la lutte de la Corée pour la liberté est un antidote indispensable contre la clameur chauvine et colonialiste qui fuse de toutes parts chaque fois qu’il est question de la Corée. Prix public 20 euros ISBN 978-2-37607-156-3
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Penser printemps
L’histoire de France par les belles images continue. Après, « La Pensée dure du grand timonier mou », « Penser Printemps »! Un manuel pédagogique illustré et un guide spirituel de pensée complexe en marche. Une belle idée de cadeau pour les fêtes. ouvrage illustré en couleur, nbr de pages : 192 Référence : 978-2-37607-1310 Prix public : 25 euros
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Principes élémentaires de philosophie
Magnifique effort d’explication et de synthèse, cet ouvrage constitue une entrée presque obligée dans le monde de la pensée critique. Centré autour du matérialisme et de la dialectique — trop souvent occultés par l’enseignement officiel —, le propos en est limpide, profond et polémique, à l’image de son auteur, Georges Politzer (1903-1942), mort pour avoir organisé la résistance à la barbarie nazie. Diffusé à déjà plus de 100 000 exemplaires en France, traduit dans de nombreuses langues, il est désormais un classique. Référence : 978-2-915854-15-2
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Projet de constitution pour la Corse
A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau, pour la première fois le lecteur peut disposer d’une version bilingue du Projet de constitution pour la Corse. Ce texte a été rédigé à la demande de Pascal Paoli, qui avait noté dans Le Contrat social un passage à la gloire des luttes nationales de libération des insulaires. Bien qu’inachevé, l’ouvrage exprime un moment essentiel dans la vie et l’oeuvre du penseur.
Référence : 978-2-915854-37-1
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Prolégomènes à l’ontologie de l’être social
Lukács inscrit l’être social de l’homme dans ce que la manipulation capitaliste a pour fonction d’occulter : le travail, fondement ontologique, duquel dérivent la pensée, le sujet, la langue, etc. Face à la négation du procès de production (prévalence des actionnaires sur les producteurs, prétendu avènement d’une société de l’immatériel, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs, etc.), face à l’imposture capitaliste qui voudrait identifier le marché mondial avec le terminus de l’émancipation humaine et ainsi décréter la fin de l’histoire, cet ouvrage de Georges Lukács, livre de philosophie fondamentale, l’un des plus importants du siècle, constitue l’indispensable antidote. Leur intégration sociale organisera au niveau global la praxis humaine, dans toute la richesse de ses manifestations historiques. Cette praxis se développe, tendanciellement, vers l’accomplissement d’une généricité humaine authentique toujours plus consciente de ses déterminations objectives : la préhistoire de l’homme dans laquelle nous végétons encore laisserait alors place à son histoire réelle. Telle est la perspective de ce livre qui entend concentrer, condenser la charge ontologique, le potentiel concret, présents dans l’œuvre monumentale de Marx. Loin d’un incantatoire « retour à Marx » conçu formellement comme produit fini, Lukács nous permet de penser le marxisme comme outil de production. D’une ontologie l’autre : on comprend pourquoi ce siècle n’aura autorisé que celle d’Heidegger, anti-historique et apologétique du statu quo capitaliste. Référence : 978-2-915854-12-1
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